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J'ai travaillé fort.
Si vous désirez copier ce texte, veuillez mentionner que l'auteur est Sa'n
et que le site est à l'adresse www.astrosante.com/mikmaq.html   :)

Attigna'si.
Gatu tet napogwa', mutt telimatl etloqteg Sa'n
aq ni'g na alsutaqan  www.astrosante.com/mikmaq.html  intelnet igtug.  :)



Traduction...
Translation...
Kewonkeese..
.





 

Lnu'g aq ganatiesg tplutaqann  /  Les autochtones et les lois




Geitu'g na 'tplutaqan gelu'lg ... gatu etlta'gal ugtunual aq anmimtultijig !
Nous savons que la loi doit être bonne  ...mais leurs paroles sont remplies de mortelles tromperies !

Tel'ta'sultijig nestawo'ltijig gatu awna negmow elue'walsultijig !
Prétendant être sages, ils sont devenu fous !

Na ula wet tlimuloq glaman ma wen gis lue'wannuoq gisna gistesguluoq !
Je vous le dit, ne laisser personne vous tromper avec des discours trompeurs ! 


1493 – Le Pape Alexandre VI publie «Inter Cetera» inter-décrétant que 
«des Nations barbares soient renversées» et toute «Nations découvertes» soient converties 
à la foi catholique. Selon ce décret colonial, toute les terres non occupées par des 
chrétiens sont considérées inoccupée. Les Autochtones ne sont pas considérés comme 
étant des êtres humains mais en tant qu'élément de la nature comme des animaux.

1537 – Le Pape Paul III publie le «Sublimus Dei» renverse le décret précédant et établie 
que les Autochtones sont des êtres humains raisonnables capables de la juridiction 
sur leurs territoires.  Les colons sont tenu d'entamer des traités avec les Peuples Autochtones 
afin d'acheter ou gagner des intérêts de leur territoires.

1604 - L'explorateut français Samuel de Champlain atteint les côtes de l'actuelle Nouvelle-Écosse.
Durand les mois qui suivent il rend visite aux Mi'kmaq le long de la côte, créant une amitiée qui durera jusqu'en 1761.

1610 – Un concordat est signé au Vatican.  Ce document par mis les mieux cachés de tous les temps
 affirme le droit aux Mi'kmaq de choisir le catholicisme, la tradition spirituelle Mi'kmaq ou tous les deux.

1624 - Le Cardinal Richelieu (Armand du Plessis, duc de), célèbre ministre de Louis XIII proclame que
 tous les Autochtones catholiques de Nouvelle-France auront des droits égaux à ceux des colons.

1627 -
Le cardinal de Richelieu octroie une charte autorisant la colonisation de la Nouvelle-France, 
de la Floride jusqu'au cercle arctique.

1628 - Dans le but de rassurer les candidats français désireux de venir s'établir dans la colonie, le Conseil d'État, 
présidé par le cardinal de Richelieu (Armand du Plessis, cardinal, duc de), célèbre ministre de Louis XIII 
 faisait adopter l'ordonnance suivante:  

(Articles des vingt-neuf Avril et sept May mil six cens vint-sept (Paris, 1725), article xvII, p. 10) 
(Edict du Roy pour l'Establissement de la Compagnie de la Nouvelle-France (Paris, 1657); A.S.Q., Polygraphie III, no.2; Archives Départementales de la Seine-Maritime, Séries G. Liasse 2187, Plumatif.)

Se basant sur l'article 30-3 du code de nationalité Française, le gouvernement Français actuel
ne reconnaît pas ce statut pourtant accordé depuis Louis XIII.
 > Le contexte aurait évolué et rendu invalide l'ordonnance du roi Louis XIII ?


1637 - La première réserve amérindienne canadienne est établie à Sillery près de Québec.
 dans le but de rassembler les Amérindiens «vagabonds» dans un endroit «convenable» afin de
 les convertir.  La réserve est accordée sous forme de seigneurie aux Amérindiens chrétiens, 
sous la supervision des jésuites. 
  Plus tard, des réserves sont mises de côté par traité
 et diverses formes de concessions de la Couronne dans les colonies britanniques des Maritimes,
 du Bas-Canada et du Haut-Canada. Après la Confédération, les réserves sont instituées soit
 en vertu de traités numérotés, soit par des ententes spéciales avec des bandes individuelles.

1651 - Le roi de France accorde à la Nation Huron-Wendat des territoires (Seigneurie de Sillery) 
couvrant une partie de Sillery, Sainte-Foy, Loretteville et du lac Saint-Charles, soit une bande 
de 5 km le long du fleuve St-Laurent sur 20 km dans la ville Québec.

1666 - Traité de paix conclus entre S.M. Le Roy de France et les Indiens du Canada signé avec  
les Haudenausaunee des Nations Tsonnont8an, Onnei8t et Onnontague.

1773 -
Lorsque le traité d'Utrecht cède la majeure partie de l'Acadie à la Grande-Bretagne, 
les Français conservent le Cap-Breton, qu'ils rebaptisent l'île Royale.


1713 - Les Français parvinrent à conserver la loyauté des Micmacs, même après que 
les Britanniques eurent acquis la région en 1713, en vertu du traité d'Utrecht. 
Pendant un siècle, les Micmacs retirèrent tous les avantages de la rivalité entre les 
puissances européennes. Ils ne cédèrent jamais leurs droits sur les terres à qui 
que ce soit, même à leurs alliés français, qui étaient dans une position trop précaire pour 
oser aborder directement la question de la propriété des terres avec les Micmacs, 
de peur de les offenser.
(Paragraphe tiré de http://www.collectionscanada.ca/02/02012001/7_f.html )

1713 - Le ministre de la marine française écrit au Baron de St. Caspin: 
"Les Français et les Indiens d'Acadie doivent regarder le soleil et les étoiles à partir des mêmes territoires; 
ils doivent se tenir côte à côte sur les mêmes champs de bataille ..vivre ensemble en paix et harmonie; et quand 
le temps sera venu, dormir côte à côte sur la même herbe de leur contrée commune."

1722(1 août) - Richard Philipp, Gouverneur britannique de l'Acadie, proclame 
qu'il est interdit à tout Acadien «d'entretenir» une personne Mi'kmaw; 
Prudane Robichau est aussitôt emprisonné et menotté pour avoir entretenu un Mi'kmaw dans sa maison.

1725 -  Traités de paix et de fraternité.  Diverses ententes sont signées entre 1725 et 1789 entre 
les Autochtones et les gouvernements coloniaux des régions maritimes du Canada et des 
U.S.A. liant les indigènes à leurs promesses de conserver la paix durant les époques d'expansion coloniale.

1726 - Le traité de 1725 est ratifié par les Mi'kmaq à Annapolis Royal, Nouvelle-Écosse.

1727 - Le roi Louis XIV de France cré une «taxe d'indien esclave» de 5 livres par tête dans le but 
de construire des églises et des hôpitaux.
Les esclaves indiens et noirs sont considéré comme des animaux domestiques et la propriété de l'État.

1727 - Les Anglais interdisent toute traite entre Mi'kmaq et Français d'Acadie.

 1728 - Les Wolastoqiyik (Malecite) ratifient le traité de paix conclu à Boston avec les Anglais.
En vertu de ce traité, les Wolastoqiyik de la Nouvelle-Angleterre et de la Nouvelle-Écosse 
reconnaissent la souveraineté britannique sur la Nouvelle-Écosse. 
Le ressentiment des Wolastoqiyik à l'endroit des Anglais dura jusqu'à la capitulation de Québec, en 1763

1744 - Répondant à une demande du gouverneur de la  
Nouvelle-Écosse J.P.Mascarene, le gouvernement du Massachusetts déclare la 
guerre aux Nations Mi'kmaq et Malécite.  Edward Cornwallis, Gouverneur de l’Acadie, 
ordonne d’importuner, de bouleverser, de prendre ou tuer les «sauvages» communément 
appelé «Micmac», où ils se trouvent.  Il encourage les soldats à demeurer en Nouvelle-Écosse 
et de prendre possession des terres Mi’kmaq.

