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Amgwesewa'juit / Premiers occupants
Ta'n
wejgwa'tegemgeg Lnu'g tet wigultijig / Depuis toujours les Indiens
ont vécu ici.
Gi's sa'q ... / Il y a longtemps...
Aucun livre saint connu de nos jours n'a jamais mentionné la possibilité
que des peuples pouvaient exister ici, et pourtant...
Selon les chercheurs James Neel et Douglas Wallace de l'université de Buffalo, N.Y.
l'arrivée du groupe initial d'Autochtone aurait eu lieu il y a 22,414 ans et
peut être même 29,545
ans.
Selon les chercheurs Sandro Bonallo et Francisco Bolzano l'arrivé du groupe
initial d'Autochtone aurait eu lieu il y a 33,000 à 43,000 ans.
La plupart des preuves scientifiques suggèrent que l'apparition des Premières
Nations en Amérique du Nord remonte à plus de 20 000 ans. Vers 18 000 ans
avant J-C, des groupes de chasseurs nomades provenant de l'Asie pénètrent dans
le territoire en passant de la Sibérie
à l'Alaska, par le détroit de Béring. À ce moment, le niveau de la mer
était très bas, asséchant le détroit qui constitue une plaine d'environ 1 000
kilomètres de largeur, sur laquelle se forment des glaciers, permettant ainsi
le passage entre les deux continents. Vers 8 000 ans av. J.-C., ces
glaciers reculent, et la voie d'accès est recouverte d'eau. Les Amérindiens se
voient ainsi coupés de leur continent d'origine.
Selon
la plupart des preuves scientifiques, dans
un premier temps, ces chasseurs sont confinés à l'Alaska et au Yukon par
d'immenses glaciers. Ce n'est qu'à la fonte de ceux-ci que les autochtones
peuvent accéder, vers 13 000 ans av. J.-C., au territoire actuel des
Etats-Unis-D’Amérique. Cinq mille ans plus tard, les Amérindiens touchent
pour la première fois le territoire du Québec actuel. En même temps, de
nouveaux immigrants d'origines asiatiques arrivent dans le nord de l'Amérique.
Ce sont les Inuit. Ces nomades, qui vivent de pêche et de chasse,
s'établissent dans l'extrême Nord. Certaines communautés inuit atteindront,
en 1 500 av. J.-C., les environs de la baie d'Hudson et de la baie d'Ungava
au Québec.
Au lieu de croire à la légende. les Mi'kmaq ont salué les nouveaux
venus, commercé avec eux, et peu à peu incorporer les nouvelles technologies
à leur propre culture.
Les différentes migrations des peuples autochtones dispersent celles-ci sur le
territoire nord-américain. Les populations développent une culture distincte
qui est adaptée à l'environnement qu'elles habitent. Les outils et les moyens
de transport, comme les traîneaux à chiens, les raquettes et les canots d'écorce,
qu'utilisent les Amérindiens diffèrent également d'un endroit à l'autre
selon les conditions climatiques ambiantes. (Paragraphe tiré de :
http://66.59.132.92/cyberligne/htmfr//htmfr/F-1_1.htm )
L’arrivée de la Nation Mi’kmaq remonterait à
10 600 ans.
Lorsque les
Français sont arrivés en Acadie, les territoires des Mi'kmaq
s'étendaient de la Gaspésie au Cap-Breton, en passant par le Maine
(U.S.A.)
et la côte est du Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard.
Comme toutes les
autres Nations Autochtones des Amériques, une très grande partie de la
population Mi'kmaq sera décimée par les maladies contagieuses attrapées au
contact des Européens.
Les sociétés autochtones des «Maritimiens» anciens se composaient de petits
groupes familiaux qui se regroupaient en bandes pendant une partie de leur ronde
annuelle qui les amenait sur la côte. Les mariages se contractaient
vraisemblablement entre membres de bandes voisines entraînant un réseau social
étendu de familles reliées par le sang. L'un des caractères les plus
frappants des «Maritimiens» anciens est la construction de monticules
funéraires complexes. Leurs monticules constituent les plus anciens
témoignages à date de constructions monumentales au Canada.
(Paragraphe tiré de http://www.museedelaguerre.ca/archeo/hnpc/npvol05f.html
)
Vers l'an 1000 de notre époque les Míkmaq s'unirent en une seule nation pour
combattre l'invasion des Kanien'kehá:ka. Afin de représenter les membres
de cette nouvelle union ils créèrent un gouvernement comparable à un
gouvernement fédéral qu'ils nommèrent Míkmawey Mawiómi.
La
première rencontre avec les Européens n’a pas étonné les Mi’kmaq et n'a
pas changé leur façon de voir le monde. Il existait une légende qui
disait que les êtres spirituels connaissaient un continent de l’autre côté
de l’océan d’où des personnes aux yeux bleus devaient venir et perturber
la vie des Mi’kmaq. Une légende
similaire existait chez les autres Peuples de la même famille linguistique
c'est à dire la famille linguistique
Anishinaabemowin
(Les
linguistes «non-autochtones» utilisent l'expression «famille linguistique
algonquienne»).
Une légende disait qu’une femme avait eu la vision d'une île flottant vers
leurs terres. Sur l’île il y avait de grands arbres et des êtres vivants.
Cette légende disait que les maqigtulit (grands canoes) se déplaceraient en
utilisant d’énormes ailes blanches comme celles d’oiseaux géants. On
disait même que les nouveaux venus à la peau claire (wapek) parleraient de
divinités inconnues ici, des divinités que même les envahisseurs
n'arriveraient pas à décrire de la même façon. Ces nouveaux arrivant
détruiraient les Autochtones et les tueraient sans respecter leur honneur. Les
Autochtones perdraient leur esprit. Allait ensuite arriver un temps où la Terre
Mère deviendrait très malade. Les pluies seraient empoisonnées. Les poissons
allaient mourir. Les esprits de chacun retourneraient dans des corps de couleurs
différentes, les couleurs de l’arc-en-ciel. Redevenu logiques ces êtres aux
couleurs différentes s’uniraient pour redonner la santé à la Terre Mère.
Malgré qu'elle soit légèrement différente d'un Peuple à l'autre, c’est une légende que l’on retrouve chez Peuples Anishinaabe
et ceux de la même famille linguistique dont les Eyou (Cris), les Anishinaabe
(Algonquins), les Waban-Aki (Abénaquis), les Wolastoqiyik (Malécites), Innu
(Montagnais, ), les Mi’kmaq, les Chippewa
(Ojibwe), les Tsitsistas (Cheyenne), etc.
Paléoindiens
(Texte tiré de http://www.ahcn.ca/Histoire/Baie/Chap1.htm
)
L'est du Canada est habité par une population humaine depuis plus de 10 000
ans. Avant l’arrivée des Micmacs, cette région, dans la période paléoindienne
de sa préhistoire, était fréquentée par une population appelée Paléo-Indiens
par les chercheurs. La région de Néguac fut sans aucun doute occupée,
sinon visitée, par ces hommes et ces femmes de la préhistoire puisque des
fouilles archéologiques récentes ont mis à jour de nombreux sites de
campements préhistoriques. Quelques-uns de ces sites furent découverts sur les
rives des rivières Tracadie, Pokemouche et Tabusintac, ainsi que sur les berges
de la lagune de Burnt Church.
La rivière Miramichi et ses tributaires présentaient un réseau fluvial fort
apprécié par cette population paléoindienne qui vivait surtout de pêche et
de chasse au phoque et autres mammifères marins. Les fouilles effectuées
dans la région de Miramichi démontrent qu’au moins 90 % de leur régime
alimentaire reposait sur l’exploitation des ressources marines.
Ces Paléoindiens ont été surnommes les "Red Paint" à cause de
nombreux artefacts portant la trace d'ocre rouge trouvés dans les sites de
leurs anciens campements. La présence de cette argile, manifeste surtout dans
les tombes, laisse supposée que les Paléolndiens pratiquaient des rites funéraires
assez élaborés.
Le village amérindien de Burnt Church, voisin de Néguac, avait la réputation
au début du siècle, d'être le plus ancien au Nouveau-Brunswick.
Cependant, des fouilles archéologiques dirigées par David Burley et Patricia
Allen aux sites Oxbow et Augustine Mound (tous deux sites historiques nationaux)
dans le nord-ouest de la Miramichi attribuent maintenant ce titre au village
micmac de Red Bank, réserve amérindienne située à une quinzaine de kilomètres
à l’ouest de la ville de Newcastle. Ces recherches témoignent d'une
occupation continue du territoire depuis plus de 3 000 ans. L'Augustine Mound,
élévation ayant un diamètre d'environ onze mètres, demeure toujours un mystère
puisque ce genre de tombes ne se retrouve nulle part ailleurs aux Maritimes et
s'apparente à la culture Adena de la vallée de l'Ohio. Le conseil de bande de
Red Bank veut faire de ces sites un lieu d'interprétation de la culture et de
l'histoire des Micmacs.
Le territoire actuel du village de Néguac fut
probablement exploité par des familles paléoindiennes en fonction de ses
richesses naturelles. Les Micmacs en feront autant.
Ta'n wejgwa'tegemgeg Mi'gmaq tet wigultijig. Depuis toujours les Mi'kmaq
ont vécu ici.
Na nige' ap tlimi, wen wejitoqos Ganata? - Maintenant,
dites-moi qui a découvert le Canada?
Megwa'jijik
/ Les «Peaux Rouges»
Le
Nouveau Monde a été «découvert» par Christophe Colomb en octobre 1492,
pensant qu'il avait trouvé les Indes, il baptisa les indigènes qu'il y
rencontra des «Indiens», ce surnom qu’il venait de leur donner allait
demeurer pour toujours.
Quelques années plus tard, d'autres explorateurs «découvraient» ce
qui est aujourd'hui Terre-Neuve, les territoires nordiques du Québec actuel et
les Be'othuks qui habitaient ces territoires.
Les Be'othuks ont été les premiers Autochtones des Amériques à entrer en
contact avec les Européens, d’abord les explorateurs Vikings, puis les
pêcheurs et baleiniers européens. Ces
Peuples Autochtones avaient l’habitude de couvrir leurs corps, et leurs
vêtements d’une peinture rouge, c'est de là que nous vient le surnom de
«Peaux-rouges», surnom qui lui aussi a été adopté par les Européens…mais
pour désigner maladroitement tous Premiers Habitants des Amériques.
Aucun
Autochtone ne se couvre de peinture rouge aujourd'hui. Ce
surnom n'a plus sa raison d'être depuis fort longtemps.
«Officiellement» le
dernier des Be'othuk serait mort à Terre-Neuve en juin 1829. Cependant,
des descendants de ces Be'othuk peuvent très bien y vivrent encore mais
assimilés à d'autres Peuples. Vivant
entre autre de pêche ils ont du se glisser vers les autres côtes lorsqu’ils
ont été chassés par les Européens. Il
est certain que les nouveaux arrivants n’occupaient pas la partie nord de
Terre-Neuve à cette époque. Les
Be'othuk ayant connu une quasi-extinction par les maladies, ses survivants se
sont sûrement joints ou mariés à des membres de d’autres Nations.
On peut aussi dire que les Be'othuk ont pu adopter des mots de d’autres
Nations comme beaucoup d’autres langues autochtones ont pu le faire, ce qui
expliquerait le dialecte très différent des "Mi'kmaq"
habitant cette région aujourd'hui.
Chose certaine, l’entente était très bonne entre ces Peuples voisins
puisqu’il est archéologiquement prouvé que les Mi’kmaq et les Wolastoqiyik
(Malécites) étendaient leurs territoires de pêche jusqu'au côtes du
Labrador.
Mi'kmaq
À l'arrivée des envahisseurs l'île du Cap-Breton (île
Royale) abritait les «Onamag»; à l'actuelle Île-du-Prince-Édouard (l'île
Saint-Jean) habitaient les Mi'kmaq Pigtogeoag; les Mi'kmaq Sigenigteoag et les
Mi'kmaq Epegoitnag habitait sur le littoral de l'Acadie continentale; les
Esgigeoag, Segepenegatig et les Gespogoitnag occupaient toute l'Acadie péninsulaire,
les Gespegeoag habitaient la région identifiée aujourd'hui comme la Gaspésie.
Onamag / Ile du Cape Breton
Onamag
est un territoire ancestral déjà habité par les Mi'kmaq à l'arrivée des
Européens. La plupart des Mi'kmaq Onamag habitait
dans les environs de Pitu'pa'q
(Bras D'Or Lakes) qui servait de siège au grand sachem de
tous les Mi'kmaq de cette partie des maritimes.
En 1713 les Français conservent le Cap-Breton, qu'ils
rebaptisent l'île Royale.
Revendiquée par les Français comme faisant partie de l'Acadie,
elle demeure peu développée et peu colonisée. En
1784 le Cape Breton devient une colonie britannique séparée. Un lac
d'eau salée (lac Bras D'Or) forme le centre de l'île; il est le seul point
d'accès important vers l'intérieur de l'île aux fins de colonisation.
Waban-Aki (Abénakis/Abénaquis/Kinébéquis)
Les Waban-Aki habitaient un grand territoire couvant aujourd'hui les États du Maine, du Vermont, du New Hampshire, du Massachusetts et du Connecticut, ainsi que toute la vallée du Saint-Laurent, sur la rive sud, depuis la rivière Chaudière jusqu'au pays des Haudenausaunee.
Wolastoqiyik
Les Wolastoqiyik furent également de grands alliés pour les Français et les Acadiens. Les Français les appelaient Passamaquoddy ou Etchemins qui a davantage été utilisé par les autorités coloniales. Ils habitaient surtout en Acadie française, notamment sur les rives du fleuve Saint-Jean et vers l'ouest au-delà de la rivière Kennebec.
Makumegow' / Territoires
(Texte tiré de http://www1.gnb.ca/0007/Culture/Heritage/VMC/french/defaultf.asp
)
Lorsque les premiers explorateurs français et anglais sont arrivés sur
notre continent, ils croyaient découvrir un nouveau territoire. Ils ne savaient
pas que le « Nouveau Monde » était en réalité très vieux, et que le peuple
qui y vivait, les Wabanuwok, était là « de temps immémorial » (depuis
presque toujours).
Le « territoire » était un endroit où les animaux et l’esprit des animaux
vivaient de manière distincte et indépendante. Les arbres, les pierres et les
rivières pouvaient posséder des qualités personnelles et il était donc
possible d’établir un lien social avec chacun. Nul ne pouvait posséder ou
vendre un droit de la possession exclusive de ces êtres pas plus qu’il ne
pouvait vendre ou avoir la propriété de sa propre mère!
« Ma terre ne vous appartient pas par droit ou par conquête, ni par cession ou
par achat. » (1721 - 1760)
Les Français qui
s'installèrent sur les rives du Saint-Laurent ne délogèrent jamais les
populations autochtones. Les Français au Canada, comme dans toute la
Nouvelle-France (Acadie, Louisiane et région des Grands Lacs, c'est-à-dire le
«Pays des Illinois» et le «Pays des Ohio»), furent plutôt exceptionnels
comme Européens dans la façon dont ils s'allièrent avec les Premières
Nations. Contrairement aux Espagnols et aux Portugais qui érigèrent leur
empire sur la conquête, la sujétion et la servitude, contrairement aussi aux
Américains qui massacrèrent les Autochtones pour s'approprier leurs terres,
les Français n'ont jamais agit de cette façon. Au contraire, ils
bénéficièrent de leur collaboration dans la traite des fourrures et, après
1680, reçurent leur appui militaire.
Les Français ne perçurent jamais les Autochtones comme des partenaires
égaux. De leur côté les Indiens ne reconnurent jamais la
«souveraineté du roi de France» et conservèrent toujours leur autonomie.
Wantaqo'ti
/ Paix
L’alliance du 27 mai 1603 lie les Français et les Innu qui se liguent contre
les Haudenausaunee.
En 1614 les Anishinaabe
(Algoumequins / Algonquins), Innu (Montagnais), Mi'kmaq (Micmacs /
Souriquois / Etchemins) Waban-Aki (Abénaquis), Wendat (Hurons) et Wolastoqiyik
(Malécites) formeront une alliance avec les Français. En 1624, un
traité de paix est signé avec toutes ces Nations et avec les Haudenausaunee (Irinakhoiw
/ Iroquois).
