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Traduction...
Translation...
Kewonkeese..
.





 

Lnu'g aq ganatiesg tplutaqann  /  Les autochtones et les lois




Geitu'g na 'tplutaqan gelu'lg ... gatu etlta'gal ugtunual aq anmimtultijig !
Nous savons que la loi doit être bonne  ...mais leurs paroles sont remplies de mortelles tromperies !

Tel'ta'sultijig nestawo'ltijig gatu awna negmow elue'walsultijig !
Prétendant être sages, ils sont devenu fous !

Na ula wet tlimuloq glaman ma wen gis lue'wannuoq gisna gistesguluoq !
Je vous le dit, ne laisser personne vous tromper avec des discours trompeurs ! 



1493 – Le Pape Alexandre VI publie «Inter Cetera» inter-décrétant que 
«des Nations barbares soient renversées» et toute «Nations découvertes» soient converties 
à la foi catholique. Selon ce décret colonial, toute les terres non occupées par des 
chrétiens sont considérées inoccupée. Les Autochtones ne sont pas considérés comme 
étant des êtres humains mais en tant qu'élément de la nature comme des animaux.

1537 – Le Pape Paul III publie le «Sublimus Dei» renverse le décret précédant et établie 
que les Autochtones sont des êtres humains raisonnables capables de la juridiction 
sur leurs territoires.  Les colons sont tenu d'entamer des traités avec les Peuples Autochtones 
afin d'acheter ou gagner des intérêts de leur territoires.

1610 – Un concordat est signé au Vatican.  Ce document par mis les mieux cachés de tous les temps
 affirme le droit aux Mi'kmaq de choisir le catholicisme, la tradition spirituelle Mi'kmaq ou tous les deux.

1624 - Le Cardinal Richelieu (Armand du Plessis, duc de), célèbre ministre de Louis XIII proclame que
 tous les Autochtones catholiques de Nouvelle-France auront des droits égaux à ceux des colons.

1627 -
Le cardinal de Richelieu octroie une charte autorisant la colonisation de la Nouvelle-France, 
de la Floride jusqu'au cercle arctique.

1628 - Dans le but de rassurer les candidats français désireux de venir s'établir dans la colonie, le Conseil d'État, présidé par le cardinal de Richelieu (Armand du Plessis, cardinal, duc de), célèbre ministre de Louis XIII 
 faisait adopter l'ordonnance suivante:  


(Articles des vingt-neuf Avril et sept May mil six cens vint-sept (Paris, 1725), article xvII, p. 10) 
(Edict du Roy pour l'Establissement de la Compagnie de la Nouvelle-France (Paris, 1657); A.S.Q., Polygraphie III, no.2; Archives Départementales de la Seine-Maritime, Séries G. Liasse 2187, Plumatif.)

Se basant sur l'article 30-3 du code de nationalité Française, le gouvernement Français actuel
ne reconnaît pas ce statut pourtant accordé depuis Louis XIII.
 
> Le contexte aurait évolué et rendu invalide l'ordonnance du roi Louis XIII ?


1637 - La première réserve amérindienne canadienne est établie à Sillery près de Québec.
 dans le but de rassembler les Amérindiens «vagabonds» dans un endroit «convenable» afin de
 les convertir.  La réserve est accordée sous forme de seigneurie aux Amérindiens chrétiens, 
sous la supervision des jésuites. 
  Plus tard, des réserves sont mises de côté par traité
 et diverses formes de concessions de la Couronne dans les colonies britanniques des Maritimes,
 du Bas-Canada et du Haut-Canada. Après la Confédération, les réserves sont instituées soit
 en vertu de traités numérotés, soit par des ententes spéciales avec des bandes individuelles.

1651 - Le roi de France accorde à la Nation Huron-Wendat des territoires (Seigneurie de Sillery) 
couvrant une partie de Sillery, Sainte-Foy, Loretteville et du lac Saint-Charles, soit une bande 
de 5 km le long du fleuve St-Laurent sur 20 km dans la ville Québec.