Le «Scalp Proclamation» garanti la somme de cent livres à toute personne qui tuera 
un Indien mâle de plus de douze ans, le cuir chevelu servant de preuve, cent cinq livres 
pour tout mâle retenu captif, cinquante livres pour des femmes et pour des enfants de moins 
de douze ans tués dans le combat, et cinquante-cinq livres s’ils sont retenus captifs.

Ironiquement, les mariages avec les femmes Mi’kmaq seront encouragés pendant quelques années 
encore pour «épurer» le «sang Indien».

1749 - Le gouverneur Edward Cornwallis bâti un fort et déclare, 
"If the Indians do begin [hostilities] we ought never to make peace with them [but] root them out entirely."

1749 - Ne désirant pas reconnaître les Mi'kmaq comme étant indépendants le Governor Cornwallis 
donne cette réponse à une déclaration de guerre des Mi'kmaq:
 "to declare war formally against the Micmac Indians would be a manner to own them a free and independent 
people, whereas they ought to be treated as so many Banditti Ruffians, or Rebels".

1749 - Governor Cornwallis offre une récompense de 10 guineas pour chaque MiKmaw capturé ou tué:
 "annoy, distress, take or destroy the Savage commonly called Micmac".

1749 - Texte tiré d'une lettre écrite par les Mi'kmaq au gouvernement de la Nouvelle-Écosse (traduction par le Père Maillard):
"The place where you are building dwellings, where you are now building a fort, as it were, to enthrone yourself, this land 
of which you wish to make yourself now absolute master, this land belongs to me. I have come from it as certainly as the grass, 
it is the very place of my birth and of my dwelling, this land belongs to me. It is God who has given it to me to be my country forever."

1750 - Le britannique "Lords of Trade" envoie un mémo au Gouverneur Cornwallis dans lequel il l'avise que:
 "As to the measures which you have already taken for reducing the Indians, we entirely approve them, and wish 
you may have success, but as it has been found by experience in other parts of America that the gentler methods 
and offers of peace have more frequently prevailed with Indians than the sword"

1752 - L'article 88 de la Lois sur les Indiens prévoit que les lois provinciales d'application générale s'appliquent 
aux Indiens de la Nouvelle-Écosse sous réserve des termes d'un traité.L'article 4 du traité prévoit que les Micmacs 
auront la « Liberté de chasser et de pêcher comme de coutume ».

 1752 - Un Traité est signé par Jean-Baptiste Cope (Chef Copit ou "Beaver"), Andrew Hadley Martin, Gabriel Martin, et Francoise Jeremie 
et Sa Majesté et sujets et le governeur of de la Nouvelle-Écosse Peregrine Thomas Hopson Esquire.

1755 - Création du ministère britannique des indiens.

1760 - Traité de paix et d'amitié signé par le gouverneur et commandant en chef de la Nouvelle-Écosse 
et Paul Laurent, Chef de «Le Heve tribe of Indians» de Halifax.

1760 - Un document signé par le général Murray le 5 septembre 1760 donne aux 
Hurons-Wendat le droit « d’exercer librement leur religion, leurs coutumes et la liberté de 
commerce avec les Anglais ».

1760 - L'article 40 de la capitulation de Montréal stipule : «Les Sauvages ou Indiens alliés de Sa Majesté seront 
maintenus dans les terres qu'ils habitent, s'ils veulent y rester ; ils ne pourront être inquiétés sous quelque prétexte 
que ce puisse être, pour avoir pris les armes et servi Sa Majesté Très Chrétienne. Ils auront, comme les 
Français, la liberté de religion et conserveront leurs missionnaires.»

1761 - Les officiels britannique rencontre les Mi'kmaq à la ferme du lieutenant-gouverneur Jonathan Belcher pour 
ratifier le Traité de Paix et Amitié» par une cérémonie "Burying of the Hatchet" (enterrement de la hache de guerre).

1762 - «Belcher Proclamation» garanti protection aux traités Mi'kmak.

1763 – Réalisant que 7 forts sur les 10 forts occupés sont tombés, le Roi George III 
d’'Angleterre publie la Proclamation Royale du 7 octobre 1763. Cet arrêté royal stipule que 
les territoires autochtones ne peuvent être acheté ou pris par les colons. Seul la couronne 
britannique pourrait négocier la sécession des territoires des «indiens» dans un processus 
exigeant le consentement convenu de tous les membres des Nations Autochtones dans un 
traité solennel avec la couronne i.e. le traité peut seulement être conduit de Nation à Nation, 
pas entre la Nation et un gouverneur ou une compagnie. Toute prise des terres autochtones en 
dehors de ce processus sera un acte frauduleux de trahison. Cette proclamation offre de la 
protection formelle liant la Grande-Bretagne sera une base pour le processus de Traités.  
Le traité contient une nouvelle clause britannique qui permet aux Autochtones 
de traverser librement la frontière entre le Canada et les États-Unis sans aucune restriction.

1763 -
Couronne affirmait sa responsabilité de « protection» à l'égard des 
« nations ou tribus sauvages qui sont en relations avec nous ».

1776 - Les Mi'kmaq et le gouvernement des U.S.A. signent un document d'amitié et alliance 
connu sous le nom de «Watertown Treaty».

Dès 1793, le très conservateur Lieutenant Gouverneur du Haut Canada,
 met fin au commerce des esclaves et enclenche un processus d'émancipation graduelle.
En Nouvelle France, ainsi que dans le Canada des premières décennies du Régime anglais,
 les esclaves étaient presque exclusivement d'origine amérindienne ou africaine.
Au moment de la Conquête de la Nouvelle France par les Anglais,
 Louisiane non comprise, environ trois mille cinq cent esclaves s'y trouvent.
 Sur ce nombre, quasiment les trois quarts sont Amérindiens et quasiment la moitié
 s'avèrent être des Pawnees du Missouri, or dans cette dernière région
 est quasiment une «Terra incognita» pour les Européens.
(Texte tiré de http://www.samizdat.qc.ca/cosmos/sc_soc/histoire/esclave_ra.htm )

1764 - Des membres de 24 Nations Autochtones, ainsi que des officiers de la Couronne 
se réunissaient à Niagara.  Une promesse était faite aux Autochtones stipulant que le roi donnerait toujours des 
cadeaux, à chaque année, aux 24 Nations représentées.  Si jamais les Britanniques oubliaient cette promesse, 
les Autochtones formeraient une alliance pour soutirer le «bateau» de la Grande-Bretagne.  
Ces promesses allaient toutefois être graduellement discontinués dans le Haut-Canada à compter de 1836.
( Les promesses faites durant ce congrès furent préservées et décrites sur des ceintures de wampum 
appelées Twenty Four Nations Belt ) 

1764 - 1766 - Les Mi'kmaq sont considérés par les autorités Britanniques de Terre-Neuve
comme étant des Indiens étrangers ("foreign Indians").  Toute demande de présence ou permission de s'établir à Terre-Neuve 
doit être référée au gouverneur de Halifax, les Mi'kmaq «appartiennent» à ce gouvernement ("belong to that government").

1764 - Le gouverneur de Terre-Neuve Hugh Palliser est frustré d'apprendre que le Chef Jeannot 
a obtenu du lieutenant colonel James Pringle de Louisbourg des «passports» pour lui et sa bande Mi'kmaq de 150 personnes 
permettant de traverser le golf pour se rendre à Terre-Neuve, et de là jusqu'à Saint-Pierre.

1765 - Le 22 octobre un ordre du gouverneur Palliser interdit aux Mi'kmaq de traverser le golf pour se rendre à Terre-Neuve.
Le gouverneur se plaint du passeport des autorités de Louisbourg leur permettant de s'y rendre.

1765 - Le gouverneur Montague Wilmot déclare au lieutenant Colonel James Pringle "...nor indeed can I find out the law
which prevents any of the King's subjects passing from any part of this Dominion to the other..." (" ...ni d'ailleurs puis-je trouver la loi
qui empêche l'un des sujets du roi d
u passage de n'importe quelle partie d
'un Dominion à l'autre...").

1766 - Le lieutenant gouverneur Michael Franklin de Halifax demande au gouverneur de Terre-Neuve Hugh Palliser de prendre 
les mesures nécessaires, dont l'utilisation de vaisseaux, pour prévenir toute communication 
entre les Mi'kmaq et les Français de Saint-Pierre.