Mens'g
maqamigal / Territoires divisés
Avant l'arrivée des envahisseurs européens le territoire Mi'kmaq couvrait
celui de Terre-Neuve, Saint-Pierre-et-Miquelon, Nouvelle-Écosse et l'île du
Cap-Breton, le nord du Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Edward, les Îles-de-la-Madeleine
et la péninsule de Gaspé. Les Micmacs partageaient aussi les territoires dees
États du New-Hampshire et du Maine avec la Confédération des Waban-Aki.
Ces territoires n'ont cependant jamais été cédés.
Sans
l'avis des nations autochtones concernées, le
Traité de Versailles de 1783 établissait la frontière entre les États-Unis
d'Amérique récemment formés et les colonies britanniques en Amérique du Nord
depuis «l'embouchure de la rivière Ste-Croix dans la baie de Fundy» jusqu'au
point situé à l'extrême nord-ouest du lac des Bois, puis en direction plein
ouest jusqu'au fleuve Mississippi et vers l'aval le long de ce cours d'eau.
Le
Traité Jay de 1794, en
théorie, n'était pas un traité avec les autochtones, car il avait été
signé entre le gouvernement britannique et les États-Unis. Par contre, il touchait les autochtones du Canada.
Afin de prévenir la guerre avec les États-Unis la Grande-Bretagne négocia une
entente de paix consentant à retirer tous les officiers de la Couronne de leurs
postes au sud des Grands Lacs. En
retour, les Britanniques ont obtenaient la permission pour les autochtones de
traverser librement la frontière Canada-U.S.A.
Le gouvernement U.S.A. considère le traité de Jay comme une entente
qui accorde à ceux qui possèdent le statut d’indien le droit de travailler
et de vivre librement au-delà de la frontière. Le
gouvernement canadien a toujours contesté ce droit.
Sans l'avis des nations autochtones concernées, en
1908, le Canada et les U.S.A signaient un traité prévoyant une démarcation
détaillée de la frontière de l'Atlantique au Pacifique sur toute sa longueur.
Maw glu'lg goqwei Lnueiei gepmite'tmg
Nommez les Membres des Premières Nations de façon respectueuse
Gi's sa'q ... / Il y a longtemps...
À l'arrivé
des Européens les Mi'kmaq étaient robustes et grands, avaient des traits
grossiers, une grosse oassature, le teint foncé, un nez appali
aux narines plutôt larges, de petits yeux foncés en amande peu distants l'un
de l'autre, une épaisse chevelure droite. Certains portaient
la barbe comme le bien connu Grand Chef
Mawpilu (Membertou) qui vécu de 1510 à 1611.
Indien,
Autochtone, Amérindiens ?
Tout
comme les Canadiens préfèrent s'appeler Canadiens, les Français préfèrent
s'appeler Français, les Québécois préfèrent s'appeler Québécois, etc.,
tous préfèrent d'abord et avant tout se désigner par les noms correspondant à
ceux de leur Nations.
Les termes «Indien» et «Amérindien» n'ont pas été créé par les Indiens
ou les Métis
mais plutôt par d'autres. Le
terme «Indien» est cependant accepté par les membres des Premières
Nations. Le terme «Amérindien» l'est aussi.
Au Canada le terme «Autochtone» existe pour désigner dans son ensemble
les Indiens, les Métis,
les Inuit et les Nunavimmiut
au terme de la loi les
Indiens inscrits et faisant parti de communautés autochtones.
Suite à l'adoption de la loi en 1920 les Indiens, Métis et Nunavimmiut
sont devenu Canadiens par la force des choses. Les
Indiens, Métis, Inuit et Nunavimmiut
ont cependant conserver le statut des Nations auxquelles ils
appartiennent.
La même chose s'est produite aux U.S.A. en 1924. Le but de ces
gouvernements était en tout premier lieu d'affirmer la souveraineté de chacun
de ces pays sur les territoires du nord.
L'Autochtonie
ou les Autochtonies
n'existeraient que si les trois Amériques ne formait qu'un seul pays et serait
gouverné par ceux à qui appartiennent ces territoires. Un
pays se nommant Autochtonie
n'existant pas, le terme «autochtone» n'est donc pas juste mais il
est accepté par plusieurs.
Sans être un ou des
pays, l'Autochtonie ou les Autochtonies pourraient exister si partout dans le
monde les gens s'unissaient pour demander à l'Organisation des
Nations-Unis (ONU) d'adopter ce nom pour le continent englobant les trois Amériques
(Amérique du Nord, Amérique Centrale, Amérique du Sud). Ceci pourrait
très bien se faire dans l'esprit de la
«Déclaration des droits des Peuples Autochtones» adoptée par la majorité
des pays faisant parti de l'Organisation des Nations Unies.
Le terme «native» est de plus en plus utilisé en français en Europe alors
qu'il ne l'est certainement pas chez les Peuples des Premières Nations
sauf chez ceux qui utilisent l'anglais, entre autre lorsqu'ils s'adressent à
des non-Indiens ou des touristes. Rappelons-nous que ce sont aussi les
Européens «découvreurs du nouveau monde» qui ont transformé les noms de
plusieurs Nations du Canada et des U.S.A. (Peaux Rouges, Sauvages, Huron,
Iroquois, Montagnais, Sioux, Esquimaux, etc). Ils ont aussi changé les noms de toutes
les régions du continent.
«Premiers Peuples» et «Population Autochtone» et «Autochtones» sont des
noms «collectifs» décrivant les premiers habitants du Canada et leurs
descendants. Le mot «autochtone» sans majuscule
est un adjectif.
Une «tribu» est un
groupe d’Autochtones qui partagent une langue et une culture. Bien qu’aux
U.S.A. le terme «tribe» soit d’usage fréquent, au Canada seulement
certaines régions et certains groupes, comme la tribu Kainahs (Gens-du-Sang) en
Alberta, ont choisi de l’utiliser. Les Kainahs, forment une des trois
tribus qui composent la Nation Kainai (Pieds-Noirs).
Il est d'usage d'utiliser la majuscule pour désigner les
Peuples des Premières Nations (Indiens,
Métis, Inuit) comme on
le fait pour tous les autres peuples.
L'expression «Premières Nations» a trait à un groupe culturel autochtone.
Wenuj / Les Français
(Texte tiré de http://www.tusket.com/nature-f/mi-kmaq1.html
)
Jacques Cartier est venu sur l'Île de la Grande Tortue y a planter la Croix
afin que «soient illuminées les âmes qui gisent dans les ténèbres».
C'est dans le plus profond respect mutuel qu'en Acadie les grandes nations
amérindiennes et la France avaient tissé des liens d'amitié, de fraternité
et d'entraide inégalés dans tout le continent américain. La
déportation et l'expulsion des Acadiens avec la décimation presque complète
des amérindiens ont malheureusement amputé à jamais cette belle relation. Le
peuple acadien en garde cependant des vestiges dans son langage, ses liens
sanguins, son génotype et sa physionomie. Ce sont en somme quelques unes des
caractéristiques marquantes et distinctives de l'héritage acadien. Les
amérindiens ont eux aussi des vestiges français-acadiens dans leurs langues,
leur génotype et leur physionomie.
Plusieurs Français-Acadiens ont pris refuge chez les amérindiens dès 1607,
lorsque Poutricourt abandonnait Port Royal. Il y eu de nombreuses autres
occasions par après. Ce fut le cas lorsque la colonie de LaHève fut
déménagée à Port Royal peu après l'arrivée de Isaac de Razilly en 1632.
Des Français-Acadiens sont restés chez les Mi'kmaqs.
La belle relation française et amérindienne était approuvée et appuyée par
la royauté de France. Louis XIII (1601-1643) roi pendant les premiers exploits
en Acadie des Latour et d'Aulney déclara que « les amérindiens (chrétiens)
de la Nouvelle France » (Canada, Acadie et une bonne partie des États-Unis) «
seraient considérés désormais citoyens Français...». L'objectif de
cette loi fut d'assurer le respect des amérindiens chez les Français.
Les Mi’kmaq aidèrent les
Acadiens à s’adapter à leur nouveau mode de vie. Ils les initièrent à
leurs méthodes de pêche et de chasse, leur montrèrent comment fabriquer des
vêtements et des canots et isoler leurs maisons contre le froid. Les Acadiens
entretenaient d’assez bonnes relations avec les Mi’kmaq.
Encore aujourd'hui, garder le meilleur lit de la maison pour l'invité Mi'kmaq
est une tradition acadienne exprimant la gratitude.
Aqalasi’ew
- Aklasie'w
/ Les Anglais
À la suite de leur victoire sur les Français en 1763, les Anglais de la
Nouvelle-Angleterre s'installeront en grand nombre dans la région atlantique.
Le gouvernement britannique tentera de faire des Mi'kmaq des agriculteurs et ces
tentatives de sédentarisation échoueront. Malgré tout, les Mi'kmaq
deviendront une main-d'oeuvre bon marché dans les domaines du transport et de
la foresterie au détriment de leurs activités traditionnelles, ce qui
entrainera des modifications socio-culturelles importantes pour leur nation.
Tli'suti
/
Le
langage
La
langue est l’outil principal permettant d’enrichir la culture, de recevoir,
de partager et transmettre le savoir de génération. La clé de l’identité
et de la conservation de la culture d’une personne est sa langue ancestrale.
(Déclaration de: L'
Assemblée des Premières Nations)
Le
«Mi'kmawi'simk» aussi appelé «L'nui'sin»
ou
«langue Mi'kmaw» est une langue propre au «nouveau
monde» et l'une des plus vivantes de la région nord.
Elle
constitue
la langue la plus septentrionale des langues
de
la «famille linguistique anishinaabe»
de l'Est (les linguistes francophones préfèrent «famille linguistique algonquiennes»).
Elle est parlé au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard,
dans le Main (U.S.A.) mais elle est presque éteinte à Terre-Neuve.
Elle est
utilisée par plus de 8000 autochtones dans le Maritimes. Il existe trois dialectes.
Celui parlé au Québec s'appelle Listiguj (Restigouche). Elle est l’une des langues autochtones les plus vivantes de la région
nord. C'est
une langue riche et descriptive.
D’origine
millénaire elle
existait
bien avant que les
animaux sauvages du continent
n’aient
entendu une syllabe de français ou d’anglais.
Cette langue est
liée à d'autres langues autochtones importantes du nord et du sud
comme le beothuk avec le peuple Beothuk (maintenant disparu) de Terre-Neuve, le
Innu (Montagnais), le Wolastoqiyik
et aussi avec certains Autochtones du Labrador.
L'histoire de l'écriture de la langue mi'kmaw remonte au XVIIe siècle
alors qu'un type d'hiéroglyphes a été élaboré par le missionnaire
catholique Chrétien Le Clercq dans le but de favoriser l'apprentissage des prières
et de la doctrine religieuse. Cette écriture, perpétuée par le père Antoine
Maillard, est tombée en désuétude par la suite. Entre temps, vers la fin du XVIIIe siècle, les Mi'kmaq auraient
eux-mêmes établi, sur la base de l'alphabet romain, une orthographe quasi
phonologique pour écrire leur langue. (Paragraphe tiré de
http://www.cslf.gouv.qc.ca/Publications/pubb133/B133ch5.html
)
Les Mi’kmaq sont de la Confédération
Wabanaki qui regroupait les Penobscots, les Passamaquoddy, les Wabanaki
(Abénaquis) du Maine et les Wolastoqiyik (Malisseet). Les Mi’kmaq
connaissaient les langues de des peuples voisins de la péninsule de Gaspé et de l'ouest des
Maritimes qu’ils utilisaient pour communiquer et commercer. Ils
connaissaient aussi un ou plusieurs dialectes Haudenausaunee.
La «loi de l'assimilation» involontaire canadienne
(l'Acte des Sauvages) de 1857 ayant
fait son œuvre, on estime que de moins en moins de membres des
Premières nations utilisent couramment leur langue.
Seulement huit Nations parlent encore leur langue au Québec:
Atikamekw, Haudenausaunee, Mi'kmaq, Naskapis, Cris, Innu, Anishinaabe,
Waban-Aki, et Inuk.
Les langues
Wendat et
Wolastoqiyik ont pour ainsi dire disparu.
Il y a cependant un mouvement en faveur de l’étude et de l’utilisation
de la langue Wendat. Seulement 40% des Mi'kmaq
parlent couramment la langue.
Au
Canada 50 langues autochtones sont encore utilisées de nos jours. 47 de celles-ci sont menacées de disparition. 29%
des membres des Premières Nations qui ont répondu au questionnaire du
recensement de 2006 ont déclaré pouvoir parler une langue autochtone
suffisamment bien pour soutenir une conversation. Dans les réserves,
cette proportion s'élève à 51%. C'est l'inuktitut (appelé inuttut au
Ninunatsiavut) qui s'en tire le mieux: 69% des jeunes de 14 ans et moins
affirment le parler suffisamment pour pouvoir soutenir une conversation dans
cette langue.
Il y a environ 150 langues amérindiennes au Canada et aux Etats-Unis, et
quelque 600 à 700 langues en Amérique Centrale et Amérique du Sud.
Les langues autochtones font partie de la majorité des langues dites de «tradition
orale»; ce sont essentiellement des langues parlées. Et si la plupart d'entre
elles peuvent maintenant prendre une forme écrite, cette forme d'expression est
en fait rarement utilisée. Les documents écrits sont rares, et la capacité de
lire et d'écrire ces langues (et la transmission des connaissances nécessaires)
n'est souvent utile qu'en milieu scolaire. Les études réalisées pour la
Commission ont révélé, par exemple, qu'au Québec, [TRADUCTION] «même si
l'enseignement structuré en langue autochtone est de plus en plus répandu et
le nombre de spécialistes des langues (professeurs de langue, interprètes,
technolinguistes, etc.) va croissant, le recours spontané aux idiomes
autochtones dans la vie de tous les jours est plutôt rare. (Paragraphe
tiré de http://www.ainc-inac.gc.ca/ch/rcap/sg/si58_f.html
)
Dans la pratique, à cause du petit nombre de documents écrits en langue
autochtone, il n'existe en général peu de manuel, de livre du maître ou
d'autre matériel pédagogique en langue autochtone, outils pourtant
indispensables à l'enseignement des langues.
Souriquois
Jacques
Cartier et les Français ne sont pas les premiers êtres humains à avoir mis
les pieds ici, les Autochtones d’ici avaient colonisé le territoire bien
avant eux.
Au début du 16e siècle les Européens, les Basques entre autres, débarquaient
sur l’Île de la Grande Tortue (le continent).
Les Basques ont donc eu des contacts importants avec des peuples
autochtones, notamment avec les Mi’kmaq, les Be'othuks,
les Wolastoqiyik et les Innu.
Ces peuples devaient évidemment trouver un moyen de communiquer pour réaliser
ces échanges commerciaux, possiblement le «pidgin», un vocabulaire assez
restreint facilitant la communication entre peuples ayant des langues différentes.
Il est donc possible que ces peuples ayant eu des contacts, comme c'est
le cas pour les Basques et les Autochtones, aient développé un «pidgin» à
base de basque.
Par mis les surnoms donnés aux Mi’kmaq, notons le nom «Souriquois».
Le mot «souriquois» pourrait être un «pidgin basque-amérindien»
venant du mot basque «zurikoa». Ce mot était utilisé par les Autochtones lors de leurs
contacts avec les Blancs. «Souriquois»
pourrait vouloir être un dérivé du basque qui signifie «celui du Blanc».
Des sources historiques font état d'autres surnoms désignant les
Mi'kmaq, tels que Gaspésiens, Souriquois, Acadiens, Tarrantins (Tarrateen). Selon Silas Rand les Mi'kmaq utilisaient le nom de
Wejebowkwejik au XIX siècle.
Les Mi'kmaq avaient d'autres
surnoms: les Wolastoqiyik
les surnommaient «Matueswiskitchinuuk» (Indiens porc-épic), les
Beothuk les surnommaient «Shonack« (Mauvais Indiens), les Anglais les
surnommaient «Tarrateen», surnom aussi donné aux membres des Nations
Waban-Aki de l'est (Nations des loups) et de l'ouest (Sokoki), ce qui semait
souvent la confusion.