1713 -
Les Français parvinrent à conserver la loyauté des Micmacs, même après que 
les Britanniques eurent acquis la région en 1713, en vertu du traité d'Utrecht. 
Pendant un siècle, les Micmacs retirèrent tous les avantages de la rivalité entre les 
puissances européennes. Ils ne cédèrent jamais leurs droits sur les terres à qui 
que ce soit, même à leurs alliés français, qui étaient dans une position trop précaire pour 
oser aborder directement la question de la propriété des terres avec les Micmacs, 
de peur de les offenser.
(Paragraphe tiré de http://www.collectionscanada.ca/02/02012001/7_f.html )

1744 - Répondant à une demande du gouverneur de la  
Nouvelle-Écosse J.P.Mascarene, le gouvernement du Massachusetts déclare la 
guerre aux Nations Mi'kmaq et Malécite.  Edward Cornwallis, Gouverneur de l’Acadie, 
ordonne d’importuner, de bouleverser, de prendre ou tuer les «sauvages» communément 
appelé «Micmac», où ils se trouvent.  Il encourage les soldats à demeurer en Nouvelle-Écosse 
et de prendre possession des terres Mi’kmaq.

Le «Scalp Proclamation» garanti la somme de cent livres à toute personne qui tuera 
un Indien mâle de plus de douze ans, le cuir chevelu servant de preuve, cent cinq livres 
pour tout mâle retenu captif, cinquante livres pour des femmes et pour des enfants de moins 
de douze ans tués dans le combat, et cinquante-cinq livres s’ils sont retenus captifs.

Ironiquement, les mariages avec les femmes Mi’kmaq seront encouragés pendant quelques années 
encore pour «épurer» le «sang Indien».

1755 - Création du ministère britannique des indiens.

1760 - Un document signé par le général Murray le 5 septembre 1760 donne aux 
Hurons-Wendat le droit « d’exercer librement leur religion, leurs coutumes et la liberté de 
commerce avec les Anglais ».

1763 – Réalisant que 7 forts sur les 10 forts occupés sont tombés, le Roi George III 
d’'Angleterre publie la proclamation royale du 7 octobre 1763. Cet arrêté royal stipule que 
les territoires autochtones ne peuvent être acheté ou pris par les colons. Seul la couronne 
britannique pourrait négocier la sécession des territoires des «indiens» dans un processus 
exigeant le consentement convenu de tous les membres des Nations Autochtones dans un 
traité solennel avec la couronne i.e. le traité peut seulement être conduit de Nation à Nation, 
pas entre la Nation et un gouverneur ou une compagnie. Toute prise des terres autochtones en 
dehors de ce processus sera un acte frauduleux de trahison. Cette proclamation offre de la 
protection formelle liant la Grande-Bretagne sera une base pour le processus de Traités.

Dès 1793, le très conservateur Lieutenant Gouverneur du Haut Canada,
 met fin au commerce des esclaves et enclenche un processus d'émancipation graduelle.
En Nouvelle France, ainsi que dans le Canada des premières décennies du Régime anglais,
 les esclaves étaient presque exclusivement d'origine amérindienne ou africaine.
Au moment de la Conquête de la Nouvelle France par les Anglais,
 Louisiane non comprise, environ trois mille cinq cent esclaves s'y trouvent.
 Sur ce nombre, quasiment les trois quarts sont Amérindiens et quasiment la moitié
 s'avèrent être des Pawnees du Missouri, or dans cette dernière région
 est quasiment une «Terra incognita» pour les Européens.
(Texte tiré de http://www.samizdat.qc.ca/cosmos/sc_soc/histoire/esclave_ra.htm )

1794 - Le traité Jay était signé entre les États Unis d'Amérique et la Grande-Bretagne.
 Ce traité permettait aux membres des Premières Nations de l'est de traverser la frontière, 
d'aller et venir sans être importuné.  Ce traité est toujours en vigueur aujourd'hui.
(Lire le document:  http://www.dfait-maeci.gc.ca/department/history/keydocs/keydocs_details-fr.asp?intDocumentId=2)

1851 - Le gouvernement canadien autorise la mise à part de 230 000 acres de terre réservés à l'usage 
de certaines « tribus indiennes » du Bas-Canada.  Ceux du Lac Saint-Jean se font identifier 
deux (2) réserves : une de 4 000 acres près du Poste et de la mission indienne de Métabetchouan et 
une de 16 000 acres à l'embouchure de la rivière Péribonka. 