1766 - le 27 octobre une lettre de gouverneur de Terre-Neuve Hugh Palliser adressée au Board of Trade stipule que 
les Mi'kmaq ne sont toujours pas parti de Terre-Neuve, ils se sont plutôt dispersé sur la côte ouest de l'île.
1768 - En octobre et novembre, une conférence est tenue au fort Stanwix, New York, pour fixer les frontières 
des terres réservées à la chasse selon l'entente conclue entre toutes les parties de la chaîne d'alliance 
et édictée dans la Proclamation royale. 

1775 -
Le Gouverneur de Terre-Neuve Robert Duff interdit aux Mi'kmaq du Cape Breton de traverser le golf pour se rendre sur l'île.

1779 - Signature du « le Traité de 1779 » par plusieurs Premières Nations d'Indiens Mi'kmaq 
(Miramichi, Pogmosche, Restigouche et Richebouctou représentant) le 22 septembre 1779.
Le traité stipule que « lesdits Indiens et les membres de leurs bandes demeureront dans les districts 
sus-mentionnés en toute tranquillité et chasseront et pêcheront libres de toute
molestation de la part des troupes de Sa Majesté ou d'autres de ses bons sujets».

1784 - Le gouvernement britannique crée la colonie New Brunswick. La Nouvelle-Écosse et l'Île du Cape-Breton 
sont séparées en deux colonies distinctes la même année.  Le Cape Breton ayant été créé à l'intention des réfugiés loyalistes.
L'Île du Cape-Breton rejoindra la Nouvelle-Écosse en 1820.

1787 - 1788 - De nouvelles mesures sont prises pour interdire la venue des non résidents Mi'kmaq à Terre-Neuve.

1794 - Le traité Jay était signé entre les États Unis d'Amérique et la Grande-Bretagne.
 Ce traité permettait aux membres des Premières Nations de l'est de traverser la frontière, 
d'aller et venir sans être importuné.  Ce traité est toujours en vigueur aujourd'hui.

1801 - Certains territoires sont réservés aux Mi'kmaq en Nouvelle-Écosse par le gouvernement colonial.

1807 -
La réserve indienne d'Eel River Bar était mise de côté le 28 février 1807 pour l'usage et le profit de la Première Nation
par un décret de la province du Nouveau-Brunswick

1812 - Le Traité de Ghent entre la Grande-Bretagne et les États-Unis devait 
restaurer les droits de passage frontalier prévus par le Traité de Jay, mais la loi qui mettait en œuvre ces droits dans le 
Haut-Canada et le Bas-Canada est tombée en désuétude. Par conséquent, le Traité de Jay n’est pas reconnu au Canada.

1820 - Établissement de la réserve de Indian Brook.

1827 - Le gouvernement du Nouveau-Brunswick reçoit que 60 £ de la part du gouvernement à Londres. 
Douglas convainc l’assemblée coloniale d’accorder un montant unique de 200 £ aux secours des Indiens.

1842 -
Le traité d’Ashburton (traité de Washington) du 9 août 1842 concède une immense superficie du Maine actuel 
qui était le Massachusetts à l’époque en échange de la péninsule de Niagara dans le haut-Canada loyaliste.

 Une frontière est tracée entre le Nouveau-Brunswick et le Maine et la
Nation Passamaquoddy
n'est pas 
consulté sur la division de son territoire ancestral.  Le traité apporte des changements le long des frontières au nord du Vermont 
et de l'État de New York et délimite pour la première fois la frontière qui va du lac Huron au lac des Bois.


1840 -
À partir des années 1840, le gouvernement du Canada va chercher à se doter de pouvoirs nécessaires 
à l’accélération de la dépossession territoriale des Indiens, et à la diminution du nombre de ceux-ci par voie 
d’assimilation au mode de vie blanc. Le gouvernement s’arroge le droit de décider lui-même 
qui serait Indien et, surtout, à quel moment ce statut devient caduc ».
C
e plan qui donne lieu à la mise en place de tout un vocabulaire : 
« émancipation, Indien enregistré, Indien sans statut, Métis, Indien sous-traité, etc. ».

1842 - La Nouvelle-Écosse émet un décret permettant "Instruction and Permanent Settlement of Indians".

1850 - Les Britanniques s'emparent d'une grande partie des 50 000 hectares réservés pour l'usage des Mi'kmaq depuis 1842.

1850 - L'«Acte des sauvages» vise à protéger les terres et les biens des réserves indiennes. 

1850 - Le gouvernement colonial de l’Amérique du Nord britannique commence à tenir des registres en 
vue d’identifier les Indiens et les bandes auxquelles ils appartiennent.
Le recensement de 1850 comprend plusieurs quatégories, "M" or "F", "deaf", "dumb", "blind", "idiotic", "lunatic", "coloured", and "Indian".

1850 - Première définition de qui est Indien aux yeux de la Couronne britannique. 
Auparavant était considérée Indienne toute personne « pur sang indien », ses descendants 
et toute personne mariée à un Indien, et ses descendants. 

1851 - Le gouvernement canadien autorise la mise à part de 230 000 acres de terre réservés à l'usage 
de certaines « tribus indiennes » du Bas-Canada.  Ceux du Lac Saint-Jean se font identifier 
deux (2) réserves : une de 4 000 acres près du Poste et de la mission indienne de Métabetchouan et 
une de 16 000 acres à l'embouchure de la rivière Péribonka. 


Maw winjigl Canada g'pnno'l ta'n gisiatl aq melga's'gl essutmasewatl « gegnua'teget »
L'nu siawa'toq apsa'latl tegele'jgl aq getmete'gl Lnue'gati.

Les gouvernements, au Canada, sont responsables des manières complexes de « définir » 
les personnes amérindiennes avec l’intention première d’en réduire le nombre.


1857 -
Le gouvernement de l'Union du Haut et du Bas-Canada adopte une loi pour favoriser
 l'assimilation des Autochtones. 
Dans le but de limiter la transmission du statut d’Indien,
 le gouvernement du Canada décide de priver de leur statut les Amérindiennes épousant
 des non-Amérindiens ainsi que leurs descendants. Si une femme se marie avec un autochtone
 d’une autre bande ou d’une autre tribu, elle appartient désormais au groupe de son mari.
 Si son mari, par décision du surintendant de la réserve, est expulsé, elle subit le même sort.
 Cette loi prévoit aussi qu’à la mort de son mari elle ne peut hériter : seuls ses enfants sont
 les héritiers du père et il revient à ces derniers de pourvoir à la subsistance de leur mère.
 Cette dernière clause sera modifiée en 1874 : le tiers des biens du mari va à l’épouse
 et les deux tiers aux enfants. Pour couronner le tout, elles sont exclues du pouvoir politique
 à l’intérieur de leurs communautés : les conseils de bande sont élus par les seuls mâles
 majeurs du groupe et les femmes n’ont plus aucune voix officielle.  « La “ civilisation ” occidentale
 leur aura fait perdre leurs anciens droits et les aura placées comme toutes les autres femmes
 du pays sous la tutelle des hommes. » [Collectif Clio, Histoire des femmes au Québec, Le Jour, 1992, p. 169]

1860 - Transfert du «ministère britannique des indiens» au «ministère des affaires indiennes» du Canada.

1864 - La première école mi'kmaq au Québec est ouverte à Gesgapegiag.

1867 - Au moment de la création de la Confédération canadienne, les autochtones ne sont ni présents, ni
même consultés.  Le gouvernement exerce son pouvoir à l'égard des « Indiens inscrits » en adoptant la Loi sur les Indiens.
Le gouvernement du Canada se donne le pouvoir de légiférer sur 
« les Indiens et les terres réservées aux Indiens ». 
Les nouvelles structures administratives de la confédération canadienne donne un statut de 
«mineur qu'il faut garder en tutelle» à tous les autochtones du pays.  La
loi consacre l'incapacité légale 
des Indiens dans presque tous les domaines et mine complètement leur autonomie.
(article 91.24 de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique)

Ce qui sous le pouvoir
britannique était 
 une « protection» à l'égard des « nations ou tribus sauvages qui sont en relations avec nous »
devient pour le gouvernement fédéral canadien «citoyens mineurs sous la tutelle du gouvernement fédéral».
Au nom de la protection, Ottawa se permettra de décider ce qui est bien pour eux.