Les Mi'kmaq ont des ressemblances certaines avec les Wolastoqiyik (Passamaquoddy
/ Malecite).du Nouveau-Brunswick et les Waban-Aki (Wâbuna'kide) de la
Nouvelle-Angleterre parce que
leur langue a des caractéristiques communes avec celles des CrisBeothuk.
D'ailleurs,
beaucoup croient que les Mi'kmaq auraient immigré du nord. Leur
langue a des caractéristiques communes avec celles des CrisBeothuk et c'est
pourquoi ces derniers les surnommaient «Shonack» qui signifie «mauvais
Indiens».
Wapna'ki
/ Confédération Abénaqui
La confédération Abénaquis était formée de plusieurs Nations: Kanibesinnoaks
(Norridgewock, Patsuikets et Sokoki, Sokouakiaks); Nurhantsuaks (Norridgewock);
Pentagoets (Penobscot); Etemankiake (Etchimin / Mi'kmaq);
Ouarastegouiaks (Malecite).
Le surnom «Abnaki» était donné sans restriction aux Indiens du «Kennebec»
(Québec). Toutes ces Nations étaient de la même famille linguistique,
la principale différence étant entre les «Etchimin» (Mi'kmaq) et les autres
Nations du groupe. Les Etchimin formaient aussi un sous-groupe en sette
même Cofédération, qui était composée des Passamaquoddy (Wolastoqiyiket
/ Malecite). Du point de vue langage les Waban-Aki sont plus près des Anishinabeg
(des régions du centre). Du point de vue croyances, ils sont plus près
des Mi'kmaq.
lnui'sitwa'tuet
/ Interprète
( Paragraphes tirés de
http://www.pch.gc.ca/special/mdc/dacosta/index_f.cfm )
D'origine africaine,
Mathieu Da Costa gagnait sa vie comme navigateur et interprète. Il a
vraisemblablement fait de nombreux voyages vers le Nouveau Monde à la fin des
années 1500 et au début des années 1600.
Ses services d'interprétation étaient prisés tant par les Français que par
les Hollandais afin de les aider à commercer avec les peuples autochtones.
Mathieu Da Costa parlait probablement le français, le hollandais, le
portugais ainsi que le « pidgin basque ». En fait, ce dialecte était
sans doute la langue de commerce la plus utilisée à l'époque avec les peuples
autochtones.
La tradition européenne de faire appel à des interprètes de race noire
existait déjà depuis plus d'un siècle lorsque Mathieu Da Costa a
entrepris ce métier. Cette tradition a vu le jour au cours de voyages au large
de la côte africaine et s'est poursuivie au moment où les Européens et les
Africains ont franchi les eaux jusqu'aux Amériques. Mathieu Da Costa
a probablement pris la mer à maintes occasions. Il a remonté le fleuve
Saint-Laurent et a longé la côte du territoire qui forme aujourd'hui les
provinces du Canada atlantique. Il a travaillé avec Pierre Dugua de Monts, l'un
des fers de lance de la colonisation française dans les régions de l'Est du
Canada, et avec Samul de Champlain dans les années 1600. Les compétences
d'interprète de Mathieu Da Costa ont contribué à combler le fossé
culturel et linguistique qui existait entre les premiers explorateurs français
et le peuple Micmac.
Gesmi'sit
kespugwaluk / Langue de communication imposée
(Texte tiré de http://www.lagauche.com/Gauche_socialiste/1997-27-01.html
)
Jusqu'à la première guerre mondiale, la langue usuelle des peuples autochtones était leur propre langue historique...
La langue de communication avec les Blancs dépendait de deux facteurs: la langue commune des Blancs de la région (surtout des commerçants) et, ce qui importait encore davantage, la langue des missionnaires (français pour les catholiques et anglais pour les protestants).
A partir du début du 20è siècle, Ottawa impose l'usage de l'anglais comme langue d'enseignement sur les réserves. Dans le sud, les pressions économiques s'ajoutent à cette pression d'acculturation générale en faveur de l'anglicisation. Ainsi au Québec, les nations micmaques et kanien'ke tendent à perdre leur langue propre et à devenir anglophones tout en étant entourées de francophones tandis que la majorité des anishnabe emploie l'anglais comme langue seconde. Dans le Grand Nord où les Inuit, les Cris et les Naskapis restent essentiellemnt sous tutelle fédérale jusqu'au milieu des années 1970 et où il n'y a presque pas de francophones, l'anglais domine comme langue seconde.
En général on peut affirmer que les autochtones reconnus comme Indiens "statués" conformément à la Loi fédérale sur les Indiens sont anglophones ou utilisent l'anglais comme langue seconde (Kanien'ke, Cris, Inuit, Micmacs, Naskapis et la majorité des Anishnabe) tandis que ceux et celles qui n'ont pas signé de traité définitif ou n'ont pas de statut sont francophones ou utilisent le français comme langue seconde (Wendat (Hurons), Innut (Montagnais), Attikamekw, Abénakis, Malécites, et Métis et Indiens sans statut (surtout en Abitibi-Témiscamingue).
Wikuom / L'habitation
Des milliers d'années avant l'arrivée des premiers Européens, les peuples des
Premières Nations avaient développé de riches traditions de construction.
La forme du bâtiment constitue souvent une métaphore du cosmos et, en tant que
telle, est souvent associée à de puissantes valeurs spirituelles qui
permettent de définir l'identité culturelle d'un peuple. Les
constructions expriment de façon intégrale les croyances spirituelles et les
valeurs culturelles des occupants.
Il y avait fondamentalement deux types de wikuom (wigwams) chez le peuple
Mi'kmaq: le plus grand pouvait
abriter de 10 à 24 occupants pendant les mois plus chauds; le modèle de forme
conique pouvait abriter 10 à 12 personnes et était utilisé l’hiver.
L'écorce de bouleau était utilisée pour couvrir les bâches de leurs
wikuom car c'était une matière à la fois étanche et portative. Un
wikuom est toujours propre, chaud en hiver, frais en été, facile à
déplacer.
On ne frappait pas à la porte (ga'qan
/ kaagun / ka'qn) lorsque le wikwom était fait d'écorce ou de toile, la porte
étant simplement une peau ou une toile. On faisait appel à la personne
à l'intérieur en disant «goe'» (ohé en français), cette personne lui
répondait «pisgoa» ou «piskwae» (entre !) [En
français on dirait «toc-toc»].
Remarque:
Le mot «tipi» ou «tepee» a été répandu grâce aux films de cow boys.
C'est un mot de la nation «Dakota»
(Siou *).
* Le
surnom de «Naduesiu» était donné aux «Dakota» par les Anishinaabe (Algonquins),
il signifie «petits serpents».
Transformé dans la langue des Européens ce mot est devenu «Siou». La
Nation préfère être nommée «Dakota», «Nakota» ou «Lakota» selon
le dialecte. Ce
nom signifie «Alliés».
Ala'latl
/ Le
transport
Avant l'arrivée des Européens le gwitn (canoe) était le seul moyen de
transport utilisé durant la belle saison. Les villages étaient tous situés
près des rivières et des fleuves, il n'y avait donc aucune nécessité de
détruire les forêts pour créer des routes. Les Européens ont d'ailleurs vite
fait de constater que le gwitn avait l'avantage d'être plus rapide que
leurs petites embarcations et beaucoup légers à transporter.
Le taba'gan (toboggan) était utilisé entre autre pour
transporter les carcasses d'animaux l'hivers.
Mijipjewei
/ La nourriture
L'anguille
était et est encore un met très apprécié des Mi'kmaq.
Possédant un savoir ancestral complexe et
raffiné d’observation et un profond respect de la nature et de
l'environnement, les Indiens utilisent des espèces végétales agricoles et
médicinales depuis des millénaires.
Plusieurs plantes étaient utilisées ici bien avant l'arrivée des
Européens. Le tournesol et la courge étaient utilisées par tous.
Les Autochtones utilisaient l’huile de tournesol à la cuisson et à
l’assaisonnement. Ils tressaient les épis de maïs pour les faire
sécher et en faire de la farine ou autre aliment. L’épi
mâle de la quenouille étaient consommée comme
un épi de maïs et le cœur blanc de sa tige se mangeait comme légume. Ils fumaient les viandes pour les conserver longtemps.
La viande séchée
était d'ailleurs un petit déjeuner très apprécié des Mi'kmaq. Cette
viande séchée était très utiles lors de longues randonnées de
chasse. La sève d'érable était déjà utilisée par les Autochtones de
l'est bien avant l'arrivée des Européens. Ils en faisaient une boisson
chaude ou l'utilisaient pour faire du sirop et du sucre d'érable. Ils
utilisaient les fines herbes uniquement dans des potions lorsqu'ils étaient
malades. Ils enterraient les aliments pour qu’ils se préservent pendant
l’hiver.
Les
Autochtones utilisaient la
farine de quenouille et fabriquaient du pain, le «lu'sknikn». Le
rhizome de la quenouille donne une farine très blanche et douce. Le
pollen d’un beau jaune foncé fait une farine au goût délicat que les
Autochtones incorporaient dans la confection de leur pain. La pâte
pouvait être collée autour d'un bâton et cuite près du feu. Ce pain
pouvait aussi être cuit sur une pierre ou dans un plat de terre cuite et avoir la forme d'un pain plat.
Aujourd'hui, ce pain est souvent appelé «bannique» (du vieux mot anglais
«bannuc»)
car les premiers colons le comparaient à un pain Écossais
portant ce nom.
Une recette
autochtone très connue aujourd'hui est le «Pag wadjawessi». C'est un plat des amérindiens du centre et de l'est du
Québec. Le «Pag wadjawessi»
a été adopté et «adapté» par les Québécois du Bas-du-Fleuve et du
Saguenay. Ces adaptations sont ce que les Québécois appellent le
«six-pâtes» (ou «tourtière du Lac Saint-Jean») et le «six-pailles».
(Lisez mes propositions de
recettes http://www.astrosante.com/RecettesMikmaqEtloqteg.html
)
Mi'kmaq
mijipjewei
/ Nourriture chez les Mi'kmaq
Les Mi’kmaq étaient semi-nomades se déplaçant entre les villages de pêche
d'été près de la côte aux endroits intérieurs pour la chasse d'hiver.
Certains cultivaient un peu pendant l'été, mais la majeure partie de leur
alimentation estivale se composait toujours des poissons et des fruits de mer. Rien ne se perdait, ils
utilisaient toutes les parties des animaux et des oiseaux qu'ils abattaient,
leurs os, défenses, dents, griffes, plumes, poils, piquants, fourrure et peau
pour fabriquer tout ce dont ils avaient besoin. Des marmites et des assiettes de terre cuite étaient utilisé.
Le Mi'kmaq étaient et sont toujours d'excellents navigateurs de la mer et de grands astronomes.
Le cuivre servait parfois à en faire des aiguilles et des hameçons. Ils
se servaient de Skudakumoochooowte (la voie lactée) et des constellations pour
se guider le long du littoral. La chasse se faisait dès l’automne puisqu’il était plus facile dépister
les orignaux et les cerfs. Les
Mi’kmaq se déplaçant facilement sur la neige profonde à l’aide de
raquettes, traîneaux, et taba’gan. Ils séchaient et fumaient les
viandes et les poissons pour les conserver. L'animal a toujours eu un lien
très étroit avec les Mi'kmaq . C'est l'animal qui offre sa vie au
chasseur, non pas le chasseur qui lui prend la vie. C'est donc pour
honorer l'animal que le chasseur utilisera toutes les parties de l'animal, que
ce soit la chair ou la peau, les os ou les griffes, etc.
D'origine
autochtone, la chasse «à l’appel» a été adoptée par les non
autochtones. Cette
chasse se déroule par temps froid, calme et sans vent. On appelle le mâle en
imitant l’appel de la femelle.
Il ne faut pas bouger et attendre qu'un animal se pointe. La chasse «à
l'affût» aussi est pratiquée, souvent perché dans un arbre sur un «mirador»
pour ne pas que l'animal sente la présence du chasseur.
La «chasse à l'approche» demande une bonne connaissance de l'animal.
On utilise cette technique surtout par temps pluvieux, lorsque la terre
et les feuilles mouillées absorbent le bruit.
La peau de l'anguille servait aussi comme bandage, pour enlever la douleur,
soulager les crampes, rhumatisme, maux de tête et les blessures.
Aligew / Les
vêtements
Wampum /
La ceinture ornementale
Le
mot «wampum» est un mot raccourci dérivé du mot algonquin «Wampumpeag».
Le mot «wampum» est utilisé depuis l'arrivée des premiers colons
européens.
À la base, le «wampumpeag» désignait une bille, mais par extension,
la signification a été étendue aux colliers, aux ceintures et aux autres
objets réalisés avec des «wampum».
Les Premières Nations du Nord-Est, n'ayant pas de système d'écriture,
recouraient au «wampum» et y incorporaient une symbolique.
Le «wampum» avait
une valeur considérable pour les autochtones de l'Est du Canada.
Comme ornements et comme objets de cérémonie
il était porté en collier ou en ceinture, un objet sacré signifiant événement
important, validant un contrat, un mariage.
Il était utilisé pour expier
un meurtre ou verser une rançon pour des captifs.
Les «wampum» servaient de mémoire collective et le savoir faisait
partie de la tradition orale qui se transmettait de génération en génération.
Règle générale, plus une Nation avait de «wampum», plus elle avait un passé
riche.
Les coquillages faisaient l'objet d'activités commerciales entre les nations.
Ils passaient de main en main et pouvaient ainsi se retrouver jusqu'au centre du
continent nord-américain.
Certaines parties des coquillages, telles les sections nacrées avec des
reflets bleus ou violets, étaient très convoitées pour la fabrication des «wampum».
Une fois polies, les billes étaient enfilées sur des nerfs d'animaux,
sur de fines lanières de cuir de chevreuil ou de filaments végétaux, de façon
à ce que l'agencement des billes et des couleurs et la superposition des lanières
composent un ensemble de symboles faisant référence à un événement ou à un
personnage.
Il était constitué de perles enfilées sur des filaments végétaux ou
animaux provenant du polissage de coquillages du Nord-Est de l’Amérique du
Nord.
Les dessins symbolisaient les quatre points cardinaux, un fleuve, une rivière,
une montagne, une arme, le soleil, une Nation, un bateau, un animal ou des
concepts représentés par des animaux.
Le fond blanc symbolisait la pureté, les trois rangés de perles
blanches entre les deux rangs violets, l'amitié, la paix et le respect.
Le «wampum» à deux rangs parallèles violets sur fond blanc,
symbolisait-il la coexistence pacifique de deux peuples des Premières Nations,
et par la suite entre les Premières Nations et les Européens, chacun avec ses
propres coutumes.
Lorsque porté par le messager, dans un sens le dessin en forme de pipe
symbolisait le calumet de paix, porté dans l’autre sens il symbolisait la
hache de guerre.
L'utilisation des coquillages a rapidement fait place aux billes de verre coloré.
L’histoire nous informe que Jacques Cartier, dans ses récits de
voyages (1534, 1535 et 1541), mentionne qu'il a donné des chapelets de verre en
cadeau aux Amérindiens qu’il a rencontré.
Les puissances européennes ne voulant pas investir dans l'aventure
nord-américaine au départ, ces perles ont peu à peu revêtu le rôle de
monnaie.
À une certaine époque, les perles de verre étaient devenues la monnaie
de référence dans la traite des fourrures et dans le troc entre les Nations.
Les marchands européens acquéraient d'impressionnantes quantités de
fourrures en échange de billes de verre coloré.
Les ceintures de «wampum» à deux rangs ont servi de base à tous les traités
et accords conclus avec les Européens, d'abord, puis avec les Américains.
Avant
la Confédération Canadienne de 1867, certains groupes autochtones indiquaient
leur acceptation de certains Traités en remettant une ceinture «wampum» aux
représentants de la Couronne.
Ce «wampum» précisait les règles de comportement des deux peuples et
était le gage qu'aucun des deux groupes n'imposerait ses lois, ses traditions,
ses coutumes ni sa langue à l'autre, mais qu'ils coexisteraient en paix.