1857 -
Le gouvernement de l'Union du Haut et du Bas-Canada adopte une loi pour favoriser
 l'assimilation des Autochtones. 
Dans le but de limiter la transmission du statut d’Indien,
 le gouvernement du Canada décide de priver de leur statut les Amérindiennes épousant
 des non-Amérindiens ainsi que leurs descendants. Si une femme se marie avec un autochtone
 d’une autre bande ou d’une autre tribu, elle appartient désormais au groupe de son mari.
 Si son mari, par décision du surintendant de la réserve, est expulsé, elle subit le même sort.
 Cette loi prévoit aussi qu’à la mort de son mari elle ne peut hériter : seuls ses enfants sont
 les héritiers du père et il revient à ces derniers de pourvoir à la subsistance de leur mère.
 Cette dernière clause sera modifiée en 1874 : le tiers des biens du mari va à l’épouse
 et les deux tiers aux enfants. Pour couronner le tout, elles sont exclues du pouvoir politique
 à l’intérieur de leurs communautés : les conseils de bande sont élus par les seuls mâles
 majeurs du groupe et les femmes n’ont plus aucune voix officielle.  « La “ civilisation ” occidentale
 leur aura fait perdre leurs anciens droits et les aura placées comme toutes les autres femmes
 du pays sous la tutelle des hommes. »
[Collectif Clio, Histoire des femmes au Québec, Le Jour, 1992, p. 169]

1860 - Transfert du «ministère britannique des indiens» au «ministère des affaires indiennes» du Canada.

1867 - Les nouvelles structures administratives de la confédération canadienne 
donne un statut de «mineur qu'il faut garder en tutelle» à tous les autochtones du pays. 
Le meilleur moyen d'y arriver constitue les réserves.

1874 - Le droit de vote s'élargit pour inclure les sujets mâles Britanniques d'au moins 21 ans
 ayant un revenu annuel de $400.00 ainsi qu'aux autochtones «émancipés».

1874 - Le gouvernement du Canada crée les pensionnats dans le but
de soustraire les 
enfants à « l’influence du wigwam » et
d'assimiler les autochtones.  Il sera dès lors interdit 
d'utiliser une langue autochtone à l'école. 

1876 - «L'Acte des Sauvages» est promulgué pour amender et fondre toutes
 les législations canadiennes concernant les membres des Premières Nations.  La Loi 
prévoit que les autochtones doivent se soumettre aux lois provinciales.  Les traités historiques 
signés avec les Premières nations ont toutefois préséance sur ces lois.

1880 - Une nouvelle disposition de «l'Acte des Sauvages», adopté en 1876, stipule que «tout Indien
 qui obtient un diplôme universitaire est automatiquement émancipé et perd par le fait même
 son statut».  Selon la loi de 1876, une femme blanche pouvait acquérir le statut d'Indienne
 inscrite en épousant un Indien inscrit.  Une Indienne inscrite perdait son statut si elle épousait un
 non-indien, tout comme les enfants issus du couple.  Elle perdait également le droit à la 
sépulture sur la réserve avec le reste de la famille.  La loi de 1876 stipulait qu'un autochtone
 devait abandonner son statut pour obtenir la citoyenneté canadienne. 

1880 - Le gouvernement canadien interdit le «Sundance». (Le gouvernement des U.S.A. l'interdira en 1924)

1881 - Le statut d’Indien au Bas-Canada est identifié en fonction de la lignée paternelle.
 
[Collectif Clio, Histoire des femmes au Québec, 1992, p. 169]

1833 - Le 28 août de cette année le gouvernement britannique met fin à l'esclavage
 dans tout l'Empire britannique

1883 - L’abolition de l’esclavage au Canada met un terme à l’exploitation
 des femmes noires et amérindiennes qui durait depuis 1709.

   1884 - «L'Acte des Sauvages» est amendé pour interdire de nombreuses coutumes traditionnelles
 associées à la culture et à la religion des Premières Nations.

1886 - Création du Ministère des Affaires indiennes selon la forme qu'on lui connaît aujourd'hui.

1888 - Le droit de vote est élargi à tous les sujets mâles Britanniques à l'exception
 des Amérindiens «non émancipés» qui vivent sur des réserves.


Le système de traités, adopté au milieu du 19è siècle, ne reconnaît pas les Nations 
Autochtones comme telles mais uniquement comme étant des «bandes».

1912 - Une loi fédérale décrète que le Nunavik fait parti du territoire Québécois.
Kuujjuaq en est la capitale administrative.

1914 - 1918  -  Au cours de la première guerre mondiale le gouvernement fédéral
impose la sédentarisation des Inuit pour mieux asseoir en droit international
la souveraineté canadienne sur l'Arctique, processus qui dure jusqu'à la fin des années 1950.

1920 – Les Autochtones du Canada deviennent Canadiens.  «L’affranchissement» aboli le statut 
d’Autochtone à tout indien obtenant un diplôme universitaire, ou joignant une profession, 
ou ayant resté plus de cinq ans hors d’une réserve, ou mariant une non-Autochtone, etc... 
(Non abrogé jusqu’en 1952)
Étrangement, c'est en 1924 que le Congrès et le Sénat des U.S.A. adopte un loi proclamant que les 
indiens des U.S.A. sont des citoyens de ce pays. 