1868 - La Loi sur les Indiens considère comme Indiennes les personnes ayant du «sang» indien 
ou étant «réputées» comme membres d’une tribu, ainsi que leur descendance.

1869 - 
« Chaque Sauvage devra, avant l’émission des lettres patentes mentionnées dans la treizième 
section du présent acte, déclarer au surintendant-général des Affaires des Sauvages, les nom et
prénom sous lesquels il désire être émancipé et connu par la suite; et après avoir reçu
 les lettres-patentes, sous ce nom et prénom, il sera considéré comme émancipé, et il sera dès lors
connu sous ces noms et prénoms, et sa femme et ses enfants mineurs non-mariés seront 
considérés comme émancipés; et à compter de la date de ces lettres-patentes, les dispositions de
tout acte ou loi établissant une distinction entre les droits et obligations légitimes des 
Sauvages et ceux des autres sujets de Sa Majesté, cesseront de s’appliquer au Sauvage, ainsi qu’à sa
femme et ses enfants mineurs déclarés émancipés comme il est dit ci-haut, 
lesquels ne seront plus réputés des Sauvages dans le sens des lois relatives aux Sauvages… »
(Acte sanctionné par le Parlement du Royaume-Uni, le 22 juin, 1869)

1874 - Le droit de vote s'élargit pour inclure les sujets mâles Britanniques d'au moins 21 ans
 ayant un revenu annuel de $400.00 ainsi qu'aux autochtones «émancipés».

1874 - Le gouvernement du Canada crée les pensionnats dans le but
de soustraire les 
enfants à « l’influence du wigwam » et d'assimiler les autochtones.  Il sera dès lors interdit 
d'utiliser une langue autochtone à l'école. 

1876 - «L'Acte des Sauvages» est promulgué pour amender et fondre toutes
 les législations canadiennes concernant les membres des Premières Nations.  La Loi 
prévoit que les autochtones doivent se soumettre aux lois provinciales.  Les traités historiques 
signés avec les Premières Nations ont toutefois préséance sur ces lois.
La loi reflétait l'objectif ultime du gouvernement, l'assimilation des Autochtones du Canada.

1880 - Une nouvelle disposition de «l'Acte des Sauvages», adopté en 1876, stipule que «tout Indien
 qui obtient un diplôme universitaire est automatiquement émancipé et perd par le fait même
 son statut».  Selon la loi de 1876, une femme blanche pouvait acquérir le statut d'Indienne
 inscrite en épousant un Indien inscrit.  Une Indienne inscrite perdait son statut si elle épousait un
 non-indien, tout comme les enfants issus du couple.  Elle perdait également le droit à la 
sépulture sur la réserve avec le reste de la famille.  La loi de 1876 stipulait qu'un autochtone
 devait abandonner son statut pour obtenir la citoyenneté canadienne. 

1880 - Le gouvernement canadien interdit le «Sundance». (Le gouvernement des U.S.A. l'interdira en 1924)

1880 - L’article 1 de l’Acte pour amender l’Acte relatif aux Sauvages ajoute les restrictions aux droits de 
propriété des Indiens de l’Ouest interdisant de vendre des produits agricoles cultivés dans des réserves des Territoires, 
du Manitoba ou du district de Keewatin, à moins qu’ils soient autorisés par règlement.

1880 - L’Acte des Sauvages de 1880, article 20, confère au Surintendant général le pouvoir extraordinaire de retirer 
à quiconque (la veuve y compris), comme bon lui semblait, la garde des enfants d’un Indien décédé 
et le soin d’un terrain situé dans la réserve détenu en vertu d’un billet d’occupation 
et de tous les biens qu’elle gardait au nom d’enfants mineurs.

1880 - Établissement de Annapolis Valley First Nation.

1881 - Le statut d’Indien au Bas-Canada est identifié en fonction de la lignée paternelle.
 [Collectif Clio, Histoire des femmes au Québec, 1992, p. 169]

1833 - Le 28 août de cette année le gouvernement britannique met fin à l'esclavage
 dans tout l'Empire britannique

1883 - L’abolition de l’esclavage au Canada met un terme à l’exploitation
 des femmes noires et amérindiennes qui durait depuis 1709.

   1884 - «L'Acte des Sauvages» est amendé pour interdire de nombreuses coutumes traditionnelles
 associées à la culture et à la religion des Premières Nations.
Sur les plans social et culturel, des célébrations et des rituels sont touchés d’interdiction,
comme le prévoit la «Loi sur l’Avancement des sauvages» de 1884 :
« Tout sauvage ou autre personne qui participe ou assiste à la célébration de la fête
sauvage désignée sous le nom de “ Potlache ”, ou à la danse sauvage désignée sous le
nom de “ Tananawas ” est coupable de délit et passible d’incarcération pendant un
terme de six mois ou plus, ou deux mois au moins dans toute prison ou autre lieu de
détention; et tout sauvage ou autre personne qui encourage, directement ou indirectement,
un sauvage ou des sauvages à organiser ou célébrer cette fête ou cette danse, ou
qui y prend part, est coupable du même délit et passible de la même peine. » 
(Statuts du Canada, 1884, 47 Victoria, ch. 27, art. 3)

1885 - La Loi constitutionnelle attribue au Parlement fédéral la juridiction sur « les Indiens et les terres réservées aux Indiens ». 
Deux pouvoirs séparés couvrent, d'une part, le statut et les droits civils et, de l'autre, les terres indiennes.

1985 - Création du rôle d'interlocuteur fédéral afin d'assurer un point de contact entre le gouvernement du Canada 
et les organisations autochtones nationales représentant les Métis et les Indiens non inscrits et les Autochtones hors-réserves.

1886 - Création du Ministère des Affaires indiennes selon la forme qu'on lui connaît aujourd'hui.

1888 - Le droit de vote est élargi à tous les sujets mâles Britanniques à l'exception
 des Amérindiens «non émancipés» qui vivent sur des réserves.

Le système de traités, adopté au milieu du 19è siècle, ne reconnaît pas les Nations 
Autochtones comme telles mais uniquement comme étant des «bandes».

1892 -
Le régime des pensionnats indiens était instauré officiellement, au Canada. 
Il était le fruit d’ententes conclues entre le gouvernement du Canada 
et les Églises catholique romaine, anglicane, méthodiste et presbytérienne. 
Le gouvernement a mis fin à ces ententes en 1969.

1906 - La Loi des Sauvages stipule que « Les biens d’une femme sauvage non mariée qui meurt intestat se transmettent 
par la succession de la même manière que ceux d’un homme».

1912 - Une loi fédérale décrète que le Nunavik fait parti du territoire Québécois.
Kuujjuaq en est la capitale administrative.

1914 - 1918  -  Au cours de la première guerre mondiale le gouvernement fédéral
impose la sédentarisation des Inuit pour mieux asseoir en droit international
la souveraineté canadienne sur l'Arctique, processus qui dure jusqu'à la fin des années 1950.

1920 -
Lors des débats de 1920 à la Chambre des Communes sur l'opportunité de décréter l'affranchissement 
obligatoire, le grand artisan de la procédure, Ducan Campbell Scott, s'exprimait sans détour :
« Notre objectif est de poursuivre le travail jusqu'à ce qu'il n'y ait plus un seul Indien au Canada qui n'ait pas
été absorbé dans le corps politique et jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de question indienne ni de département des
Affaires des Sauvages, tel est l'objectif principal de ce projet de loi. ».

1920 – Les Autochtones du Canada deviennent Canadiens.  «L’affranchissement» aboli le statut 
d’Autochtone à tout indien obtenant un diplôme universitaire, ou joignant une profession, 
ou ayant resté plus de cinq ans hors d’une réserve, ou mariant une non-Autochtone, etc... 
(Non abrogé jusqu’en 1952)
Étrangement, c'est en 1924 que le Congrès et le Sénat des U.S.A. adopte un loi proclamant que les 
indiens des U.S.A. sont des citoyens de ce pays. 

Dans les années 1920, les États-Unis ont modifié leurs lois sur l’immigration et depuis, les personnes nées au Canada 
ayant au moins 50 p. cent de sang autochtone peuvent entrer, vivre et travailler aux États-Unis sans restrictions en matière d’immigration.