Des Traités signés validaient «légalement» l’entente, le représentant
de la Nation Autochtone signant du symbole représentant sa Nation. Ces
Traités ont toujours force de loi aujourd'hui.
A'sutmaqan
/ Spiritualité Les
Mi'kmaq vivaient en communion avec la nature. Pour eux, il y avait des
esprits dans les arbres, des esprits dans les plantes, des esprits dans les
fleurs. Des liens sacrés que la tradition a su conserver jusqu'à
aujourd'hui.
Les Mi.kmaq se démarquaient des autres groupes de langues algonquiennes par
leur culte solaire. Plusieurs sources confirment qu'il se pratiquait deux fois
par jour une adoration du Soleil, où par exemple on brûlait des offrandes de
fourrures et d'animaux. Il est aujourd'hui pratiquement impossible de
reconstituer la cosmogonie générale des Micmacs, mais il subsiste quelques
indications générales qui préservent le patrimoine culturel de ce peuple.
Valeurs morales La vie (visible et invisible) est partout présente, sous terre
comme sous les océans. Les différentes formes de vie peuvent se transmuer les
unes en les autres. Certains animaux, certains individus ne sont pas ce qu'ils
paraissent être. Les Anciens étaient de grands chasseurs : forts, dignes et
robustes. Ils étaient justes, généreux et courageux. Leur comportement doit
servir de modèle pour leurs descendants. Les Amérindiens ont des pouvoirs qui
les distinguent des étrangers. Ils peuvent invoquer des êtres surnaturels qui
leur dispensent présages et bienfaits. Certains possèdent même le don de
keskamizit, ou providence des Amérindiens, qui permet d'accomplir, de découvrir
ou de fabriquer des objets très vite et avec pleine assurance de réussite. Les
êtres humains sont tous égaux, ou du moins devraient l'être. Personne ne
devrait s'élever au-dessus d'autrui, même si des chefs se distinguent par
leurs capacités singulières, leur grandeur d'âme, leur courage, leur naturel
ou leurs accomplissements. Le sens de la mesure est préférable à la
perfection. L'excès d'une chose peut s'avérer nuisible ; mais chacun devrait
s'affranchir des limites lorsque l'occasion s'en présente et chercher à se dépasser.
Si ces préceptes ne sont certainement pas l'apanage de la culture des Mi.kmaq,
ils jouent chez ce peuple un rôle important dans l'attitude vis-à-vis des événements.
Les Mi'kmaq croyaient en un
être tout-puissant, le Créateur
«Nisgam» régnant sur la terre et chez les Mi'maq
et commandant le destin de toute chose, surnaturel et invisible,
commandant le soleil, la lune et les cieux. Ils croyaient qu'il avait
placé le soleil, la terre, la lune, les étoiles, le tonnerre, et d'autres phénomènes
physiques comme médiateurs afin de communiquer avec ses créatures . De ces
derniers, le soleil et la lune étaient considérés en tant que plus puissant.
Les Mi’kmaq croyaient en un être suprême, Klouskap
(Kluskap) mais aussi aux mauvais esprits dont certains pouvaient
emprunter une forme humaine. Selon la croyance Kluskap aurait préparé la terre que
devaient occuper ses peuples. Il aurait ensuite décoché des flèches sur des
bouleaux et des frênes, d'où hommes et femmes seraient sortis pour occuper la
place qui leur revenait parmi les arbres et les cours d'eaux, les animaux et les
plantes ainsi que la multitude d'êtres peuplant ces lieux. C'est Klouskap,
esprit protecteur de la vie, qui aurait créé la muraille d'eau pour protéger
les peuples habitant l'Île de la Grande Tortue contre d'éventuels assaillants
venant de l'est. Ce personnage qui habitait autrefois
les Maritimes et qui vit maintenant au loin est doté de pouvoirs énormes.
Glouscap était un puissant guerrier, qui a enseigné aux Micmacs plusieurs
stratagèmes et qui prédisait l'avenir. Il s'est éloigné des Micmacs mais
reviendra vers eux un jour pour les assister à l'heure du cataclysme.
Nisgam
est le soleil qui circule et doit son existence à Isoolg. Nisgam
donne la vie, la lumière et la chaleur. Le peuple Mi'kmaq croit que
Nisgam est responsable de la création des être humains sur terre.
Nisgam
seconde Gisoolg. Les
Mi'kmaq et autres autochtones ont un grand respect envers Nisgam et ses
pouvoirs. Nisgam doit son existence à Gisoolg le grand Esprit Créateur.
Ootsitgamoo
a été créé par Gisoolg et a été place au centre du parcours circulaire de
Nisgam, le soleil. Ootsitgamoo est la terre ou la région de la terre sur
laquelle les Mi’kmaq circulent et partagent ses abondantes ressources avec les
animaux et les plantes.
Nisgam a reçu la responsabilité de voir au bien être du monde des Mi'kmaq sur
Ootsitgamoo.
Nisgam fait briller la lumière au-dessus de Oositgamoo tout au long de
la journée alors qu’il parcours le jour.
Klouskap a été le premier à prendre forme à partir des mêmes éléments qui
ont servi à créer le monde du peuple Mi’kmaq.
D’une éclair Gisoolg a créé les animaux, oiseaux et plantes et
ensuite le peuple Mi’kmaq. À
partir du sable l’éclair forma l’image d’un être humain.
Les Mi'kmaq croyaient à d'autres êtres mythiques. Ils croyaient en Ni'kmwesu, un
esprit de la race des «Apje'ji'jg
L'nu»
(petits êtres) qui avait le
pouvoir de transporter une personne à un autre endroit et à un autre moment. Ils
croyaient aussi à Kullo (l'oiseau-esprit) et à Jipijka'maq (le grand serpent
cornu) qui avait le pouvoir de se transformer en serpent pour circuler sous la
terre. L'anguille était considérée comme un être sacré, égal en
importance à leur propre personnes.
Les Mi'kmaq croyaient que toutes
les choses vivantes avait une âme, non seulement les humains. Tous les
humains sont faits de trois éléments de base le corps physique, (mtinin)
l'âme-vie, (mimajuo'qon ou vie) l'âme-libre, se composée de la vie (mijijaqamij)
et les morts (skite'kmuj). L'âme-vie
implique l'activité du coeur,
respiration, circulation du sang, cerveau et les fonctions de moteur. l'âme-libre
existe indépendamment du corps, et formé l'image ombragée foncée de
l'homme lui-même. L'âme libre des morts (skite'kmuj) pourrait voyager à
la terre des morts, mais peut également rester sur terre pour hanter la vie.
Wa'so'q était l'endroit où les âmes des humains et des animaux ont vécu en
harmonie, là où il n'y avait aucune famine.
Les Mi'kmaq croyaient que si «l'âme-libre» revenait au corps pour unir à
«l'âme-vie», la résurrection pourrait se produire et la vie continuerait
comme auparavant. Une telle personne aurait de grandes puissances spirituelles.
Les Mi'kmaq croyaient que la réincarnation pouvait avoir lieu lorsque «l'âme-libre»
et «l'âme-vie» revenaient aux restes des
corps (les os). Ils ont donc associé les os à certains tabous. Orignaux,
castor, caribou, os d'ours et de martre étaient traités avec le respect, et ne
pouvaient être brûlé ou donné aux chiens. «Les
cendres de nos ancêtres sont sacrées et l'emplacement où ils reposent, une
terre sanctifiée».
outes
les choses vivantes avait une âme, non seulement les humains. Tous les
humains sont faits de trois éléments de base le corps physique, (mtinin)
l'âme-vie, (mimajuo'qon ou vie) l'âme-libre, se composée de la vie (mijijaqamij)
et les morts (skite'kmuj). L'âme-vie
implique l'activité du coeur,
respiration, circulation du sang, cerveau et les fonctions de moteur. l'âme-libre
existe indépendamment du corps, et formé l'image ombragée foncée de
l'homme lui-même. L'âme libre des morts (skite'kmuj) pourrait voyager à
la terre des morts, mais peut également rester sur terre pour hanter la vie.
Wa'so'q était l'endroit où les âmes des humains et des animaux ont vécu en
harmonie, là où il n'y avait aucune famine.
Les Mi'kmaq croyaient que si «l'âme-libre» revenait au corps pour unir à
«l'âme-vie», la résurrection pourrait se produire et la vie continuerait
comme auparavant. Une telle personne aurait de grandes puissances spirituelles.
Les Mi'kmaq croyaient que la réincarnation pouvait avoir lieu lorsque «l'âme-libre»
et «l'âme-vie» revenaient aux restes des
corps (les os). Ils ont donc associé les os à certains tabous. Orignaux,
castor, caribou, os d'ours et de martre étaient traités avec le respect, et ne
pouvaient être brûlé ou donné aux chiens. «Les
cendres de nos ancêtres sont sacrées et l'emplacement où ils reposent, une
terre sanctifiée».
Les Mi'kmaq croyaient que ces animaux avaient la capacité de communiquer leur
bon ou mauvais traitements à d'autres âmes animales dans Wa'soq. Un
orignal réincarné saurait si ses restes avaient été maltraités dans sa vie
antérieure, et ne s'offrirait plus aux chasseurs Mi'kmaq. Ce qui aurait pu
avoir comme conséquence une pénurie de nourriture pour les Mi'kmaq.
Les Mi'kmaq croyaient que la route au ciel était la voie lactée (skit'kmuju'awti),
la route de l'esprit.
Les
Mi'kmaq croyaient à une certaine forme de vie après la mort. Lorsqu'un
membre du groupe mourrait, on frappait sur les murs de son wikuom jusqu'à
ce que l'esprit sorte. Les villages voisins étaient avisés de la mort de
la personne. On brûlait la demeure de la personne morte. Un
festin suivait les quelques jours de deuil. La famille du défun devait
peindre leur visage en noir et porter le deuil pendant près d'un an.
Les Mikmaq croyaient que les âmes pourraient chasser, se régaler, chantez, et
danser dans la vie après la mort. Ils ne croyaient aucunement à un endroit de
punition éternelle. Puisque d'autres énergies spirituelles existaient
dans les objets animés et inanimés, il était important de montrer le respect
à toute vie et toute chose vivante sur terre. Le Mi'kmaq ne
considéraient pas leur vie supérieurs à d'autre vie, puisqu'ils croyaient que
les humains et les animaux étaient également créés.
Les Mi'kmaq croyaient que certains animaux avaient été placés sur terre pour
la survie pour des humains. Des prières étaient récitées avant de tuer
un animal pendant une chasse. En raison de la croyance de la spiritualité
chez les animaux, les os des animaux morts étaient traités avec un grand
respect. On donnait aux animaux de compagnie, comme des chiens, certaine viande
des animaux, mais jamais on ne donnait les os. C'était une marque de respect
pour l'animal qui avait offert sa vie au chasseur. Les os étaient utilisés ou
enterrés.
Certains individus au sein de
la communauté étaient considérés comme possédant des pouvoirs
extraordinaires, pouvoirs de prévoir des événements ou d'interpréter des rêves.
Les Mi'kmaq les identifiaient sous le nom de shaman. Les Mi'kmaq croyaient
qu'il y avait de bons et de mauvais esprits, et le shaman avait la puissance de
les inviter et d'intervenir auprès d'eux. Membertou était censé
posséder des puissances extraordinaires.
La survie de l'enfant existant était la priorité. Une
femme Mi'kmaw qui devenait enceinte alors qu'elle soignait un enfant en bas âge
pouvait terminer une grossesse inattendue.
Des prières spécifiques étaient récitées en différentes occasions.
Ces prières prenaient la forme de danses et chansons. «Le chant est le
souffle de l'esprit qui consacre l'acte d'exister». Ils y avait des prières
pour marquer les changements de saisons, des prières pour une chasse réussie,
des prières pour le rétablissement d'une personne malade, des prières pour la
paix et le bonheur d'une âme après la mort.
«Avant de parler de choses
sacrées, nous nous préparons nous-même par des offrandes. L'un de nous
remplira son calumet et le tendra à l'autre qui l'allumera et l'offrira au ciel
et à la terre. Ils fumeront ensemble. Alors ils seront prêts à
parler.»
Le jeûne était un aspect important de spiritualité de Mi'kmaq. De
jeunes hommes qui se préparaient à leur première chasse étaient encouragés
à jeûner jusqu'à trois jours. Ce jeûne devait les aider à se préparer
physiquement et mentalement à une chasse réussie.
Selon
les croyances Mi'kmaq, l’humanité est l’élément ayant le moins de
pouvoir et le moins d’importance de toute la création. Conséquemment,
l’homme ne peut faire passer ses intérêts avant ceux des autres créatures
de la Terre. Cette vision du monde a dicté les coutumes, les pensées et les
comportements des divers peuples autochtones dont celui de la nation Mi'kmaq
avant la colonisation européenne. Ces règles ont été enseignées d’une génération
à l’autre, permettant aux Autochtones de maintenir une conduite sociable
acceptable.
Selon la croyance Mi'kmaq, un bon
gouvernement était perçu comme une «entente spirituelle», l’égalité était
une ordonnance divine et le bon ordre qui engendrait l’harmonie provenait
d’une source et amenait une sanction toutes deux transcendantes de
l’individu et de la nation. C’était l’œuvre du Créateur.
Chez le peuple Mi’kmaq le chiffre sept avait une signification importante.
Il y avait (et encore aujourd’hui) sept territoires.
La médecine la plus efficace était faite (et encore aujourd’hui) a
partir de racines provenant de sept plantes différentes.
Sept hommes représentant les sept territoires et Conseils s’assoyaient
dans la tante sacrée pour y fumer la pipe et brûler les herbes.
Ils lançaient de l’eau sur sept, quatorze ou vingt et une
pierres (guntew)
chaudes (epteg) pour produire de la vapeur
(etligp'taq)
dans le but de se purifier.
C’était une nouvelle naissance. Les
hommes remerciaient le Créateur, le soleil et la terre.
Ils remerciaient la première famille, Kluskap,
Nogami, Netaoansom, et Neganagonimgoosisgo.
Au
commencement, le Créateur (Kisulk)
donna la vie
aux Mi'kmaq
et le droit à la liberté (le droit à l'autodétermination). Les
Mi'kmaq ont été destinés à vivre sur notre Mère la Terre
et
profiter des cadeaux de ses eaux et territoires.
En échange les Mi'kmaq ont eu le devoir de protéger et préserver notre
Mère la Terre. C'était une obligation divine léguée aux peule
Mi'kmaq. Kisulk nous a donné ce droit et cette responsabilité et
aucun gouvernement ne peut nous l'enlever.
Le Grans Esprit Kinap
Selon les Peuples Mi'kmaq cet
être suprême disposait de dons surnaturels et a accompli des miracles
merveilleux pour la plus grande confusion des tribus qui l'ont renié. Mais
Kinap n'utilise jamais ses pouvoirs qu'en vue du Bien, ou pire pour jouer des
tours.
Sketekemouc
Les Mi'kmaq redoutaient le
Sketekemouc, un fantôme dont
l'apparition annonçait une mort prochaine. À la même catégorie d'êtres
surnaturels se rattachent les Mikemouwesou et les Poukeletemouc,
des nains qui s'habillent et vivent à la manière des Indiens des temps
anciens, ne mangent que de la viande de bêtes sauvages, profitent des
hommes ou leur nuisent.
A'sutmaqan
/ Spiritualité
(Texte tiré de http://www.aboutourland.com
)
La
spiritualité n’était pas à l’écart de la manière Mi’gmaq de voir le
monde. C’était plutôt au cœur de la façon Mi’gmaq de voir le monde
et ce sur quoi tout le reste reposait et était entretenu. La spiritualité était
la base des enseignements Mi’gmaq, et de la relation avec toute la création.
On
croyait que toute vie était faite de corps, d’âme et d’esprits
bienveillants qui guidaient les gens vers le bon chemin.
Contrairement
aux croyances des colonisateurs, le peuple Mi’gmaq avait une culture complexe
et organisée basée sur la spiritualité et la connexion à la terre. Ceci
s’exprime non seulement dans notre connaissance traditionnelle, mais aussi
dans la littérature historique dont l’objectif était de présenter la
culture Mi’gmaq comme étant désorganisée et superstitieuse.