1927 - Le gouvernement canadien interdit les collectes de fonds pour des revendications territoriales 
et toute réunion hors réserve de plus de 3 Indiens. (Non abrogé jusqu’en 1952)

1949 - Terre-Neuve se joint au Canada.  Les termes utilisés lors des discussions
 menant à l'union sont  " Encilled out".  On croyait que les Mi'kmaq allaient mourir ou être
 entièrement assimilés par les "Newfoundlanders".
(Texte tiré de http://www.jasenbenwah.ca/april_month.htm)

Lorsque Terre-Neuve fit son entrée au Canada en 1949, les Innu ne furent pas reconnus 
comme des Indiens en vertu de la Loi sur les Indiens. La province avait expliqué que ces 
derniers avaient déjà le droit de vote et qu'on ne pouvait le leur retirer en les plaçant sous 
l'autorité de la Loi sur les Indiens.
(Paragraphe tiré de http://www.ainc-inac.gc.ca/pr/info/info62_f.html )

1949 - Droit de vote aux élections provinciales de Colombie-Britannique.

1951 - La Loi sur les Indiens maintient  la clause «d'émancipation involontaire» 
des Autochtones. 
Le droit de vote pour élire le «Conseil de Bande» est «accordé» 
par le fédéral aux femmes Autochtones.

1951 - Au Canada, le droit de vote pour élire le conseil de bande est accordé aux femmes.

1952 - Obtention du droit de vote par les Indiens aux élections provinciales du Manitoba.

1954 - Obtention du droit de vote par les Indiens aux élections provinciales de l'Ontario.

1960 - Les autochtones obtiennent le droit de vote aux élections fédéral.

1960 - Obtention du droit de vote par les Indiens aux élections provinciales de Saskatchewan.

1960 - Droit de vote aux élections du gouvernement du Yukon.

1963 - Obtention du droit de vote par les Indiens aux élections provinciales du Nouveau-Brunswick.

1963 - Obtention du droit de vote par les Indiens aux élections provinciales de l'Île-du-Prince-Edouard.

1965 - Obtention du droit de vote par les Indiens aux élections provinciales de l'Alberta.

1969 - Obtention du droit de vote par les Indiens aux élections provinciales du Québec.

1970 - La Cour Suprême confirme l'existence des droits ancestraux des autochtones 
sur le territoire du fait qu'ils l'ont occupé et utilisé avant les Européens.  
Cet avis force Ottawa à adopter une politique de revendications globales.  

Avant avril 1982, le Parlement britannique reproche au Canada le traitement qu’il réserve
 aux Amérindiens et condamne le fait que la nouvelle Constitution canadienne
 restreigne encore davantage leurs droits.

L’obligation de tenir une conférence constitutionnelle sur les droits des Premières Nations
fait partie de la Loi constitutionnelle de 1982. En mars 1983, une conférence
 constitutionnelle fédérale-provinciale aborde l’inclusion des droits des Premières Nations
dans la Charte canadienne. Les Premières Nations veulent un droit de veto,
 le fédéral propose plutôt de les consulter.

Les regroupements Premières Nations dites «Amérindiennes et Inuits» ne présentent pas 
tous les mêmes revendications lors de la conférence sur les droits des membres des Premières Nations.
 L’une des demandes fait cependant consensus : accorder le statut d'Autochtones aux femmes.

1973 - La cour suprême du Canada établit que l'occupation de longue date 
du territoire par les autochtones a fait naître des droits sur les territoires qui ont 
survécu à l'établissement des Européens.


1973 – La Cour supérieure du Québec reconnaît des droits aux Cris et aux Inuits.

1975 - Signature de la Convention de la Baie James, première entente de 
revendication territoriale du genre à être signée au Canada
Le gouvernement du Québec conclu ou projette de conclure plusieurs ententes
 avec les groupes autochtones de 11 Nations Autochtones du Québec.

1977 -  La « Charte de la Langue Française du Québec » stipule que
 l'Assemblée Nationale « reconnaît aux Amérindiens et aux Inuit du Québec,
 descendants des premiers habitants du pays,
 le droit qu'ils ont de maintenir et de développer leur langue et culture d'origine. »

Lors de sa rédaction le législateur québécois devait tenir compte de garanties
 constitutionnelles et des droits historiques déjà reconnues aux peuples autochtones.
La Charte de la langue Française du Québec ne s'applique pas aux réserves indiennes.