1927 - Le gouvernement canadien interdit les collectes de fonds pour des revendications territoriales 
et toute réunion hors réserve de plus de 3 Indiens. (Non abrogé jusqu’en 1952)

1933 - 
Un amendement de la Loi sur les Indiens donnait le pouvoir au gouverneur en conseil «d'émanciper» un Indien sans son 
consentement, sur simple recommandation du surintendant général des Affaires indiennes.
L'émancipation obligatoire demeurera dans la loi jusqu'en 1951, malgré les protestations des premiers intéressés.

1934 - Les Inuit sont privés du droit de vote au fédéral, sans exception pour ceux qui servaient dans les Forces armées. 

1939 -
En vertu d'un jugement de la Cour Suprême du Canada, le gouvernement fédéral étend la désignation 
du mot «Indien» aux Inuits, ce qui accorde à ces derniers les droits prévus par «l'Acte des Sauvages» de 1876.
Cependant, ce n'est qu'à compter de 1950 que le gouvernement fédéral fera profiter aux Inuits 
des programmes déjà offert aux Indiens (allocations familiales, les pensions de vieillesse, etc.).

1949 - Terre-Neuve se joint au Canada.  Les termes utilisés lors des discussions
 menant à l'union sont  " Encilled out".  On croyait que les Mi'kmaq allaient mourir ou être
 entièrement assimilés par les "Newfoundlanders". (Texte tiré de http://www.jasenbenwah.ca/april_month.htm)

Lorsque Terre-Neuve fit son entrée au Canada en 1949, les Innu ne furent pas reconnus 
comme des Indiens en vertu de la Loi sur les Indiens. La province avait expliqué que ces 
derniers avaient déjà le droit de vote et qu'on ne pouvait le leur retirer en les plaçant sous 
l'autorité de la Loi sur les Indiens. (Paragraphe tiré de http://www.ainc-inac.gc.ca/pr/info/info62_f.html )

1941 - 1953 - De nombreux Mi'maq sont forcés de quitter leurs terres pour s'installer dans les deux réserves 
officiellement de Eskasoni et Shubenacadie.

1949 - Droit de vote aux élections provinciales de Colombie-Britannique.

1950 - Sont levées les interdictions de potlatchs, danses, cérémonies et revendications territoriales.
On impose la règle dite de la « double mère »; 
dès lors qu'un Autochtone avait une mère et une grand-mère non-Autochtone, 
il perdait son statut d'Indien à l'âge de 21 ans.

1950 - Le droit de voter aux élections fédérales est accordé uniquement aux Indiens qui renonce aux dégrèvements d’impôt 
que leur accorde la Loi sur les Indiens au titre de la propriété personnelle.

1950 - Ottawa accorde sans réserve le droit de vote aux Inuit.

1951 - Introduction du Registre des Indiens, un répertoire officiel qui identifie tous les Indiens inscrits 
au Canada (Indiens répertoriés par le gouvernement fédéral).

1951 - La Loi sur les Indiens maintient  la clause «d'émancipation involontaire» 
des Autochtones.  L
e droit de vote pour élire le «Conseil de Bande» est «accordé» 
par le fédéral aux femmes Autochtones.

1951 - Au Canada, le droit de vote pour élire le conseil de bande est accordé aux femmes.

1951 (20 juin) - Les Autochtones (Indiens, Métis, Inuit) sont dorénavant autorisés à entrer dans les bars.

1951 - La Loi sur les Indiens modifie le libellé des dispositions traitant de la transmission des biens et supprime 
les exigences relatives aux «bonnes vie et moeurs». 
Le ministre conserve de très vastes pouvoirs concernant l’administration des testaments et des succession.

1951 - Abolition de l'interdiction de participation aux «célébrations de la fête sauvage».

1952 - Obtention du droit de vote par les Indiens aux élections provinciales du Manitoba.

1954 - Obtention du droit de vote par les Indiens aux élections provinciales de l'Ontario.

1958 -
Le gouvernement du Canada et la province du Nouveau-Brunswick s'entendent à savoir à qui incombe l'administration 
et le contrôle des terres de la réserve d'Eel River Bar.  Jusque là le gouvernement fédéral émettait des lettres
patentes en vertu du grand sceau du Canada pour transférer ces terres cédées de la réserve à des
acheteurs privés, en prétextant que c'était son droit.

1958 (mai) - Le gouverneent accepte officiellement comme étant une Bande la communauté de 
We'koqma'q First Nation (Whycocomagh).  La reconnaissance  était demandée depuis 1833

1960 - Les Autochtones obtiennent le droit de vote aux élections fédéral.
Tous les Autochtones, hommes ou femmes, étaient auparavant considérés mineurs.

1960 - Obtention du droit de vote par les Indiens aux élections provinciales de Saskatchewan.

1960 - Droit de vote aux élections du gouvernement du Yukon.

1960 - Dans le but de traiter directement avec chacune des bandes Mi'kmaq et non plus avec l'ensemble des Nations Mi'kmaq 
le Gouvernement fédéral décide de la répartition des Mi'kmaq en 12 bandes distinctes. 
.
1963 - Obtention du droit de vote par les Indiens aux élections provinciales du Nouveau-Brunswick.

1963 - Obtention du droit de vote par les Indiens aux élections provinciales de l'Île-du-Prince-Edouard.

1965 - Obtention du droit de vote par les Indiens aux élections provinciales de l'Alberta.

1969 - Obtention du droit de vote par les Indiens aux élections provinciales du Québec.

1969 - Le 
gouvernement fédéral présente son Livre Blanc présentant sa position pour une nouvelle 
politique visant l'élimination de la Loi sur les Indiens.
Ce projet suscite une importante levée de boucliers chez les Autochtones (Indeins, Métis Inuit) du Canada.
Ceux-ci se regroupent et se solidarisent.
Les Autochtones (Indeins, Métis Inuit) publient une réponse par le biais d'un Livre Rouge.
C'est le début des revendications.

1969 - Le gouvernement du Canada met fin aux ententes concernant le régime des pensionnats indiens 
qu'il a avec les Églises catholique romaine, anglicane, méthodiste et presbytérienne.

1970 - Affaire Drybones. La Cour suprême du Canada, dans un jugement partagé, déclare inopérant un article de la Loi sur les Indiens, 
au motif qu'il viole le principe de « l'égalité devant la loi » de la Déclaration canadienne des droits de 1960. 
La Loi sur les Indiens stipulait illégal pour les Indiens à être en état d'ivresse s'ils ne sont pas sur les réserves indiennes. 


1970 - La Cour Suprême confirme l'existence des droits ancestraux des Autochtones 
sur le territoire du fait qu'ils l'ont occupé et utilisé avant les Européens.  
Cet avis force Ottawa à adopter une politique de revendications globales.  

Avant avril 1982, le Parlement britannique reproche au Canada le traitement qu’il réserve
 aux Amérindiens et condamne le fait que la nouvelle Constitution canadienne
 restreigne encore davantage leurs droits.

L’obligation de tenir une conférence constitutionnelle sur les droits des Premières Nations
fait partie de la Loi constitutionnelle de 1982. En mars 1983, une conférence
 constitutionnelle fédérale-provinciale aborde l’inclusion des droits des Premières Nations
dans la Charte canadienne. Les Premières Nations veulent un droit de veto,
 le fédéral propose plutôt de les consulter.

Les regroupements Premières Nations dites «Amérindiennes et Inuits» ne présentent pas 
tous les mêmes revendications lors de la conférence sur les droits des membres des Premières Nations.
 L’une des demandes fait cependant consensus : accorder le statut d'Autochtones aux femmes.

1971 - Janet Corbière-Lavell, une Indienne ayant perdu son statut à la suite de son mariage avec un non-Indien, 
porte sa cause devant les tribunaux. Le 8 octobre, un tribunal fédéral stipule que la Loi sur les Indiens 
est discriminatoire et que Madame Corbière-Lavell peut conserver son statut d'Indienne.

1972 - Ottawa reconnait la Nation Mi’gmaq (Mi'kmaq) de Gespeg
sans toutefois reconnaître des terres pouvant contribuer à subvenir à leur subsistance.
Ils n'ont pas de territoire de réserve mais sont concentrés à Gaspé, Saint-Majorique et Pointe-Navarre.