Lorsque
les écrits des Européens sont examinés avec les enseignements Mi’gmaq, ils
montrent que la spiritualité était intégrale à la culture Mi’gmaq. La
spiritualité définissait les rôles et les responsabilités et montrait
l’importance de la vie communautaire et du respect, le respect de la terre,
des autres, des ancêtres et de toutes les créatures.
Un
partie essentielle du maintient de la paix et de l’harmonie chez les Mi’gmaq
se faisait par les cérémonies. Les cérémonies étaient utilisées non
seulement pour enseigner la bonne manière de faire, mais aussi pour guider les
interactions au sein des communautés Mi’gmaq et avec les communautés de
l’extérieur.
Prenez,
par exemple, la cérémonie du calumet. La cérémonie du calumet était pratiquée
au début et à la fin des événements importants. On croyait que la cérémonie
du calumet mettait les participants dans un bon état positif.
La
cérémonie du calumet représentait une invitation à toute la création à
voir l’événement. Elle demandait aux esprits qui aident et aux ancêtres de
participer et d’offrir conseils.
Parmi
les autres cérémonies, on retrouvait l’offre de cadeaux, le jeûne et des cérémonies
de levée du soleil. Plusieurs de ces cérémonies enseignaient que toutes les
choses ont un esprit, et que toutes les choses sont importantes. Par exemple, la
cérémonie était très importante au moment de prendre des médicaments (ou
d’autres contributions) de la Terre mère.
Selon
la façon Mi’gmaq de voir le monde, on croit que chaque personne vient au
monde avec un don unique. Alors, on croit que certaines personnes sont nées
avec le don d’un « gros cœur. » Ce don est important, parce
qu’il se rapporte à l’apprentissage. On montre aux personnes qui viennent
au monde avec ce don d’importants éléments culturels afin qu’ils puissent
enseigner aux générations à venir. Aussi, les personnes au « gros cœur »
devenaient souvent les leaders des familles et/ou de clans.
Ms't Gisiatl /
La création
(Texte de Stephen Augustine tiré de:
http://www.fourdirectionsteachings.com/fr/transcripts/mikmaq.html#9 )
Dans le récit de la
création du peuple micmac, Glooscap fut la première personne créée, la tête
couchée dans la direction du soleil levant, les pieds dans la direction du
coucher de soleil et les bras en croix, l’un tendu vers le Sud, l’autre le
Nord. C’est ainsi que Glooscap fut créé sur la surface de la Terre, son
corps pointant dans les quatre directions. Il fut créé à même tous les éléments
de la Terre : la poussière et les feuilles, les plantes, la pierre et le bois.
Tout fut rassemblé pour créer Glooscap sur la surface de la Terre. Mais tout
n’a pas commencé par Glooscap. Il apparut durant les sept étapes de la création,
représentées par les sept directions sacrées. La première étape de la création
apporta le Donneur de vie. Dans la compréhension micmaque du
monde, le ciel ou la direction du haut symbolise la première étape de la création.
Grand-Père Soleil est la deuxième étape de la création. Le soleil, ou la
direction du centre, symbolise l’être. Notre mère, la Terre est la troisième
étape de la création. La direction sous nos pieds la représente. Glooscap
couché la tête à l’Est alors qu’il prend forme représente la quatrième
étape de la création. À cette direction sont associés l’autorité et les
oiseaux. Grand-Mère dans le Sud représente la cinquième étape de la création.
Elle symbolise la sagesse et la connaissance, ainsi que la vie animale. Le jeune
homme – le Neveu – et l’Ouest représentent la sixième étape de la création.
Ils symbolisent la jeunesse, la vision, la force, les poissons et la vie marine.
La Mère dans le Nord représente la septième étape de la création. Elle
symbolise la compréhension, l’amour et les plantes. Voilà les sept
directions sacrées qui représentent les sept étapes de la création.
La première étape de la création – Le Donneur de vie
Le Donneur de vie est la première action. Il est le mystère de la création qui existe tout autour, se présente sous forme de grands cercles et commande notre admiration. Nous l’apercevons dans les fleurs et les feuilles qui sortent au printemps pour s’épanouir sous le soleil, le vent et la pluie de l’été; dans le soleil qui gagne en puissance au fil des jours et l’eau qui se met à fuir; dans les plantes qui perdent leur vitalité à l’automne, meurent et viennent offrir leurs nutriments aux racines et à la terre pour créer de nouveau – la vie donnant la vie. Pris dans leur ensemble pour ne former qu’un, toute cette splendeur, ces cycles de vie et de mort contiennent le mystère de l’existence et font partie des merveilles de la création qui nous entoure.
La deuxième étape de la création – Grand-Père-Soleil
La deuxième étape de la création est le soleil que nous appelons Nisgam, ou
grand-père. Grand-Père Soleil nous donne les ombres. Lorsque nous disons «
ombre » en micmac, nous faisons référence aux esprits de nos ancêtres. Les
ombres que Grand-Père Soleil nous offre sont les esprits de nos ancêtres.
La troisième étape de la
création – Notre Mère la Terre
La troisième étape de la création, sous nos pieds, est notre mère, la Terre,
que nous foulons et qui contient les esprits de nos ancêtres. Dans notre
langue, la terre se nomme Oosgit et le dessus du tambour, s’applique aussi à
la terre qui recouvre la surface de la Terre, la matière sur laquelle nous
marchons et que nous partageons avec tous les êtres vivants. C’est pourquoi
nous appelons notre mère, la Terre. Et quand je dis qu’elle est notre mère,
j’utilise le mot Oogitjinoo. Ainsi, lorsque nous parlons du tambour, nous
parlons de notre mère, la Terre. Lorsque nous entendons battre le tambour, nous
entendons battre le cœur de notre mère, la Terre.
La quatrième étape de la création – Glooscap à l’EST
À la quatrième étape de la création, un éclair frappa la Terre et, sur sa surface, créa une personne à même les éléments – la poussière, les feuilles, les plumes, les os, la pierre et le bois. C’est ainsi qu’à la quatrième étape de la création apparut Glooscap, la tête couchée dans la direction du soleil levant, à l’Est, les pieds dans la direction du coucher de soleil et les bras en croix, l’un tendu vers le Sud, l’autre le Nord. Glooscap fut heureux d’avoir reçu la visite de l’aigle, et le regarda s’éloigner dans le ciel. Lorsqu’il prit son envol, l’oiseau laissa une plume flotter derrière lui dans l’air. Avant qu’elle ne touche le sol, Glooscap l’attrapa et leva les yeux au ciel. La plume d’aigle à la main, il se sentait très puissant. Depuis ce jour, la plume de l’aigle est un symbole de puissance liant notre peuple au Donneur de vie, à Grand-Père Soleil et à notre mère, la Terre.
La cinquième étape de la création –
Grand-Mère
Glooscap se mit à voyager et aperçut une
veille femme assise sur une roche. Il s’approcha et lui demanda : « Qui êtes-vous?
D’où venez-vous? » La veille femme le regarda et dit : « Tu ne me reconnais
pas? Je suis ta grand-mère. Je dois mon existence à cette roche sur le sol.
Grand-Mère enseigna donc le feu à Glooscap et sa relation avec notre survie.
Ils vécurent ensemble et Grand-Mère lui transmis son savoir. Elle confectionna
leurs vêtements et fabriqua leurs outils avec l’animal qu’avait rapporté
Glooscap, et lui montra tout ce qu’il devait savoir sur la survie.
La sixième étape de
la création - Le Neveu
Glooscap fut heureux que son
neveu soit venu sur la Terre partager sa vie et offrir sa force et sa vision --
parce que les jeunes voient au-delà de nous; ils voient l'avenir et nous
servent de guide afin que nous puissions partager notre survie avec les générations
futures. Ayant compris cela, Glooscap et son neveu retournernèrent auprès de
Grand-Mère. Et parce que le neveu devait son existence à l'océan, Glooscap
fit appel aux poissons. Nous avons besoin de vous pour survivre. Il s'excusa
d'avoir pris la vie et l'ombre des poissons. Et il s'excusa auprès de notre mère,
la Terre, d'avoir pris de ses éléments pour assurer sa propre subsistance et
celle de Grand-Mère et de son neveu. Grand-Mère prépara un festin de poisson
pour célébrer l'arrivée du jeune homme, le neveu de Glooscap. Ils mangèrent
et partagèrent leur vie, et Grand-Mère continua à leur apprendre tout ce
qu'il y avait à savoir sur le monde et les moyens de survie sur la terre.
La septième étape de la
création - La Mère
Un jour, Glooscap était seul
près du feu qu'il venait d'alimenter. Une femme apparut et vint s'asseoir à
ses côtés. Il la regarda et répondit : «Qui es-tu? Tôt ce matin, j'étais
une feuille qui se détacha de son arbre et tomba par terre. La rosée se forma
sur la feuille et là, avec l'aide du Donneur de vie, de Grand-Père Soleil et
de notre mère, la Terre, je reçus le corps d'une jeune femme. J'apporte les
couleurs du monde : le bleu du ciel, le jaune du soleil, le vert de l'herbe, des
arbres et des feuilles, le rouge de la terre, le noir de la nuit et le blanc de
la neige. Et j'apporte la compréhension et l'amour, pour que mes enfants
apprennent à prendre soin les uns des autres, à compter les uns sur les autres
et à s'aimer les uns les autres. Glooscap fut heureux qu'elle soit venue lui
apprendre comment aimer, comprendre et partager, lui enseigner que nous comptons
tous les uns sur les autres pour survivre.
Les origines de la Nation et
des Clans Micmacs
Un jour, l’aigle revint rendre visite à Glooscap. Il expliqua à Glooscap que sa Grand-Mère et lui devaient quitter ce monde pour se rendre à l’Ouest et au Nord. Ils devaient traverser dans le monde spirituel et y rester jusqu’à ce que le peuple micmac soit menacé d’extinction et ait besoin de leur aide.
L’aigle dit également à Glooscap que sa mère et son neveu devaient prendre soin du Feu du Grand-Esprit. Il ajouta : « De ce feu jaillira une étincelle qui, en frappant le sol, fera naître une femme. Une autre étincelle jaillira et une autre femme sera créée, et puis une autre, jusqu’à ce qu’il y ait sept femmes. Puis, d’autres étincelles jailliront au fil du temps et sept hommes seront créés. Ensemble, ces sept hommes et sept femmes formeront sept familles. » Le peuple micmac est l’une des sept familles issues des étincelles.
L’aigle expliqua à Glooscap
qu’après un certain temps, une fois que les sept familles auront appris les
enseignements, ils quitteront la région du grand feu et se disperseront. Le
peuple micmac se retrouva dans les Maritimes. Et afin de ne pas oublier la
signification et le sens des sept étapes de la création, nous nous sommes séparés
en sept clans, ou maouiomis. Pendant des milliers d’années, les chefs
traditionnels de ces maouiomis ont conservé le savoir et l’histoire de ces
sept territoires, ces sept Chibouktous, ou Feux sacrés.
Rituel Micmac du souvenir de la Création
Donc, une fois sept hivers passés, les sept clans revinrent avec leurs sept feux raviver le feu original, qui représente les quatre premières étapes de la création – pour honorer le Donneur de vie, Grand-Père Soleil, notre mère, la Terre, et Glooscap, et pour se rappeler l’éclair et les étincelles qui leur avaient donné la vie et avaient créé le Feu du Grand-Esprit. Les sept clans placèrent sept pierres dans le feu pour représenter les sept premières étapes de la création, et sept pierres supplémentaires pour les sept familles originales issues de la première étincelle. Ils y placèrent sept autres pierres pour les clans de chacune de ces sept familles. Ensuite, ils rassemblèrent leurs remèdes, leurs plantes médicinales, leurs racines et leurs feuilles, et sept pierres de plus pour représenter les sept grands remèdes que ces familles apportaient. En tout, ils avaient jeté 28 pierres au feu.
Notre suerie est formée de sept jeunes arbres recourbés et sa porte est orientée vers l’Est. Les sept chefs héréditaires pénètrent dans la hutte, le ventre de notre mère, la Terre, et demandent au peuple de couvrir la hutte de sept peaux d’animal. Et les chefs demandent ensuite que soient apportées les sept premières pierres, qui représentent la Grand-Mère. Nous fermons alors la porte puis versons de l’eau sur ces pierres pour nous rappeler comment Grand-Mère fut créée à même la pierre quand la rosée s’y forma et fut chauffée par Grand-Père Soleil – comment elle est née de l’union de la lumière et de la chaleur – le feu et l’eau convergeant sur la pierre. La vapeur purifie nos corps et notre sueur retournerne à notre mère, nous liant à la création, à nos ombres. Les portes s’ouvrent alors et nous chantons nos chants et partageons le calumet et le foin d’odeur. Puis nous demandons une fois, deux fois, trois fois que soient apportées sept autres pierres, et faisons offrande à chacun des points cardinaux et à tout ce qu’ils nous ont donné : les enseignements de la Grand-Mère et des aînés, le neveu et nos mères. Et lorsque la porte s’ouvre, tout le monde fait le tour du cercle et ressort, comme des enfants qui entrent dans le monde.C’est ainsi que nous rendons honneur aux sept étapes de la création et aux sept directions sacrées dans nos cérémonies : celles de la suerie, du foin d’odeur qui honore le neveu, de l’offrande du tabac qui rappelle la création de la Mère à partir d’une feuille et du calumet qui symbolise les enseignements de la Grand-Mère et de la Mère en joignant ensemble la pierre et la plante, le fourneau de pipe en pierre et le tuyau en bois.
La fumée du foin d’odeur et
du calumet transporte les mots et les prières de tous ceux que nous invitons
dans notre cercle de cérémonie. Nous offrons cette fumée et ces prières aux
sept directions. Nous levons les yeux au ciel pour remercier le Donneur de vie
de nous avoir donné la vie. Nous nous tournons vers l’intérieur pour
remercier Grand-Père Soleil de nous avoir donné notre ombre. Nous nous
tournons vers notre mère, la Terre, et la remercions d’avoir donné
d’elle-même pour nous créer. Nous nous tournons vers l’Est pour remercier
Glooscap de son autorité et pour nous rappeler l’aigle et l’oiseau. Nous
nous tournons vers le Sud, vers Grand-Mère, née de la pierre, et nous nous
rappelons ses dons de la sagesse et les animaux. Nous nous rappelons le neveu,
qui est allé vers l’Ouest – avec en lui le don de la force et le regard des
ancêtres tourné vers l’avenir – et apporta le poisson. Nous nous tournons
vers le Nord, où la Mère est née de la feuille d’un arbre, symbole des
plantes, des couleurs et des enseignements de l’amour et des façons de
prendre soin les uns des autres.
Ms't Gisiatl /
La création
(Texte tiré de: http://www.aboutourland.com
)
Dans
l’histoire de la création, le soleil est créé en premier. Par la suite,
nous voyons la description de la naissance de Kluskap. Il est formé de la terre
sèche. Un éclair frappe cette terre sèche et elle devient verte. Cette terre
verte donne naissance aux animaux, qui à leur tour donnent vie à Kluskap.
Ensuite,
le Créateur envoie Nukumi, la grand-mère qui les guide et qui enseigne à
Kluskap. Grand-mère a été créée à partir de la pierre et a le don de la
connaissance. Sa première leçon est de dire à Kluskap de demander à ses frères
et sœurs (les animaux) la permission de les chasser pour survivre.
Le
prochain membre de la famille de Kluskap à arriver est son neveu, Netawansum.
Netawansum apporte des cadeaux et des enseignements à Kluskap sur le monde
sous-marin.
Ensuite
est venue la mère de Kluskap, Nikanakanimqusiwsq. Elle a apporté des
enseignements sur le cycle de la vie. Elle a aussi apporté l’amour et la
couleur au monde. Elle a partagé avec Kluskap des enseignements sur la terre,
et des connaissances pour conserver la paix et l’harmonie dans le monde.
Les
enseignements de la première famille ont guidé le peuple Mi’gmaq. Des générations
de Mi’gmaq ont appris à vivre en harmonie avec le monde qui les entoure. Ils
ont appris le respect du monde naturel, à chasser et à pêcher en respectant
les animaux. Ils ont appris à cueillir les médecines naturelles, et les cérémonies
appropriées.