1982 - Le Canada rapatrie sa Constitution, jusque-là sous juridiction anglaise. 
 Les droits existants ancestraux ou issus de traités des peuples autochtones du Canada
 sont reconnus et confirmés.  Indépendamment de toute autre disposition de cette loi, 
les droits ancestraux ou issus de traités sont garantis également aux personnes des deux sexes.

1982 - La Loi constitutionnelle canadienne abolie le concept «d'émancipation» visant
 l'assimilation et l'acculturation des Autochtones.

(Loi constitutionnelle de 1982) - Les autochtones sont à la fois citoyens canadiens 
et citoyens de leurs nations.   Ils possèdent donc une sorte de double citoyenneté qui 
leur permet de manifester leur  loyauté envers leur nation et le Canada dans son ensemble.
le droit d’une nation autochtone de déterminer ses propres conditions de citoyenneté est un droit
 ancestral et issu de traités existant au sens du paragraphe 35(1) de la Loi constitutionnelle de 1982.
(Paragraphe tiré de http://www.ainc-inac.gc.ca/ch/rcap/sg/sh23_f.html ) 


Le mariage coutumier autochtone est un droit autochtone protégé par l’article 35 de la
  Loi constitutionnelle de 1982 et une demande fondée sur l’état matrimonial qui en résulte
 constitue un exercice de ce droit.

1985 - Une nouvelle disposition de la Loi C-31, a permis à beaucoup d'Autochtones
 qui avaient été dépossédés de leur statut de le recouvrer.

Les dispositions d'avant 1985 de la Loi sur les Indiens étaient contraires tant à la Charte
 qu'aux obligations internationales du Canada en matière de droits de la personne, ce qui avait
 amené le Comité des droits de l'homme des Nations Unies à censurer le Canada officiellement.  

(Paragraphe tiré de http://www.chrc-ccdp.ca/ar-ra/ar98-ra98/abor-auto.asp?l=f)

Depuis l’adoption du projet de loi C-31, 232 928 personnes ont demandé le statut d’Indien à AINC.
  Au 31 décembre 2000, 114 512 personnes avaient obtenu ce statut grâce aux modifications
 apportées au projet de loi C-31 et 44 199 demandes avaient été refusées

Les enfants de non-Indiennes et d’Indiens non mariés sont également
 traités différemment, selon leur sexe.  Le critère de la lignée paternelle figurant dans
 les lois avant 1985 autorisait l’inscription de tous les enfants de sexe masculin nés avant 1985.
  Cependant, après l’adoption du projet de loi C-31, les enfants de sexe féminin nés de l’union
 d’Indiens et de non-Indiennes entre le 4 septembre 1951 et le 17 avril 1985 devenaient
 admissibles à l’inscription seulement à titre d’enfants d’un parent indien.

Le paragraphe 6(1) dispose que les personnes qui étaient inscrites à titre
 d’Indien avant 1985 peuvent continuer d’être inscrites à ce titre et permet de rétablir le
 statut que les femmes avaient perdu en se mariant, que les enfants avaient perdu en devenant
 émancipés par suite du mariage de leur mère, des personnes dont le nom ne figurait pas dans
 le registre en vertu de la clause « mère grand-mère » et des enfants illégitimes d’Indiennes
 qui sont nés avant le 14 août 1956. Cette disposition offre pour la première fois la possibilité
 d’inscrire des personnes qui, auparavant, n’avaient pas le statut d’Indien et abolit l’émancipation.
(
Tiré de QUESTIONS RELATIVES AU STATUT D'INDIEN ET À L'APPARTENANCE À LA BANDE
 http://www.parl.gc.ca/information/library/PRBpubs/bp410-f.htm#2appartenancetxt )


Avant l'arrivé des envahisseurs européens de nombreuses 
sociétés des Premières Nations étaient des sociétés matriarcales.
De 1869 à 1985 la loi canadienne reflétait le parti pris patriarcale dans plusieurs domaines.
  Par exemple, lors du mariage d'un homme d'une autre bande les femmes des
 Premières Nations étaient automatiquement transférées à la communauté de leur mari.
  Les femmes étaient involontairement séparées de leur collectivité et de leur terre
 en vertu de ces règles.  