1972 (24 janvier) - Des Indiens sont été appelés pour la première fois depuis l'obtention du droit de vote de 1950 à faire partie d’un jury.
Auparavant, parce qu’ils n’avaient pas le droit de vote, les autochtones étaient inaptes à devenir jurés.

1973 - La cour suprême du Canada établit que l'occupation de longue date 
du territoire par les autochtones a fait naître des droits sur les territoires qui ont 
survécu à l'établissement des Européens.


1973 – La Cour supérieure du Québec reconnaît des droits aux Cris et aux Inuits.

1975 - Signature de la Convention de la Baie James, première entente de 
revendication territoriale du genre à être signée au Canada
Le gouvernement du Québec conclu ou projette de conclure plusieurs ententes
 avec les groupes autochtones de 11 Nations Autochtones du Québec.

1975 - Fondation par les Mi'kmaq du «Conseil des Indiens de Nouvelle-Écosse» représentant les intérêts spécifiques des Mi'kmaq 
à qui le Gouvernement refuse de reconnaître le statut d'Indien.

1977 -  La « Charte de la Langue Française du Québec » stipule que
 l'Assemblée Nationale « reconnaît aux Amérindiens et aux Inuit du Québec,
 descendants des premiers habitants du pays,
 le droit qu'ils ont de maintenir et de développer leur langue et culture d'origine. »

Lors de sa rédaction le législateur québécois devait tenir compte de garanties
 constitutionnelles et des droits historiques déjà reconnues aux peuples autochtones.
La Charte de la langue Française du Québec ne s'applique pas aux réserves indiennes.

1981 - À la Suite d'une requête de Sandra Lovelace, une Indienne non-statuée, 
la Commission des droits de l'homme des Nations Unies 
déclare que l'article 12 (1)-B de la Loi sur les Indiens est discriminatoire à l'égard des femmes.

1982 - Le Canada rapatrie sa Constitution, jusque-là sous juridiction anglaise. 
 Les droits existants ancestraux ou issus de traités des peuples autochtones du Canada
 sont reconnus et confirmés.  Indépendamment de toute autre disposition de cette loi, 
les droits ancestraux ou issus de traités sont garantis également aux personnes des deux sexes.

1982 - La Loi constitutionnelle canadienne abolie le concept «d'émancipation» visant
 l'assimilation et l'acculturation des Autochtones.

Aux termes de la l'article 35 de la loi, la définition de l'expression «Peuples Autochtones» 
englobe les Métis de même que les Indiens et les Inuit.
C'est la première fois que le gouvernement reconnait le statut de goupe autochtone aux Métis.

(Loi constitutionnelle de 1982) - Les autochtones sont à la fois citoyens canadiens 
et citoyens de leurs nations.   Ils possèdent donc une sorte de double citoyenneté qui 
leur permet de manifester leur  loyauté envers leur nation et le Canada dans son ensemble.
le droit d’une nation autochtone de déterminer ses propres conditions de citoyenneté est un droit
 ancestral et issu de traités existant au sens du paragraphe 35(1) de la Loi constitutionnelle de 1982.
(Paragraphe tiré de http://www.ainc-inac.gc.ca/ch/rcap/sg/sh23_f.html ) 


Le mariage coutumier autochtone est un droit autochtone protégé par l’article 35 de la
  Loi constitutionnelle de 1982 et une demande fondée sur l’état matrimonial qui en résulte
 constitue un exercice de ce droit.

1984 - La Loi sur les Cris et les Naskapis du Québec, considérée comme la première loi canadienne d'autonomie 
gouvernementale des Indiens, est adoptée par le Parlement canadien.   Elle remplace la Loi sur les Indiens 
pour les bandes concernées et permet de régler les revendications territoriales.
La Loi sur les Cris et les Naskapis du Québec s'applique à:  Kobac Naskapi-Ayeouch (bande des Naskapis du Québec) 
Whapmagoostui Aeyouch (bande de Whapmagoostui), Chisasibi Eeyouch (bande de Chisasibi), Wemindji Eeyou (bande de Wemindji), 
Wapanoutauw Eeyou (banded'Eastmain), Waskaganish Eeyou (bande de Waskaganish), Nemaskauw Eenouch (bande de Nemiscau), 
Waswanipi Eenouch (bande de Waswanipi) et Mistasini Eenouch (bande de Mistassini).

Article 31:  Outre leurs autres droits relatifs à l'usage des langues crie ou naskapie, 
les bandes cries et naskapie peuvent tenir les assemblées du conseil respectivement en cri ou en naskapi.
Article 32,1: Les règlements administratifs et les résolutions doivent avoir une version française ou anglaise et peuvent en 
outre avoir une version crie ou naskapie, selon le cas.
Article 80:  Outre leurs autres droits relatifs à l'usage des langues crie ou naskapie, les bandes cries et naskapie 
peuvent tenir leurs assemblées ordinaires ou extraordinaires ainsi que leurs référendums respectivement en cri ou en naskapi.

1985 - Une nouvelle disposition de la Loi C-31, a permis à beaucoup d'Autochtones
 qui avaient été dépossédés de leur statut de le recouvrer.

Les dispositions d'avant 1985 de la Loi sur les Indiens étaient contraires tant à la Charte
 qu'aux obligations internationales du Canada en matière de droits de la personne, ce qui avait
 amené le Comité des droits de l'homme des Nations Unies à censurer le Canada officiellement.  

(Paragraphe tiré de http://www.chrc-ccdp.ca/ar-ra/ar98-ra98/abor-auto.asp?l=f)

Depuis l’adoption du projet de loi C-31, 232 928 personnes ont demandé le statut d’Indien à AINC.
  Au 31 décembre 2000, 114 512 personnes avaient obtenu ce statut grâce aux modifications
 apportées au projet de loi C-31 et 44 199 demandes avaient été refusées

Les enfants de non-Indiennes et d’Indiens non mariés sont également
 traités différemment, selon leur sexe.  Le critère de la lignée paternelle figurant dans
 les lois avant 1985 autorisait l’inscription de tous les enfants de sexe masculin nés avant 1985.
  Cependant, après l’adoption du projet de loi C-31, les enfants de sexe féminin nés de l’union
 d’Indiens et de non-Indiennes entre le 4 septembre 1951 et le 17 avril 1985 devenaient
 admissibles à l’inscription seulement à titre d’enfants d’un parent indien.

Le paragraphe 6(1) dispose que les personnes qui étaient inscrites à titre
 d’Indien avant 1985 peuvent continuer d’être inscrites à ce titre et permet de rétablir le
 statut que les femmes avaient perdu en se mariant, que les enfants avaient perdu en devenant
 émancipés par suite du mariage de leur mère, des personnes dont le nom ne figurait pas dans
 le registre en vertu de la clause « mère grand-mère » et des enfants illégitimes d’Indiennes
 qui sont nés avant le 14 août 1956. Cette disposition offre pour la première fois la possibilité
 d’inscrire des personnes qui, auparavant, n’avaient pas le statut d’Indien et abolit l’émancipation.
(Tiré de QUESTIONS RELATIVES AU STATUT D'INDIEN ET À L'APPARTENANCE À LA BANDE
 http://www.parl.gc.ca/information/library/PRBpubs/bp410-f.htm#2appartenancetxt )

Avant l'arrivé des envahisseurs européens de nombreuses 
sociétés des Premières Nations étaient des sociétés matriarcales.
De 1869 à 1985 la loi canadienne reflétait le parti pris patriarcale dans plusieurs domaines.
  Par exemple, lors du mariage d'un homme d'une autre bande les femmes des
 Premières Nations étaient automatiquement transférées à la communauté de leur mari.
  Les femmes étaient involontairement séparées de leur collectivité et de leur terre
 en vertu de ces règles.  