La connaissance était transmise aux générations par les coutumes, les cérémonies, les histoires, les chansons, les leçons et l’expérience.
Des systèmes de croyance spirituelle uniques se sont développés parmi les peuples autochtones de l’Amérique du Nord au cours des milliers d’années qui ont précédé l’arrivée des Européens, peut-être même des premières migrations des Premières nations sur ce continent, voire plus tôt. Cette longue période d’évolution des croyances et des pratiques spirituelles parmi les peuples qui se distinguaient par de nombreuses cultures tribales et nationales manquait bien entendu d’uniformité. Au Canada de nos jours, il existe au moins 56 traditions autochtones distinctes, y compris celles des Inuits du Nord, et beaucoup d’autres existent au sud de la frontière séparant le Canada et les États-Unis. Chacun de ces peuples a élaboré un système de croyance spirituelle qui dictait la moralité et la relation personnelle avec le Créateur. Avec le temps et l’impulsion du commerce et des alliances de défense entre les tribus et les peuples, un certain nombre d’éléments des systèmes et des pratiques liés aux différentes croyances spirituelles se sont répandus et sont devenus communs en Amérique du Nord.
Avec l’arrivée des Européens, les Autochtones d’Amérique du Nord ont trouvé de nouvelles façons de définir leurs relations avec Dieu. Aujourd’hui, la majorité d’entre eux sont chrétiens. Selon les résultats du recensement canadien de 1991, parmi les 1 002 945 descendants Autochtones, Inuits ou Métis canadiens d’Amérique du Nord seulement 10 840 ont déclaré avoir conservé les croyances traditionnelles de leur peuple. Cependant, les anciens des Premières nations, la GRC et d’autres personnes qui ont examiné la question de près indiquent que beaucoup d’autres membres des Premières nations intègrent certaines croyances et pratiques à leur vie spirituelle ou se tournent entièrement vers leur patrimoine afin d’exprimer leurs besoins spirituels.
Les traditions spirituelles autochtones sont transmises oralement de génération en génération. Bien que les traditions autochtones d’Amérique du Nord varient considérablement d’un bout à l’autre du continent, elles ont quand même plusieurs points en commun. La croyance voulant que le Grand Esprit ait créé la terre et ses habitants est commune à bien des cultures. D’autres croient que l’humanité vient d’un monde céleste, que la terre est la mère de toute vie et que les plantes et les animaux ont un esprit qu’il faut respecter, honorer et dont il faut prendre soin. Il s’agit d’un concept holistique qui vise non seulement la vie humaine, mais aussi la vie du monde et de toute chose qu’il contient, qu’elle soit animée ou non, et selon lequel tout est lié par un cercle de la vie. Le cercle d’influences du chaman reflète et explique ce concept.
Le cercle d’influences explique comment toute vie est interdépendante et fait partie d’un cercle infini. Chacun des quatre points cardinaux possède un esprit directeur et des attributs uniques et symbolise une étape de la vie. L’est, la direction de la naissance quotidienne du soleil, représente la naissance de l’enfant et les premières années de sa vie. Le sud est lié à l’enfance et à la croissance intellectuelle. L’ouest symbolise l’âge adulte et l’introspection, alors que le Nord représente la phase de la vie des anciens et ses aspects spirituels. Le centre du cercle représente la Terre mère et le Créateur ainsi que leur rôle en matière de commencement et de continuation de la vie.
Les traditions spirituelles des peuples inuits du Canada ont été pour la plupart remplacées par la chrétienté, bien que certaines formes de rituels soient encore observées de nos jours pendant les offices de culte chrétiens et les rassemblements politiques et culturels. Comme la plupart des cultures autochtones fondées sur la chasse et les réserves alimentaires, les croyances spirituelles des Inuits étaient souvent célébrées au moyen de rites liés à la production alimentaire. Les Inuits croyaient en Naarjuk, l’Être suprême qui a créé la terre et la mer, et en Nuliajuk, la déesse ou l’esprit de la mer. Les esprits représentaient principalement des sources de nourriture, par exemple ijirak est l’esprit d’un caribou. Sous la direction de angatkuk (chaman) et à l’aide de ses directives, ces rites étaient accomplis avant la chasse en récitant des prières de supplication dans lesquelles on demandait à Nuliajuk de bénir la chasse au phoque ou la pêche, et on la remerciait après pour une chasse ou une pêche fructueuse. De nos jours, certains aspects cérémoniels des rites sont observés par la prière et des services de culte chrétiens et dans le cadre de festivals et de rassemblements dans la collectivité, en grande partie afin de commémorer la culture et le style de vie anciens.
Plusieurs traditions des Autochtones d’Amérique du Nord sont liées au développement
spirituel et personnel, à la compréhension du Grand Esprit et de la Terre mère,
à l’appréciation de la nature de la vie et de l’environnement. Les rites
et les cérémonies décrites dans les sections qui suivent fournissent une
base plus générale afin de comprendre les moyens par lesquels la spiritualité
autochtone est pratiquée.
Éléments religieux
Textes sacrés et doctrines
Les pratiques en matière de funérailles et de deuil varient selon les différentes nations et selon chaque famille. La grande majorité des peuples autochtones chrétiens préfèrent en général des funérailles et des obsèques propres à leur Église. Ceux qui adoptent les traditions spirituelles autochtones, et certaines personnes qui intègrent certains de leurs aspects aux funérailles chrétiennes, peuvent observer certaines des pratiques générales indiquées ci-dessous ou les adopter toutes. Les pratiques indiquées sont particulières aux Premières nations des groupes linguistiques présentés.
PAGETUNOWWEDOOMKAWA'
- LA CÉRÉMONIE DES POISSONS
Le
dernier jour de janvier, une fois le jour tombé, des peaux d'anguilles et des têtes
de poissons étalées sur un tronc d'arbre étaient offerte aux Esprits.
Un aîné menait la famille au tronçon, remerciait les Esprits de leur
avoir permi de survivre les grands froids d'hivers, et demandait encore leurs
protections jusqu'au printemps.
Getlams'tmeg
msit maqamigew sigu aq egatagwotumugawa' sape'wigl.
Nous croyons que la terre, les animaux et les plantes sont sacrée.
Gwatejg
a'sutmaqan /
Spritualité des Haudenausaunee
(Texte tiré de
«Religion chez les Iroquois» http://www.seminaire-sherbrooke.qc.ca/hist/hist4/Enrichi/iroq.htm
)
Les Iroquois
croyaient qu'avant la création de l'humanité, le monde n'était qu'une vaste
mer habitée par des créatures marines et des oiseaux aquatiques. Ils se représentaient
le ciel comme un énorme dôme. Des gens habitaient au sommet du dôme. Un
arbre, dont les fleurs fournissaient la lumière pour ces gens, y croissait en
plein centre. Mais le chef de cette population tomba malade. Les Iroquois
croyaient que la maladie était causée par un souhait non réalisé. Les
habitants du monde céleste essayaient de deviner le souhait de l'âme de leur
chef. Il fut déterminé que le grand Arbre de Lumière devait être déraciné.
Cela fut fait, et le chef se coucha à côté du trou ainsi créé et regarda la
mer tout en bas. Il appela sa femme à son côté. En fait, il y avait eu un
conflit entre eux, et il la soupçonnait d'infidélité. Il la poussa dans le
trou, et elle tomba en direction de la mer primitive.
En bas, les animaux aquatiques regardèrent vers le ciel et la virent qui
tombait vers eux. Des oies s'envolèrent, aile contre aile, et l'attrapèrent
dans sa chute. En dessous, les animaux se demandaient qui aurait la force nécessaire
pour soutenir la femme, et il fut décidé de faire appel à la tortue. Les oies
déposèrent donc la femme sur le dos de la tortue, tandis que les animaux
plongeaient vers le fond pour ramener de la boue et former le sol sur le dos de
la tortue. Mais tous remontèrent sans vie à la surface. Cependant, quand on
examina les pattes du rat musqué, on y trouva des mottes de terre, que l'on plaça
sur le dos de la tortue. Cette boue s'étendit rapidement, jusqu'à atteindre la
taille d'un continent.
La Femme du Ciel était enceinte quand son mari l'avait poussée dans le trou,
et elle vint à donner naissance à une fille. Celle-ci grandit et devint femme,
mais elle ne suivit pas les instructions de sa mère et fut fécondée par le
Vent d'Ouest (dans d'autres versions de ce mythe, la grossesse est causée par
l'eau ou par un visiteur qui dépose des flèches à côté du lit de la fille).
La grossesse fut difficile. La jeune femme se rendit compte qu'elle portait des
jumeaux quand elle les entendit se disputer dans son ventre. Un des jumeaux
souhaitait naître de la façon normale, mais l'autre trouvait plus simple de
sortir par l'aisselle de leur mère. Le premier avait beau dire que cela tuerait
leur mère, l'autre était déterminé à naître de cette façon. La femme alla
voir sa mère et lui expliqua qu'elle allait mourir en couches et lui donna des
instructions pour son enterrement.
Les frères jumeaux sortirent du sein de leur mère de la façon qu'ils avaient
prévue, et le plus jeune (qu'on appela Silex ou Mauvais Esprit) tua sa mère en
sortant par son côté. Quand la Femme du Ciel les trouva, de même que le corps
de sa fille, elle demanda qui l'avait tuée. Le plus jeune des jumeaux pointa en
direction de son frère, et la grand-mère jeta celui-ci dans les broussailles.
L'aîné (appelé Jeune Arbre ou Bon Esprit) en sortit toutefois indemne et
retourna à la maison de sa grand-mère et de son frère, qui formèrent une
alliance contre lui.
La mère des jumeaux fut ensevelie selon ses instructions. De son corps poussèrent
les trois plantes si importantes dans la vie des Iroquois. La courge sortit de
ses pieds, le haricot de ses mains et de ses doigts, le maïs de sa poitrine. Et
le tabac, qui a toujours eu une importance religieuse chez les Iroquois, poussa
de sa tête.
Les jumeaux devinrent adultes, et chacun s'attela à la tâche de créer le
monde tel que nous le connaissons. Le Bon Esprit, que les Iroquois vénèrent également
comme le Créateur, fit l'homme et la femme, et toutes les choses qui aident les
humains. Le Mauvais Esprit, jaloux de son frère, fit les choses qui nuisent à
l'humanité. Chaque frère essaya de contrecarrer le travail de l'autre, mais
aucun ne put détruire ce qui avait été créé par l'autre. Les plantes créées
pour l'humanité, le Mauvais Esprit les fit plus petites, moins riches et plus
difficiles à transformer. Le Bon Esprit réduisit la taille des moustiques, qui
étaient des géants capables de tuer, pour en faire les petites créatures qui
harcèlent l'humanité d'aujourd'hui.
Il devint évident que les jumeaux auraient à se battre l'un contre l'autre.
Chacun demanda à l'autre ce qu'il craignait le plus. Le Bon Esprit mentit et
dit que c'étaient les quenouilles; le Mauvais Esprit dit la vérité et avoua
que c'était le bois de cerf (le Mauvais Esprit était également appelé Silex,
et le bois de cerf est un excellent outil pour fabriquer des outils en pierre).
Les deux frères se battirent et, dans leur lutte, soulevèrent des montagnes et
creusèrent des vallées. Les quenouilles du Mauvais Esprit s'avérèrent
inefficaces, mais son frère lui infligea de bons coups avec ses armes en bois
de cerf. Le Mauvais Esprit fut défait et jeté dans une fosse; le Bon Esprit
retourna au Monde du Ciel.
Wenujuadakun
/ L'influence Française
Un
des premiers buts de la colonisation française en Amérique du nord demeurait
l'évangélisation des Amérindiens. Dès 1611, les Jésuites arrivèrent en
Acadie, suivis par les Récollets (1615), les Capucins (1632), les Ursulines
(1639), les Sulpiciens (1657) et les Hospitalières de Saint-Joseph (1659). Dès
1632, les Jésuites concentrèrent leur action sur l'évangélisation de la
Huronie mais les conversions se révélèrent peu nombreuses.
(
http://www.tu-dresden.de/sulcifra/quebec/geschqu/n_france.htm )
En 1624 le père
Joseph Le Caron dit ceci des Indiens: «... il faut esperer qu'à
mesure que la Colonie se peuplera, nous humaniserons les Barbares; ce qui est
premièrement necessaire, leur esprit s'ouvrira & le bon sens dont ils ont
le fond: on les policera par les loir & les manieres de vivre à la Françoise,
afin de les rendre capables d'entendre raison sur des Mystères si élevez. Car
tout ce qui regarde la vie humaine et civile, sont des Mysteres pour nos
Barbares dans l'état present, & it faudra plus de dépense & plus de
travaux pour les rendre hommes qu'il n'en a fallu pour faire Chrestiens des
Peuples entiers.»
Les
Mi’kmaq ont été les premiers en Amérique du Nord à être «évangélisé».
Mais les missionnaires eurent quelques difficultés. Pour les Mi’kmaq il ne
pouvait exister un Dieu mâle s'il n'était pas accompagné d'un équivalant féminin
ayant une puissance quelconque comme celui de Nogami, la Mère de l'être Suprême
et grand-mère de Glousgap. Les missionnaires n'ont donc eu aucune difficulté
à intégrer le culte à Sainte Anne chez les autochtones de l'est du Canada
actuel. Ste-Anne est d'ailleurs encore fêtée par toutes les Nations de l'est.
Mais est-ce Nogami ou Ste-Anne?
L'
imposition de la religion fut cependant une forme de génocide culturel.
On imposa aux Indiens soit la religion catholique, soit la religion protestante.
Les obligeant à renier leurs croyances ancestrales et leurs coutumes.
Dans les écoles catholiques ou protestantes on obligea les enfants à être «instruit»
selon les concepts religieux des Européens, à porter des vêtements de «civilisés»,
à avoir les cheveux court. On leur interdisa de parler leur langue.
Ce n'est que depuis les années 70 que la religion Catholique permet
l'utilisation de prénoms autres que chrétiens.
Certaines croyances et coutumes étaient similaires à celle de plusieurs autres
croyances
religions dans le monde...
- Les Mi'kmaq croyaient que si «l'âme-libre» revenait au corps pour unir à
«l'âme-vie», la résurrection pourrait se produire et la vie continuerait
comme auparavant.
- Toutes les choses vivantes ont une âme, non seulement les humains. Tous les
humains sont faits de trois éléments de base le corps physique (mtinin), l'âme-vie
(mimajuo'qon), l'âme-libre (mijijaqamij).
- La réincarnation peut avoir lieu lorsque «l'âme-libre» et «l'âme-vie»
revient aux restes des corps (les os).
- Les cendres de nos ancêtres sont sacrées et l'emplacement où ils reposent,
une terre sanctifiée.
La tradition a su conserver (surtout chez les gens plus âgés) certaines
croyances malgré l’opposition de l’Église…
La création :
Au commencement, le Créateur donna la vie aux Mi'kmaq et le droit à la liberté
(le droit à l'autodétermination). Les Mi'kmaq ont été destinés à vivre sur
notre Mère la Terre et profiter des cadeaux de ses eaux et territoires. En échange
les Mi'kmaq ont eu le devoir de protéger et préserver notre Mère la Terre. C'était
une obligation divine léguée aux peule Mi'kmaq. Le Créateur nous a donné ce
droit et cette responsabilité et aucun gouvernement ne peut nous l'enlever.
Le lien avec la nature :
Puisque d'autres énergies spirituelles existent dans les objets animés et
inanimés, il est important de montrer le respect à toute vie et toute chose
vivante sur terre. Il y a des esprits dans les animaux, dans les arbres, dans
les plantes, dans les fleurs. La vie des humains n’est pas considérée supérieure
à d'autre vie, puisqu'ils les humains et les animaux ont été créés égaux.
Certains animaux ont été placés sur terre pour la survie des humains. Encore
aujourd’hui des prières sont récitées avant de tuer un animal pendant une
chasse. En raison de la croyance de la spiritualité chez les animaux, les os
sont traités avec un grand respect. Par respect pour l'animal qui a offert sa
vie au chasseur, les os sont utilisés ou enterrés. Aujourd’hui on les
utilise surtout pour faire des ornements et bijoux.