Des modifications récentes à la Loi sur les Indiens sont venues définir le conjoint de fait
 comme la personne qui vit avec la personne en cause dans une relation conjugale depuis au moins
 un an. Cela semble comprendre les conjoints de même sexe.  Toutefois, des modifications
 connexes pour ajouter le terme « conjoint de fait » là où le terme « conjoint » apparaît
 dans la Loi sur les Indiens sont limitées à l’article 68 (entretien des personnes à charge)
 et au paragraphe 81(1)p.2) (droits de résidence).  Cela signifie que les conjoints de fait et les
 conjoints de même sexe ne se trouvent pas dans la même position juridique que les 
« conjoints » à toutes fins visées par la Loi sur les Indiens.  La situation des personnes
 mariées en vertu du droit coutumier autochtone est moins claire en ce qui a trait à l’article 68
 et au paragraphe 81(1)p.2), car, aucun tribunal n’a tranché la question de savoir si elles étaient
 visées ou non par la définition de « conjoint » de la Loi sur les Indiens.

1985 - L’Assemblée Nationale du Québec adopte une résolution reconnaissant
 notamment que «les nations autochtones du Québec sont des nations distinctes
 qui ont droit à l’autonomie», et elle souscrit à la démarche visant à mieux
 reconnaître et préciser les droits des membres des Premières Nations en s’appuyant sur la 
légitimité historique et l’importance d’établir des rapports harmonieux.

1985 - Le 20 mars 1985, l’Assemblée Nationale du Québec reconnaissait 
« l’existence au Québec des nations abénaquise, algonquine, attikamek, crie, huronne, 
micmaque, mohawk, montagnaise, naskapie et inuit ». 

1985 - La Cour Suprême du Canada confirme que le Traité du 1 octobre 1752 liant les Nations Mi'kmaq 
et Sa Majesté Britannique est toujours en vigueur et presse sa Majesté la Reine d'honorer 
le Traité de 1752 ainsi que les autres signées avec les Nations Mi'kmaq.

1989 - Le 30 mai  1989, l’Assemblée Nationale du Québec reconnaissait les Malécites 
comme la onzième Nation autochtone du Québec.

1989 - L’OIT adopte la convention numéro 169 qui affirme que les droits territoriaux 
des autochtones doivent être respectés.

1990 - Le jugement «Sparrow» accorde au droit de pêche ancestral une préséance 
sur la pêche sportive et commerciale. 

1990 - L'Assemblée Nationale du Québec désigne le 21 juin comme une 
Journée de Célébration de la Culture Autochtone

1992 - L’ONU reconnaît que les autochtones ont des droits sur leurs territoires ancestraux.

1993 - L'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, adopté par le
 Parlement canadien en 1993, donne aux Inuits du territoire le droit de se gouverner.
  Ceux-ci ont choisi d'émanciper ce droit à l'autodétermination au moyen
 d'une structure publique de gouvernement.

1996 - Le 13 juin, l'ancien gouverneur général Roméo LeBlanc, 
déclare le 21 juin Journée nationale des Autochtones, 
à la suite d'une série de consultations tenues avec divers groupes autochtones; 
Le 21 juin, on célèbre pour la première fois la 
Journée Nationale des Autochtones d'un bout à l'autre du pays.

1996 - La Cour suprême du Canada donne la définition d’un droit ancestral protégé
 par la Constitution canadienne. Il s’agit d’une activité qui est un élément d’une coutume,
 d’une pratique ou d’une tradition et qui, avant le contact avec les Européens, faisait
 partie intégrante de la culture distinctive du peuple autochtone concerné.

XXI ième siècle:  Bien que de citoyenneté autochtone, les membres des Premières Nations 
vivant hors réserves ne peuvent bénéficier des avantages culturels, économiques
 et politiques que leurs frères et sœurs inscrits possèdent en vertu
 de la Loi sur les Indiens du gouvernement du Canada.


Compte tenu de la complexité de l'histoire sociale et constitutionnelle du Canada,
 les droits légaux spéciaux dont jouissent les autochtones diffèrent d'une région à l'autre
 et ne s'appliquent pas de la même façon à tous les groupes. Aujourd'hui,
 le statut d'autochtone n'est plus frappé d'aucune incapacité juridique particulière. 
Les règles discriminatoires qui prévalaient jadis (par exemple celles qui empêchaient
 les Indiens de voter ou de quitter leur réserve sans permission) sont abrogées.
(Paragraphe tiré de http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&ArticleId=F0005651)

Le système des «Conseils de Bande» est un système imposé par la 
Loi sur les Indiens
qui ne reflète pas la coutume.

1997 - (Arrêt Delgamuukw) La Cour Suprême défini pour la première fois le titre aborigène comme étant 
un droit ancestral qui permet aux autochtones d'occuper et utiliser de manière exclusive 
des terres visées par un tel droit.  La Cour Suprême invite les gouvernements à négocier 
des ententes qui concilient la présence antérieure des Premières Nations 
avec la souveraineté de la Couronne.