Des modifications récentes à la Loi sur les Indiens sont venues définir le conjoint de fait
 comme la personne qui vit avec la personne en cause dans une relation conjugale depuis au moins
 un an. Cela semble comprendre les conjoints de même sexe.  Toutefois, des modifications
 connexes pour ajouter le terme « conjoint de fait » là où le terme « conjoint » apparaît
 dans la Loi sur les Indiens sont limitées à l’article 68 (entretien des personnes à charge)
 et au paragraphe 81(1)p.2) (droits de résidence).  Cela signifie que les conjoints de fait et les
 conjoints de même sexe ne se trouvent pas dans la même position juridique que les 
« conjoints » à toutes fins visées par la Loi sur les Indiens.  La situation des personnes
 mariées en vertu du droit coutumier autochtone est moins claire en ce qui a trait à l’article 68
 et au paragraphe 81(1)p.2), car, aucun tribunal n’a tranché la question de savoir si elles étaient
 visées ou non par la définition de « conjoint » de la Loi sur les Indiens.

1985 - L’Assemblée Nationale du Québec adopte une résolution reconnaissant
 notamment que «les nations autochtones du Québec sont des nations distinctes
 qui ont droit à l’autonomie», et elle souscrit à la démarche visant à mieux
 reconnaître et préciser les droits des membres des Premières Nations en s’appuyant sur la 
légitimité historique et l’importance d’établir des rapports harmonieux.

1985 - Le 20 mars 1985, l’Assemblée Nationale du Québec reconnaissait 
« l’existence au Québec des nations abénaquise, algonquine, attikamek, crie, huronne, 
micmaque, mohawk, montagnaise, naskapie et inuit ». 

1985 - La Cour Suprême du Canada confirme que le Traité du 1 octobre 1752 liant les Nations Mi'kmaq 
et Sa Majesté Britannique est toujours en vigueur et presse sa Majesté la Reine d'honorer 
le Traité de 1752 ainsi que les autres signées avec les Nations Mi'kmaq.

1989 - Le 30 mai  1989, l’Assemblée Nationale du Québec reconnaissait les Malécites 
comme la onzième Nation autochtone du Québec.

1989 - L’OIT adopte la convention numéro 169 qui affirme que les droits territoriaux 
des autochtones doivent être respectés.

1990 - Le jugement «Sparrow» accorde au droit de pêche ancestral une préséance 
sur la pêche sportive et commerciale.   
Dans le jugement Sparrow, la Cour a confirmé l'existence d'un droit ancestral de pêcher à des fins alimentaires, 
sociales et rituelles. Dans le jugement Marshall, la Cour a confirmé le droit, issu d'un traité, 
des Premières nations des Mi'kmaq et des Malécites de pêcher à des fins commerciales.

1990 - L'Assemblée Nationale du Québec désigne le 21 juin comme une 
Journée de Célébration de la Culture Autochtone

1992 - L’ONU reconnaît que les autochtones ont des droits sur leurs territoires ancestraux.

1993 - L'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, adopté par le
 Parlement canadien en 1993, donne aux Inuits du territoire le droit de se gouverner.
  Ceux-ci ont choisi d'émanciper ce droit à l'autodétermination au moyen
 d'une structure publique de gouvernement.

1996 - Le 13 juin, l'ancien gouverneur général Roméo LeBlanc, 
déclare le 21 juin Journée nationale des Autochtones, 
à la suite d'une série de consultations tenues avec divers groupes autochtones; 
Le 21 juin, on célèbre pour la première fois la 
Journée Nationale des Autochtones d'un bout à l'autre du pays.

1996 - La Cour suprême du Canada donne la définition d’un droit ancestral protégé
 par la Constitution canadienne. Il s’agit d’une activité qui est un élément d’une coutume,
 d’une pratique ou d’une tradition et qui, avant le contact avec les Européens, faisait
 partie intégrante de la culture distinctive du peuple autochtone concerné.

XXI ième siècle:  Bien que de citoyenneté autochtone, les membres des Premières Nations 
vivant hors réserves ne peuvent bénéficier des avantages culturels, économiques
 et politiques que leurs frères et sœurs inscrits possèdent en vertu
 de la Loi sur les Indiens du gouvernement du Canada.


Compte tenu de la complexité de l'histoire sociale et constitutionnelle du Canada,
 les droits légaux spéciaux dont jouissent les autochtones diffèrent d'une région à l'autre
 et ne s'appliquent pas de la même façon à tous les groupes. Aujourd'hui,
 le statut d'autochtone n'est plus frappé d'aucune incapacité juridique particulière. 
Les règles discriminatoires qui prévalaient jadis (par exemple celles qui empêchaient
 les Indiens de voter ou de quitter leur réserve sans permission) sont abrogées.
(Paragraphe tiré de http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&ArticleId=F0005651)

Le système des «Conseils de Bande» est un système imposé par la 
Loi sur les Indiens
qui ne reflète pas la coutume.

1997 - (Arrêt Delgamuukw) La Cour Suprême défini pour la première fois le titre aborigène comme étant 
un droit ancestral qui permet aux autochtones d'occuper et utiliser de manière exclusive 
des terres visées par un tel droit.  La Cour Suprême invite les gouvernements à négocier 
des ententes qui concilient la présence antérieure des Premières Nations 
avec la souveraineté de la Couronne.

1999  (18 mai) - Signature d'une entente cadre entre la Nation Mi'kmaq de Gespeg, le Québec et le Canada
permettant l'autonomie gouvernementale de la nation Mi'kmaq de Gespege
permettant aux membres de cette communauté d'assurer eux-mêmes leur propre développement social et culturel.

1999 - (Jugement Marshall)  La Cour Suprême accorde à certains groupes autochtones
 le droit d'échanger les produits de leurs activités de chasse, de pêche et 
de cueillette en vue d'assurer leur subsistance.

1999 - Une entente de principe distingue deux types de territoire : l'Innu Assi et le Nitassinan
L'île d'Anticosti fait partie de Nitassinan aux fins du partage des redevances et aux 
autres fins qui seront prévues d'ici la conclusion du Traité pour la Première Nation de Nutashkuan.

Article 4.2.3 - Sur les terres de Innu Assi, en dérogation notamment de la limite intrinsèque 
et de l'inaliénabilité, sauf à la Couronne, du titre aborigène tel que défini par les tribunaux, 
le titre aborigène de chacune des Premières Nations est réputé posséder tous les attributs de la 
pleine propriété du sol et du sous-sol, incluant le droit d'user, de jouir et de disposer librement et 
complètement de ces terres et, notamment, d'exploiter les ressources fauniques, aquatiques, 
hydriques, hydrauliques, forestières, floristiques et minérales qui s'y trouvent, sous réserve de 
l'article 4.2.5 et des dispositions du Traité.

Article 4.2.4 - Le Canada et le Québec prendront les mesures nécessaires 
pour l'inscription du titre  de propriété des Premières Nations, décrit à l'article 4.2.3, 
sur les terres dont elles bénéficient déjà à titre de réserve indienne, ainsi que des autres terres, 
immeubles et droits immobiliers qui, au moment du Traité, étaient inscrits au nom du Canada 
ou du Québec ou de leurs mandataires et qui ne feront pas l'objet de réserves explicites avant le Traité.

Article 4.2.5 - Toutefois, malgré les articles 4.2.3 et 4.2.4, le Québec conservera 
la propriété des ressources hydrauliques ainsi que des minéraux, sauf les substances 
minérales de surface, et des droits tréfonciers sur l'Innu Assi de la Première Nation de Nutashkuan. 
Cependant, aucune exploration ne pourra être faite, aucun minéral ne pourra être extrait ou exploité 
et aucun droit aux minéraux ni aucun droit tréfoncier ne pourra être accordé ou exercé sans le 
consentement de la Première Nation de Nutashkuan qui aura une part indivise de 25% dans la 
propriété des minéraux et des droits tréfonciers.
(Ces trois derniers paragraphes sont tirés de http://www.ainc-inac.gc.ca/pr/agr/mamu/cha4_f.html )

2002 - Le 7 février, le premier ministre Bernard Landry et le grand chef Ted Moses 
signent la Paix des braves.  L’entente prévoit que les neuf communautés cries 
de la Baie-James seront associées au développement hydroélectrique de leur 
région, mais aussi à tout ce qui touche au développement du Nord québécois, 
reconnaissant ainsi les droits des Cris sur ces terres.

2002 - «First Nations Governance Act» est introdui à la Chambre des Communes par Robert Nault, 
Ministre des Affaires Indiennes et des Développement du Nord. Cet Act aiderait «theoriquement» les 
Premières Nations à voter des codes de gouvernance et rendre l'Acte des Indiens 
sujet au «Canadian Human Rights Act».