Au contact des Européens les Mi'kmaq avaient contracté des maladies pour
lesquelles ils n'avaient aucune défense naturelle.
«Évangélisés» par les missionnaires certains croyaient qu'en acceptant
d'être baptisé et en portant des vêtements de tissus pour prouver qu'ils
étaient baptisés ils allaient ainsi protéger leurs descendance de ces
maladies. Mais ils n'avaient pas réalisé qu'ils allaient devenir encore
plus malade en s'approchant des Européens. Plusieurs moururent.
En
1607, Henri IV permettait à Jean de Biencourt de Poutrincourt de maintenir son
entreprise de colonisation en Acadie, mais à la condition d’y conduire
quelques Jésuites pour l’évangélisation des Autochtones. Ne souhaitant pas
la présence des Jésuites mais désirant conserver la faveur royale il
n’emmenait avec lui qu’un seul prêtre, l’abbé Jesse Fléché (surnommé
le Patriarche par les autochtones).
Au début de juin 1610, moins d’un mois après son arrivée, il
s’empressa de baptiser le chef Mi’kmaq Membertou ainsi que 20 membres de sa
famille. Le
père Jesse Fléché ignorant la langue Mi’kmaq, c’est Charles de Biencourt,
le fils de Poutrincourt, qui, à la demande de son père, se chargeait de catéchiser
les Mi'kmaq.
Plus d’une centaine de Mi’kmaq furent ainsi baptisés en 1610 et 1611. À
l’arrivée des Jésuites Biard et Massé en 1611 les autochtones baptisés
ignoraient encore jusqu’au premier mot des préceptes de la religion. L’évangélisation
était à reprendre. Les Jésuites firent leur profit de cette expérience, ne
baptisant désormais les adultes qu’après une longue probation.
Depuis le baptême du grand chef Membertou par le père Jesse Fleche à
Port-Royal en 1610, les Micmacs entretiennent une relation particulière avec l'Église
Catholique. Cette relation a été définie dans un concordat, ou traité,
conclu entre le Grand conseil et le pape. Les Micmacs ont alors accepté de protéger
les prêtres et les colons catholiques français. En
retour, l'Église catholique a accordé certains pouvoirs religieux à la Nation
micmaque. Puisque l'Église concluait ce genre d'entente uniquement avec des
gouvernements nationaux, le concordat confirmait la souveraineté des Micmacs.
Le catholicisme est donc devenu la religion de la Nation micmaque.
(Paragraphe
tiré de http://www.gnb.ca )
Un
concordat était signé au Vatican en 1610. Ce document par mis les mieux
cachés de tous les temps affirmait le droit aux Mi'kmaq de choisir le
catholicisme, la tradition spirituelle Mi'kmaq ou tous les deux. Les
Autochtones étaient baptisés selon des appellations amérindiennes, bien que
des prénoms européens vinrent remplacer graduellement les noms amérindiens.
Pourtant
ce n'est que vers 1970 que l'Église Catholique permettait que des éléments
autochtones entre dans les églises. Jusqu'à ce moment seul le poisson
avait sa place dans les églises, le clergé ne semblant pas savoir ce que
symbolisait celui-ci. C'est aussi depuis ce temps qu'il est possible de
donner à l'enfant nouveau né un prénom non
chrétien correspondant aux traditions autochtones.
En 1626 Charles de La Tour et ses
hommes doivent suivre les Indiens dans leurs expéditions de chasse pour pouvoir
survivre. Plusieurs épousent des Indiennes, dont lui-même. Celui-ci s'était
d'ailleurs fait tant aimer des Indiens qu'ils l'avaient nommé comme leur chef
suprême
L'arrivée des missionnaires européens,
au début du XVIIe siècle, transformera le mode de vie des Mi'kmaq. Dès 1624,
ce peuple délaissera progressivement ses valeurs spirituelles et culturelles au
profit de la religion et du mode de vie européens.
La plupart des langues autochtones
disposent de très peu de matériel publié. Le
fait de traduire et de publier les «écritures saintes» dans ces langues contribue
à leur survie de la langue, tout en fournissant une base pour de futurs projets
littéraires. Pendant plus de trente ans, Marion
Wilmot, une aînée mi'kmaw, a travaillé à la traduction du Nouveau Testament
dans la langue de son peuple. Elle était aidée d’une douzaine d’autres
membres de la communauté mi'kmaq, ainsi que par Watson et Marilyn Williams de
l’Association Wycliffe pour la traduction de la Bible et aussi par la Société
biblique canadienne. Cette version du Nouveau Testament en mi'kmawi'simk
courant a été publiée par la Société biblique canadienne, en avril 1999,
pour remplacer la version de 1874.
Gjinisgam gusna Nisgam
gusna Elohim gusna Allah na wijei elia'sutman.
Que vous priez le Grand Esprit ou Dieu ou Elohim ou Allah, etc., vous priez le
même Être Suprême.
lnu
Saqamaw - Sagamo / Le
Grand Chef
Devenir Chef était une tâche héréditaire. Le
futur Chef devait posséder certains
qualités pour être admissible tels le
courage, le leadership, la confiance, la
supériorité intellectuelle, etc.
Si le plus vieux fils du Chef n'était pas
qualifié pour ces fonctions, un autre fils prenait la relève. Si
le Chef n'avait pas de fils ou qu'ils n'étaient pas qualifiés pour cette
fonction, la direction changeait de famille.
Les Chefs n'étaient
pas une autorité suprême chez les
Mi'kmaq, contrairement à plusieurs autres
peuples. Sa
principale fonction était de déléguer les territoires de chasse, aider les
anciens et les chefs de familles. Il décidait également des temps de
guerres, mais rarement seul. Il consultait souvent les Chefs des autres
peuples ou tribus extérieures. Il s'occupait de la répartition des
richesses dans son groupe et de ceux qui étaient démunis. Il était une
sorte de guide ou de modèle pour ses semblables.
Le Grand Chef assumait la direction et la protection
de la communauté vivant sur le territoire. L’honneur, et peu davantage, était son meilleur profit.
Les jeunes gens étaient à son service et les hommes mariés lui payaient tribut.
Le Grand Chef Mawpilu (Membertou), baptisé Henri le 18 septembre 1611 à Annapolis Royal, N.-É., est certainement le Grand Chef le plus connu
de l'histoire Mi'kmaq. Il exhorta les missionnaires à apprendre
la langue mi'kmaq. Il fût le premier Grand Chef Mi'kmaq à à refuser pour lui-même la polygamie, habituelle aux
Grands Chefs. Cependant, lui
et sa famille gardèrent leurs usages païens, au
scandale des Jesuites.
À la fin d’août 1611, Membertou, fût attaqué de dysenterie. Le 16 septembre,
Mawpilu
(Membertou)
fit son discours d’adieu, après s’être confessé. Il déclara son désir d’être enterré avec ses ancêtres païens. Le père Biard,
Jésuite, s’y opposa, mais lui conféra quand même l’extrême-onction.
Il mourut le dimanche, 18 septembre 1611. On lui fit, le lundi, des funérailles solennelles.
Les
Français disaient du Grand Chef Mawpilu (Membertou) : « C’a esté, écrit le père
Biard, le plus grand, renommé et redouté sauvage qui ayt esté de memoire
d’homme : de riche taille, et plus hault et membru que n’est l’ordinaire
des autres, barbu comme un françoys, estant ainsy que quasi pas un des autres
[sinon les sagamos] n’a du poil au menton ; discret et grave, ressentant bien
son homme de commandement ».

Timbre émis en 2007.
Concepteur: Réjean Myette de la maison montréalaise Fugazi.
Bien qu'on en ait fait plusieurs descriptions écrites au fil des ans, aucun
portrait du
Chef Mawpilu n'a été réalisé de son vivant.
Les puoins transportaient habituellement un sac de guérisseur contenant
des os, des cailloux, des figurines sculptées et d'autres objets sacrés qui
les aidaient à se servir de leurs pouvoirs extraordinaires.
À l'aide de médicaments et de cérémonies, ils pouvaient guérir un malade ou
réparer les torts causés par d'autres personnes possédant des pouvoirs
semblables. Appelé auprès des malades, il soufflait sur eux pour éloigner le démon,
dansait et se prononçait sur le rétablissement ou la mort prochaine du
patient. Contre présents, il prophétisait
sur l’issue de la chasse ou de la guerre.
Ils étaient en
mesure de repérer le gibier et le poisson, de prédire la météo et de savoir
ce que d'autres personnes influentes faisaient.
Les gens de la communauté respectaient les puoins et
les kinaps/ginaps et leur donnaient des cadeaux pour les remercier de
leur aide.
Encore
aujourd'hui, certains croient toujours au pouvoir du sac de médecine. On
peut porter un sac de médecine lorsqu'on désire demander la protection des
esprits.
Le contenu est prescrit par un ancien.
Il peut contenir les quatre plantes sacrées qui sont le cèdre, le
tabac, la sauge et le foin d'odeur.
Il peut contenir d'autres plantes sauvages, du raisin d’ours séché,
des copeaux, des champignons de saule jaune, etc.
Il peut contenir des parties d'animaux, comme des os ou des testicules de
castors séchés.
Le contenu en sera brûlé pour évoquer les esprits.
Seul le détenteur ou un Ancien peut toucher le sac de médecine sinon
son contenu en serait profané.
Le malade peut désirer brûler du tabac, du foin d'odeur ou d'autres
herbes sacrées pour aider à sa guérison.
Le contact des Européens amena des maladies encore jamais connues sur le
continent et qui ne pouvaient être soulagées par les herbes médicinales
autochtones. Plusieurs autochtones périrent.
Petite vérole: 1631, 1633 et 1639
Épidémie d'origine inconnue: 1646
Influenza: 1647
Petite vérole: 1649
Diphtérie: 1659
Petite vérole: 1670
Influenza: 1675
Petite vérole: 1677 et 1679
Petite vérole et rougeole: 1687
Petite vérole: 1691, 1729, 1733, 1755 et 1758.
Putu's / Gardien de la ceinture Wampum
Le Putu's est celui qui est responsable de garder et protéger le Wampum. Il est un historien. Il s'occupe aussi des traités provenant soit de non-autochtones ou d'autres Bandes.
Gsnugowaqann aq aji wle' waqnn / Les maladies et les bonnes conditions
Au début de XXième siècle peu d'Autochtones souffraient de diabète au Canada. Aujourd'hui, il y a de trois à six fois plus de cas de diabète chez les Autochtones qu'il peut y en avoir dans la population non autochtone.
Le résultat des effets conjugués de l'abandon des modes de vie traditionnels, de la diminution de la consommation d'aliments traditionnels et l'accès limité à des soins de santé et à des services de soutien adéquats ont un impact important sur la santé des Autochtones du Canada. Il en résulte des taux élevés d'obésité, de diabète, d'hypertension, de maladies cardio-vasculaires, de dépression et de caries dentaires.
Pourcentage des gens atteint de diabète chez les Premières Nations:
15 à 19 ans: < 1%
20 à 24 ans: < 2%
25 à 29 ans: < 3%
30 à 39 ans: < 5%
40 à 49 ans: < 10%
50 à 64 ans: < 18%
+ 65 ans : < 23%
Pourcentage des gens atteint de diabète chez les non Autochtones au Canada:
15 à 39 ans: > 1%
40 à 49 ans: < 2%
50 à 64 ans: < 5%
+ 65 ans : < 11%
Kniskamijinaqik gina'masuti
/ Enseignements
des Anciens
De
l'autre côté du sentier des esprits, en des temps anciens, le Créateur «Gisu'lg» (Kisulk)
prit une décision. Il créa d'abord le soleil, Niskam, qui devait
traverser la voie lactée (Skïtékmujeouti) pour éclairer la terre. Surgit un
éclair qui créa Sitqamúk, la terre, et dont est aussi issu Kluskap qui a été
créé avec de la terre sèche. Kluskap s'étendit sur Sitqamúk, la tête, les
pieds et les mains orientés vers les quatre points cardinaux. Kluskap allait
devenir un maître puissant, un kinap et un puoin, aux dons et aux alliés
nombreux.
Surgit un autre éclair qui donna la lumière du feu en même temps que
naissaient les animaux, la végétation et les oiseaux. Ces autres formes de vie
donnèrent graduellement à Kluskap une allure humaine. Kluskap s'éleva
au-dessus de la terre et remercia Kisúlk en honorant les six directions: le
soleil, la terre, puis l'Est, le Sud, l'Ouest et le Nord. Les habiletés inhérentes
à la forme humaine représentaient la septième direction.
Kluskap demanda au Créateur «Gisu'lg» (Kisulk)
comment il devrait vivre et, en guise de réponse,
«Gisu'lg» (Kisulk)
lui envoya Nukumi, grand-mère de Kluskap, pour le guider dans sa vie.
Créée à partir d'une roche qui fut transformée pour prendre le corps d'une
vieille femme grâce au pouvoir de Niskam, le soleil, Nukumi était une ancienne
dont les connaissances et la sagesse furent intégrées à la langue
micmaque.
Nukumi enseigna à Kluskap à faire appel à apistanéwj, la martre, pour
qu'elle demande aux bons génies la permission que l'homme se nourrisse d'autres
formes de vie. La martre revint avec leur accord, ainsi qu'avec des rites et des
chants. Kluskap et sa grand-mère remercièrent Kisúlk, le soleil, la terre et
les quatre autres directions, puis festoyèrent. Au moment où ils se
demandaient comment ils devraient vivre, Kluskap rencontra Netawansum, son
neveu, à qui Kisúlk avait donné une forme humaine dans les flots de l'océan
qui déferlaient sur les rives et restaient accrochés au foin d'odeur.
Netawansum comprenait la vie et la force du royaume sous-marin et il apporta à
Kluskap des cadeaux de ce royaume, y compris la capacité de voir au loin.
Kluskap et sa grand-mère le remercièrent et se régalèrent de noix tombées
des arbres.
Enfin, ils rencontrèrent la mère de Kluskap, Níkanaptekewísqw
— une femme dont le pouvoir résidait dans la capacité de parler des cycles
de la vie ou de l'avenir. Elle était née d'une feuille d'arbre, issue du
pouvoir et de la force de Niskam, le soleil, et avait pris forme humaine pour
apporter l'amour, la sagesse et toutes les couleurs. Elle apportait avec elle la
force et la sagesse de la terre et connaissait les moyens pour vivre en harmonie
avec les forces de la nature.
Ils vécurent ensemble
longtemps, mais, un jour, Kluskap dit à sa mère et à son neveu que sa grand-mère
Nukumi et lui partaient pour le Nord. Kluskap laissa des instructions à sa mère,
lui disant que le feu du grand conseil allait laisser échapper sept étincelles
qui retomberaient sur le sol, chacune sous la forme d'un homme. Sept autres étincelles
allaient retomber de l'autre côté, et de celles-ci naîtraient sept femmes.
Ensemble, ces hommes et ces femmes formeraient sept groupes, ou familles, et ces
sept familles se disperseraient dans sept directions pour se rediviser ensuite
en sept groupes différents.
Comme les éclairs d'où la terre et Kluskap étaient nés, les étincelles
contenaient de nombreux cadeaux. Elles donnèrent vie à l'homme et, dans chaque
forme humaine, la perspective de la continuité. Comme Kluskap avant eux,
lorsque tous ces gens se réveillèrent nus et perdus, ils demandèrent à
Kluskap comment ils devraient vivre. Kluskap leur enseigna les leçons qu'il
avait apprises, d'où son nom, celui qui vous parle, ou le maître-créateur.»
Source: Cet
extrait s'inspire d'une histoire tirée des antiques enseignements des anciens.
La légende en question a été reproduite par Kep'tin Stephen Augustine de Big
Cove (Nouveau-Brunswick).
Tplutaqan
/ La loi, la justice
Chez les Autochtones, l’organisation
et la réglementation des forces pour le maintien de l’ordre relevaient
directement des coutumes et des traditions. Le Créateur était la source des
coutumes qui, par leur nature spirituelle et leur résistance à la temporalité
tout au long de l’histoire, représentaient le projet sacré du Créateur pour
la survie de la nation.