1999 - (Jugement Marshall)  La Cour Suprême accorde à certains groupes autochtones
 le droit d'échanger les produits de leurs activités de chasse, de pêche et 
de cueillette en vue d'assurer leur subsistance.

1999 - Une entente de principe distingue deux types de territoire : l'Innu Assi et le Nitassinan
L'île d'Anticosti fait partie de Nitassinan aux fins du partage des redevances et aux 
autres fins qui seront prévues d'ici la conclusion du Traité pour la Première Nation de Nutashkuan.

Article 4.2.3 - Sur les terres de Innu Assi, en dérogation notamment de la limite intrinsèque 
et de l'inaliénabilité, sauf à la Couronne, du titre aborigène tel que défini par les tribunaux, 
le titre aborigène de chacune des Premières Nations est réputé posséder tous les attributs de la 
pleine propriété du sol et du sous-sol, incluant le droit d'user, de jouir et de disposer librement et 
complètement de ces terres et, notamment, d'exploiter les ressources fauniques, aquatiques, 
hydriques, hydrauliques, forestières, floristiques et minérales qui s'y trouvent, sous réserve de 
l'article 4.2.5 et des dispositions du Traité.

Article 4.2.4 - Le Canada et le Québec prendront les mesures nécessaires 
pour l'inscription du titre  de propriété des Premières Nations, décrit à l'article 4.2.3, 
sur les terres dont elles bénéficient déjà à titre de réserve indienne, ainsi que des autres terres, 
immeubles et droits immobiliers qui, au moment du Traité, étaient inscrits au nom du Canada 
ou du Québec ou de leurs mandataires et qui ne feront pas l'objet de réserves explicites avant le Traité.

Article 4.2.5 - Toutefois, malgré les articles 4.2.3 et 4.2.4, le Québec conservera 
la propriété des ressources hydrauliques ainsi que des minéraux, sauf les substances 
minérales de surface, et des droits tréfonciers sur l'Innu Assi de la Première Nation de Nutashkuan. 
Cependant, aucune exploration ne pourra être faite, aucun minéral ne pourra être extrait ou exploité 
et aucun droit aux minéraux ni aucun droit tréfoncier ne pourra être accordé ou exercé sans le 
consentement de la Première Nation de Nutashkuan qui aura une part indivise de 25% dans la 
propriété des minéraux et des droits tréfonciers.
(Ces trois derniers paragraphes sont tirés de http://www.ainc-inac.gc.ca/pr/agr/mamu/cha4_f.html )

2002 - Le 7 février, le premier ministre Bernard Landry et le grand chef Ted Moses 
signent la Paix des braves.  L’entente prévoit que les neuf communautés cries 
de la Baie-James seront associées au développement hydroélectrique de leur 
région, mais aussi à tout ce qui touche au développement du Nord québécois, 
reconnaissant ainsi les droits des Cris sur ces terres.

2003 - Les Églises acceptent d’indemniser les autochtones victimes de sévices 
dans les pensionnats.  Après l’Église presbytérienne, l’Église anglicane accepte 
en mars 2003 de conclure une entente avec Ottawa au sujet du partage des 
coûts des indemnités aux victimes d’abus physiques et sexuels dans les pensionnats indiens.

2003 - Le 19 septembre 2003 la Cour suprême du Canada déclare que des Métis 
des environs de Sault-Sainte-Marie, en Ontario, bénéficient de droits ancestraux de chasse, 
pour des fins de subsistance.
La Cour suprême du Canada confirme que les Métis 
forment un Peuple autochtone distinct avec des droits constitutionnels.


2004 - La Cour Suprême décrète que le gouvernement fédéral est légalement tenu 
de consulter et d'accommoder la Nation Haïda de Colombie-Britannique au sujet de 
récoltes de bois, même si leurs droits ancestraux ne sont pas formellement reconnus.

2005 - (Affaire Mikisew)  Au sujet d'une route passant sur une réserve de la 
Première Nation Crie de Mikisew, la Cour Suprême conclut que le gouvernement même 
s'il y détient une prérogative en vertu d'un traité, doit tout de même consulter et 
accommoder la Première Nation.Cet arrêt a mis en cause les contradictions 
existant entre deux éléments des traités historiques : un qui autorise la Couronne à « s’approprier » 
des terres pour l’établissement d’habitations et un autre qui assure aux Premières Nations 
le droit permanent de chasser, de pêcher et de poser des pièges au sein de leurs territoires 
traditionnels. La Cour suprême a insisté sur le fait que la Couronne devait agir de manière 
honorable afin de concilier les intérêts de chacun. Elle doit engager des consultations avec 
les Premières Nations concernées à la suite desquelles elle doit adapter, dans la mesure du 
raisonnable, les activités qu’elle avait prévues. La Cour précise également que certaines 
mesures « d’appropriation » des terres sont tellement lourdes de conséquences que 
la Couronne devra prouver, à la suite d’un examen rigoureux, qu’elles sont justifiées avant 
de pouvoir s’approprier les terres en question. .