2003 - Les Églises acceptent d’indemniser les autochtones victimes de sévices 
dans les pensionnats.  Après l’Église presbytérienne, l’Église anglicane accepte 
en mars 2003 de conclure une entente avec Ottawa au sujet du partage des 
coûts des indemnités aux victimes d’abus physiques et sexuels dans les pensionnats indiens.

2003 - Le 19 septembre 2003 la Cour suprême du Canada déclare que des Métis 
des environs de Sault-Sainte-Marie, en Ontario, bénéficient de droits ancestraux de chasse, 
pour des fins de subsistance.
La Cour suprême du Canada confirme que les Métis 
forment un Peuple autochtone distinct avec des droits constitutionnels.


2004 - La Cour Suprême décrète que le gouvernement fédéral est légalement tenu 
de consulter et d'accommoder la Nation Haïda de Colombie-Britannique au sujet de 
récoltes de bois, même si leurs droits ancestraux ne sont pas formellement reconnus.

2005 - (Affaire Mikisew)  Au sujet d'une route passant sur une réserve de la 
Première Nation Crie de Mikisew, la Cour Suprême conclut que le gouvernement même 
s'il y détient une prérogative en vertu d'un traité, doit tout de même consulter et 
accommoder la Première Nation.Cet arrêt a mis en cause les contradictions 
existant entre deux éléments des traités historiques : un qui autorise la Couronne à « s’approprier » 
des terres pour l’établissement d’habitations et un autre qui assure aux Premières Nations 
le droit permanent de chasser, de pêcher et de poser des pièges au sein de leurs territoires 
traditionnels. La Cour suprême a insisté sur le fait que la Couronne devait agir de manière 
honorable afin de concilier les intérêts de chacun. Elle doit engager des consultations avec 
les Premières Nations concernées à la suite desquelles elle doit adapter, dans la mesure du 
raisonnable, les activités qu’elle avait prévues. La Cour précise également que certaines 
mesures « d’appropriation » des terres sont tellement lourdes de conséquences que 
la Couronne devra prouver, à la suite d’un examen rigoureux, qu’elles sont justifiées avant 
de pouvoir s’approprier les terres en question. .

2005 - (Affaire Betsiamites)  La Cour Supérieure du Québec rend une ordonnance 
de sauvegarde afin de faire cesser toute coupe forestière sur l'île René-Lévasseur 
en territoire Innu.  Se basant sur «l'affaire Haïda», la Cour constate qu'il n'y a 
pas de véritable consultation des Premières Nations dans les lois québécoises sur
 la forêt et sur la qualité de l'environnement.

2006 - La Cour Suprême du Canada conclu que les Hurons avaient bel et bien négocié une
 alliance avec les autorités britanniques par le document signé par le général Murry en
 1760, puisque le document avait été signé dans le contexte de la guerre qui sévissait entre
 la France et l’Angleterre, et qu’il s’agissait donc bel et bien d’un traité entre deux nations.

2006 - Un document retrouvé confirme les territoires ancestraux Huron-Wendat accordées 
par le roi de France en 1651.  Ceux-ci couvrent une importante partie de Sillery, Sainte-Foy, 
Loretteville et du lac Saint-Charles, soit une bande de 5 km le long du fleuve 
sur 20 km dans la ville Québec.


2007 - Le 23 février, signature d'un accord-cadre s’inscrivant dans 
le processus de négociation néo-écossais.

2007 - Le 12 septembre 2007 la Déclaration des droits des Peuples Autochtones
est adoptée 
après 20 ans de débats au sein de
l'ONU.  
Le Canada, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis
d'Amérique et l'Australie s'y oppose.
Le Canada vote contre, plaidant que la version actuelle du document est 
incompatible avec la Constitution canadienne.
11 pays s'abstiennent de voter (Colombie, Azerbaïdjan, Bangladesh, Géorgie, 
Burundi, Fédération de Russie, Samoa, Nigeria, Ukraine, Bhoutan et Kenya)


2007 - En novembre 2007 le premier ministre du Canada annonce l'intention d'Ottawa d'accorder 
un statut
à la Federation of Newfoundland Indians.  
Ces derniers n'avaient toujours aucun statut depuis l'entrée de la province de Terre-Neuve
dans la Confédération canadienne en 1949.
Cette entente devra être ratifiée par la majorité des membres 
de la Fédération qui compte neuf conseils de bande.

2008 (30 mars) - Les Taqamkukewa'q (People of the land across the water) 
des territoires Ktaqmkuk (Terre-Neuve) ont approuvé à 90 % la ratification 
de l'entente conclue avec le gouvernement fédéral.  
Les quelque 8000 Mi’kmaq de cette communauté vont acquérir le statut d'Indien 
qui leur avait été enlevé depuis 1949 alors que Terre-Neuve se joignait au Canada.  
Cette entente ne prévoit pas accorder de terres ou de réserve  
ni de droit de chasse et de pêche supplémentaire.  
La nouvelle bande indienne sans terre devrait voir le jour dès 2010
et portera le nom de Qalipu (Caribou).

2008 (6 septembre) – Annonce de la création officielle de la réserve indienne N° 195 de la Première nation de Salt River.  
L'accord sur les droits fonciers issus de traités remplit les engagements pris à l'égard de la Première nation dans le Traité N° 8. 
La Première nation de Salt River a signé le Traité N° 8 à Fort Fitzgerald en 1899. 
Le Traité N° 8 définit la relation fondamentale entre la Première nation de Salt River et le gouvernement du Canada
.

2010 - À compter du 1er juillet 2010, les produits et les services acquis par les
Indiens et 
les bandes indiennes
à l’extérieur d’une réserve
en Ontario seront généralement assujettis à la TVH 
si les produits ne sont pas livrés dans une réserve ou les services effectués dans une réserve. 

2010  -  Le 12 novembre 2010, le Canada apporte officiellement son appui à la 
Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones
, qu'il avait catégoriquement refusé de signer en 2007.



Travail Canada /U.S.A.

Selon les lois américaines en matière d'immigration et de naturalisation, les membres des Premières nations nés au Canada 
doivent avoir un degré de sang indien d'au moins 50 % pour entrer aux États-Unis sans carte verte ou sans permis de 
travail afin d'y vivre ou d'y travailler.

La loi canadienne est différente en ce sens que l'inscription en tant qu'Indien en vertu des dispositions de la Loi sur les Indiens 
n'est pas fondée sur le degré de sang indien. Des versions antérieures de la Loi sur les Indiens permettaient à une personne 
non autochtone d'obtenir le statut d'Indien par l'intermédiaire du mariage. En vertu de la Loi actuelle, une personne non 
autochtone peut obtenir le statut si elle est adoptée par un Indien inscrit.

Ainsi, les responsables américains de l'immigration et de la naturalisation demandent habituellement que la personne fournisse 
une lettre de sa Première nation attestant son degré de sang indien ou une lettre d'AINC confirmant son ascendance indienne.



Utilisation de langues autochtones non autorisées

Il n'est pas permis de communiquer dans une langue autochtone avec les gouvernements 
du Québec et du Canada.  Mais il est possible, avec l'aide d'interprètes, de tenir des 
réunions officielles avec des représentants du gouvernement québécois ou canadien.

L'usage oral d'une langue autochtone est juridiquement permis au Québec dans 
les cours itinérantes, mais le juge doit rendre ses sentences en français ou en anglais
 
On peut communiquer dans une langue autochtone quand on s'adresse aux services 
de santé et aux services d'Aide Social. 

Malgré les dispositions de la loi 178, l'affichage émanant d'un conseil municipal d'une Première Nation 
ou d'un conseil de bande peut se faire en langue autochtone. Même si les 
«réserves indiennes» relèvent du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, 
le Québec accorde néanmoins aux membres des Premières Nations un certain nombre de droits.






Mon opinion personnelle:

L'inscription au registre du «statut autochtone» n'est qu'une façon de mieux contrôler mes frères et sœurs.
Aussi la lois aurait créé les inscrits 6.1 et les inscrits 6.2 affin de limiter la transmission du statut.
Le but serai-il la complète assimilation des autochtones pour l'an 2060?





www.reglementpensionnatsindiens.ca


 



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