2005 - (Affaire Betsiamites)  La Cour Supérieure du Québec rend une ordonnance 
de sauvegarde afin de faire cesser toute coupe forestière sur l'île René-Lévasseur 
en territoire Innu.  Se basant sur «l'affaire Haïda», la Cour constate qu'il n'y a 
pas de véritable consultation des Premières Nations dans les lois québécoises sur
 la forêt et sur la qualité de l'environnement.

2006 - La Cour Suprême du Canada conclu que les Hurons avaient bel et bien négocié une
 alliance avec les autorités britanniques par le document signé par le général Murry en
 1760, puisque le document avait été signé dans le contexte de la guerre qui sévissait entre
 la France et l’Angleterre, et qu’il s’agissait donc bel et bien d’un traité entre deux nations.

2006 - Un document retrouvé confirme les territoires ancestraux Huron-Wendat accordées 
par le roi de France en 1651.  Ceux-ci couvrent une importante partie de Sillery, Sainte-Foy, 
Loretteville et du lac Saint-Charles, soit une bande de 5 km le long du fleuve 
sur 20 km dans la ville Québec.


2007 - Le 23 février, signature d'un accord-cadre s’inscrivant dans 
le processus de négociation néo-écossais.

2007 - Le 12 septembre 2007 la Déclaration des droits des Peuples Autochtones est adoptée 
après 20 ans de débats au sein de
l'ONU.  
Le Canada, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis
d'Amérique et l'Australie s'y oppose.

Le Canada vote contre, plaidant que la version actuelle du document est 
incompatible avec la Constitution canadienne.
11 pays s'abstiennent de voter (Colombie, Azerbaïdjan, Bangladesh, Géorgie, 
Burundi, Fédération de Russie, Samoa, Nigeria, Ukraine, Bhoutan et Kenya)


2007 - En novembre 2007 le premier ministre du Canada annonce l'intention d'Ottawa d'accorder 
un statut
à la Federation of Newfoundland Indians.  
Ces derniers n'avaient toujours aucun statut depuis l'entrée de la province de terre-Neuve
dans la Confédération canadienne en 1949.
Cette entente devra être ratifiée par la majorité des membres 
de la Fédération qui compte neuf conseils de bande.

30 mars 2008 - Les Taqamkukewa'q (People of the land across the water) 
des territoires Ktaqmkuk (Terre-Neuve) ont approuvé à 90 % la ratification 
de l'entente conclue avec le gouvernement fédéral.  
Les quelque 8000 Mi’kmaq de cette communauté vont acquérir le statut d'Indien 
qui leur avait été enlevé depuis 1949 alors que Terre-Neuve se joignait au Canada.  
Cette entente ne prévoit pas accorder de terres ou de réserve  
ni de droit de chasse et de pêche supplémentaire.  
La nouvelle bande indienne sans terre devrait voir le jour dès 2010
et portera le nom de Qalipu (Caribou). 



Langue autochtone et gouvernements

Il n'est pas permis de communiquer dans une langue autochtone avec les gouvernements 
du Québec et du Canada.  Mais il est possible, avec l'aide d'interprètes, de tenir des 
réunions officielles avec des représentants du gouvernement québécois ou canadien.

L'usage oral d'une langue autochtone est juridiquement permis au Québec dans 
les cours itinérantes, mais le juge doit rendre ses sentences en français ou en anglais
 
On peut communiquer dans une langue autochtone quand on s'adresse aux services 
de santé et aux services d'Aide Social. 

Malgré les dispositions de la loi 178, l'affichage émanant d'un conseil municipal d'une Première Nation 
ou d'un conseil de bande peut se faire en langue autochtone. Même si les 
«réserves indiennes» relèvent du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, 
le Québec accorde néanmoins aux membres des Premières Nations un certain nombre de droits.



Mon opinion personnelle:

L'inscription au registre du «statut autochtone» n'est qu'une façon de mieux contrôler mes
frères et sœurs.
Aussi la lois aurait créé les inscrits 6.1 et les inscrits 6.2 affin de limiter la transmission du statut.
Le but serai-il la complète assimilation des autochtones pour l'an 2060?





www.reglementpensionnatsindiens.ca


 



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