Chez les Autochtones, la notion de justice a un tout autre sens que dans la société
dominante européenne. Aux yeux des Premières Nations, le terme «justice»
implique le rétablissement de la paix et de l’équilibre dans la collectivité
en réconciliant le contrevenant avec sa propre conscience ainsi qu’avec la
victime et sa famille.
La «justice» renvoie à un ordre naturel des choses dans lequel tout et tous
sont en relation. Chaque action reflète l’harmonie naturelle de la
collectivité et du monde. La justice transcende la pensée; elle doit être une
expérience vécue. En ce sens, elle doit émaner d’une expérience intérieure,
et non pas d’un état d’ordre interventionniste imposé de l’extérieur et
distinct de la réalité des individus.
Dans la tradition des collectivités autochtones, la justice relève du
quotidien et d’expériences communes découlant en partie des apprentissages,
des valeurs et des traditions constituant le peuple. En somme, la justice fait
partie de l’étoffe autochtone; elle se traduit par un sentiment de
responsabilité envers tous les autres membres de la collectivité ainsi qu’à
l’égard de toutes les forces et créatures essentielles à la vie humaine.
Les peuples autochtones préféraient appliquer une éthique sans interférence
qui préconise la réconciliation et la restitution plutôt que le jugement catégorique.
Bien que certaines cultures autochtones anciennes aient eu recours à
l’expulsion de contrevenants, elles appliquaient toutefois les principes de réconciliation
et d’expiation si l’accusé était réadmis dans la collectivité. En
fait, comme les relations interpersonnelles constituaient un des principes
fondamentaux de la justice autochtone, tout jugement était soigneusement pesé
quant aux répercussions éventuelles sur l’ensemble de la collectivité.
La notion de culpabilité n’était que secondaire par rapport à
l’importance de réparer la faute commise et de rétablir l’équilibre au
sein du groupe.
À cette époque, la notion du «groupe-parent» avait un rôle
fondamental. Chez les peuples Micmacs, des systèmes clairement définis
avaient été mis en place; le droit et le gouvernement consensuel avaient pour
fondement le principe de la famille. Dans chaque district, un conseil de
famille local formait l’unité fondamentale du gouvernement, et les familles
élargies ou les clans constituaient la base du système judiciaire.
L’ordre, ou le gouvernement des peuples des Premières Nations, reposait sur
une théorie collective de bonne conduite et de responsabilités communes; la
loi autochtone présentait une souplesse inhérente, et reflétait la perception
d’un monde éternel constamment redéfini par des renouvellements et réajustements
continuels. Chez les Micmacs, le comportement de l’individu s’adaptait
à la culture collective, poussé par une profonde considération envers les
valeurs communes de la collectivité et les opinions familiales ainsi que
l’honneur et le respect qui en découlent. Étroitement lié à
l’ordre individuel, l’ordre social émanait d’une forme de parentalisme,
de l’éducation et de la maîtrise personnelle. Le principe d’égalité
édictait les rapports entre les familles et les individus, l’agressivité
n’était pas reconnue parmi les valeurs culturelles, et aucune institution
coercitive, quelle qu’elle soit, n’existait encore. À l’instar
d’autres cultures autochtones, les Micmacs n’admettaient le caractère exécutoire
que des obligations ayant fait l’objet d’un consentement, de manière à ne
pas rompre l’harmonie de l’ordre naturel. Ce modus operandi, au
même titre que d’autres systèmes autochtones, s’avérait plus efficace
pour maintenir l’harmonie et l’équilibre au sein de la collectivité que
l’application d’une justice abstraite. Ainsi, les notions
d’innocence et de culpabilité n’avaient pas leur place dans les systèmes
judiciaires autochtones, lesquels étaient plutôt fondés sur le principe de
l’harmonie de la collectivité.
Tplutaqan
/ Justice
(Texte tiré de http://www.aboutourland.com
)
Dans
les communautés Mi’gmaq, il y a plusieurs principes de justice, des principes
reliés et tirés de concepts tels l’honneur, le partage, les relations, le
pardon, la paix et l’harmonie. Ces idées de justice sont tirées, dans
bien des cas, des enseignements de la première famille.
La
justice Mi’gmaq était basée sur une approche spirituelle équilibrée.
L’objectif était d’établir et de préserver des relations saines et de
l’harmonie au sein des communautés.
Le
système de justice était basé sur la famille. Les questions d’injustice étaient
normalement réglées par le chef de la famille. En tant que membre d’un
groupe familial, chaque personne avait des responsabilités envers leur famille,
leur communauté et leur nation. Souvent, des problèmes entre familles ou amis
pouvaient être réglés rapidement, sans faire grand bruit.
Quant
aux problèmes plus graves et répandus, on faisait appel aux Aînés et aux
chefs pour le système de justice. On avait l’idée que tout le monde était
connecté, alors en faisant du mal aux autres, on se faisait mal et on faisait
du mal à la communauté
Si
on trouvait qu’une personne avait volé, et que le besoin avait poussé cette
personne à voler, alors la famille élargie était critiquée parce qu’elle
ne s’était pas bien occupée de cette personne. Dans ces cas, la personne qui
avait volé n’était pas punie. Les crimes étaient rares, parce qu’on
devait s’occuper de tout le monde. De plus, les personnes ne voulaient pas
attirer la honte de la criminalité sur eux, ni sur leur familles.
Toute
la communauté avait la responsabilité de conserver la paix et l’équilibre.
Dans cette optique, tant le délinquant que la victime avait un rôle dans le
processus judiciaire.
Droit coutumier
(Texte tiré de
http://www.ainc-inac.gc.ca/pr/pub/matr/acl_f.html )
Le droit coutumier micmac était un ordre normatif subtil et complexe, dans
lequel le mouvement constituait la norme universelle et où il n'existait pas de
système nominatif de droit positif. Codifier cet ordre subtil reviendrait à le
modifier. Dans la perspective micmac, immobiliser les compréhensions sous forme
de règles contrevenait aux processus conçus pour équilibrer la souplesse inhérente
de leur conception du monde. Nul n'élaborait ni ne formulait les rituels et les
solutions coutumiers. Les « règles » étaient des solutions locales enracinées
dans l'expérience et les compréhensions consensuelles. Les lois coutumières
constituaient des lignes directrices implicites tirées d'exemples ou de modèles
tacites de comportements fondés sur les forces spirituelles, semblables à
l'instinct dans le monde animal et tout aussi naturelles que la gravité aux
yeux de la science moderne. Ces lignes directrices se traduisaient dans les
traditions et les rituels oraux, et le partage des difficultés et des joies de
la vie. Le droit coutumier micmac produisait une matrice de processus offrant
des lignes directrices d'ordre général, et non précisément détaillés. Mais
ses normes n'étaient ni universelles, ni objectives, ni appliquées par des
institutions d'origine humaine. Il incombait à la famille de lancer le
processus coutumier, tandis que la réparation était une fonction du clan.
Kestegude /
L'esclavage
À
l'arrivée des Espagnols en Amérique, le Pape Alexandre VI BORGIA attribue une
dispense aux Espagnols. En Nouvelle-France, l'esclavage n'est légalisée
que vers 1689 par un édit de Louis XIV, et solidifiée en Nouvelle France par
une ordonnance de l'Intendant Raudeau. Le fait qu'il soit très difficile
de faire travailler la terre par les esclaves Autochtones, encourage les
habitants de la Nouvelle-France à posséder quelques esclaves noirs. Les
deux groupes d'esclaves mis ensemble représentent un vingtième de la
population entière de la Nouvelle France au moment de la Conquête.
L'esclavage fût pratiqué au Canada français pendant près de 200 ans, tant
sous la domination française qu'à la suite de la Conquête. La période
la plus active d'esclavagiste fût entre 1690 et la fin du 18e siècle. À un
certain moment 52% des esclaves étaient des femmes. Les
premiers esclaves provenaient des Nations Autochtones. Plusieurs étaient
enlevés de leurs parents avant même d'atteindre la puberté. 85% des
propriétaires d'esclaves Autochtones étaient francophones, et possédaient 79%
de cette catégorie d'esclaves. Le fait qu'il soit très difficile de
faire travailler la terre par les esclaves Autochtones, encourage les habitants
de la Nouvelle-France à posséder quelques esclaves noirs. Les deux
groupes d'esclaves mis ensemble représentent un vingtième de la population
entière de la Nouvelle France au moment de la Conquête. Ces propriétaires
étaient des membres de l'État, des membres des communautés religieuses, des
membres du clergé, des officiers, des marchands ou de simple habitants.
La première famille de Nouvelle-France à avoir des esclaves était la famille
Couillard-Hébert. L'Hôpital-Général de Montréal a reçu en cadeau une Amérindienne
de 11 ans; Marguerite d'Youville (canonisée par l'Eglise Catholique en 1990)
possédait des esclaves. L'évêque Saint-Vallier possédait un esclave amérindien;
le curé Louis Payet possédait deux Noirs et un Amérindien; Pierre-Paul- François
Delagarde possédait un Amérindien; le chevalier de Lavérendrye a donné un
esclave Amérindien aux Jésuites; et Jacques Lafontaine de Belcour était
propriétaire d'une Amérindienne. L'Église Catholique ne s'est jamais
prononcée contre l'esclavage à cette époque. Les religieux n'avaient
pas plus de conscience que les autres habitants de la Nouvelle-France, puisque
le livre sacré de la secte catholique (Bible) approuvait l'esclavage.
Il
eut 2692 esclaves Amérindiens (les préférés des francophones) et 1400 Noirs
(préférés des anglophones) appartenant à environ 1400 «maîtres». On
compte 31 unions entre Français et esclaves amérindiens. Plusieurs
Québécois d'aujourd'hui ont donc des esclaves dans leur arbre généalogique!
G'pnno'leweiei
tplutaqan / Droit sociaux des
Autochtones
(Indiens, Indiens non statués, Métis, Inuit)
Les
Peuples Autochtones formaient des groupements sociaux dotés de leurs propres
systèmes de gouvernement bien avant leurs premiers contacts avec les
Européens. Les femmes Autochtones étaient égales aux hommes. Elle
avaient un très grand pouvoir de décision. Elles avaient entre autre le
pouvoir d'élire le chef de la bande et possédaient même un droit de véto.
Au nom du Peuple, les femmes avaient le rôle de préserver la terre pour les familles et
les clans. Historiquement et traditionnellement les femmes des Premières
Nations ont eu des rôles sociaux, politiques et culturels
importants.
Contrairement, les femmes des colons n'avaient aucun droit de possession ou de
participation aux élections. Depuis la loi Canadienne de 1874 les femmes
Autochtones étaient exclues du pouvoir politique à l’intérieur de leurs
communautés : les conseils de bande devait être élus par les seuls
mâles majeurs du groupe et les femmes n’avaient plus aucune voix
officielle. Le
système des «Conseils de Bande» était imposé par la Loi sur les
Indiens et ne reflétait pas la coutume ancestrale. La
civilisation occidentale avait fait perdre aux femmes leurs anciens droits et
les avait placées comme toutes les autres femmes du pays sous la tutelle des
hommes.
En cas de conflit, les décisions sérieuses au sein du Conseil du Peuple
devaient obligatoirement impliquer tout le peuple, dont les femmes. La
décision devait prendre en considération les besoins des générations à
venir. La guerre était l’ultime recours. Les conflits entre
nations étaient résolus par la diplomatie et le consensus. En cas de
guerre, les femme et les enfants de l'ennemi étaient respectés.
Chez plusieurs Nations, la coutume voulait que les femmes confectionne les
mocassins que porteraient les hommes allant en guerre. Si les femmes ne
voulaient pas la guerre, elles ne faisaient pas de mocassins.
Constitution des
États-Unis d'Amérique et Charte des Nations Unis
Par l'intermédiaire du Grand Chef Deganawida, dit le Pacificateur, la «Grande
Loi de la Paix» aurait été donnée aux Haudneausaunee par le Créateur
lui-même. Les Mohawk, Seneca, Onandaga, Cayuga, Oneida, et par la suite les Tuscarora ont été joints par un accord
à suivre «la Grande Loi» et à former une des premières confédérations des siècles derniers,
la Confédération Haudneausaunee (Confédération des Cinq Nations). La
«Grande Loi» a depuis servi d'inspiration à beaucoup de politiciens dans le monde entier.
Plusieurs des principes de la grande loi se retrouve dans la constitution des
Etats-Unis d'Amérique et aussi celle des Nations Unis. Les Etats-Unis d'Amérique
réclamèrent « l'inspiration divine» tandis que la constitution était « empruntée» à la vraie version inspirée
de la «Grande Loi de la Paix» Haudneausaunee. Aujourd'hui, le Sénat des
États-Unis d'Amérique actuel reconnaît que la «Grande Loi de Paix» servi de
modèle lors de l’élaboration de la Constitution des États-Unis d'Amérique
(U.S.S. Con. Res. 76,2 Dec. 1987).
Weladega
nenasunega / Droit de vote
L’Acte
constitutionnel de 1791 accordait la qualité d’électeur à certains propriétaires
et locataires, sans distinction de sexe. Ce droit n'était cependant pas
accordé aux Autochtones, femmes ou hommes. C’est ainsi que certaines
femmes du Bas-Canada qui avaient les qualités requises interprétèrent cet loi
constitutionnel comme une autorisation pour voter. Elles étaient les seules
dans l’Empire britannique à se prévaloir de ce droit. Cependant,
l’histoire se chargera de ramener les femmes à leurs activités
domestiques. En 1849, une loi corrigeait cette «irrégularité» et
interdisait formellement aux femmes de voter.
Le Code civil adopté en 1866 affirmait l’incapacité juridique des femmes non
mariées. En 1874
le droit de vote s'élargissait pour inclure les sujets mâles Britanniques d'au
moins 21 ans ainsi qu'aux Autochtones mâles ayant perdu leur statut. Les
Autochtones mâles du Canada avaient le droit de voter dès la Confédération,
à condition de renoncer à leurs droits issus de traités et à leur statut
d’Indien. Les Inuits étaient inclus, mais aucune mesure
n’existait pour les admettre au suffrage. En 1900, l'Acte des
élections fédérales établissait les règles visant à déterminer qui avai
le droit de voter aux élections fédérales. Elle imposait les mêmes
exigences pour les élections fédérales que pour les élections provinciales,
ce qui signifiait que les minorités qui n'avait pas le droit de voter aux élections
provinciales étaient automatiquement exclues des élections fédérales.
Plus de la moitié des Canadiens, y compris les minorités visibles, les
Autochtones et les femmes, n'avait pas de droits démocratiques. En
1916, le Manitoba devenait la première province à adopter une loi qui
accordait aux femmes non Autochtones le droit de vote aux élections
provinciales. Le droit de vote était accordé aux femmes non Autochtones au
fédéral en 1919. Cette obtention faisait suite à la Loi des élections
en temps de guerre de 1917. Cette loi permettait aux femmes de voter à la
place d’un autre individu en service militaire et parti au loin si elles
avaient un quelconque lien de parenté avec celui-ci. En 1917 les femmes
obtenaient le droit de vote en Ontario. En 1924, le suffrage ne
l'accordait qu'aux anciens combattants Autochtones de la Première Guerre
mondiale, y compris ceux qui vivaient dans les réserves indiennes. En
1938, la Loi des élections fédérales maintenait la race comme «motif
d'exclusion du droit de vote à l'échelon fédéral». En
1940, les Québécoises non Autochtones pouvaient désormais voter et se faire
élire. Le gouvernement Canadien accordait le droit de vote aux Inuits en
1948, les Inuits qui ne possédaient pas de traité ni de réserve et étaient
déjà considérés comme des «citoyens Canadiens». Mais les Indiens qui
désirent voter devaient toujours renoncer à leur droit aux exemptions
fiscales. En 1951, le droit de vote pour élire le «Conseil de Bande»
était «accordé» par le fédéral aux femmes Autochtones. Les
Indiens inscrits, contrairement à tous les autres autochtones du Canada, ont été
des non-citoyens et des pupilles du gouvernement jusqu'en 1960. En 1960,
la loi Canadienne accordait le droit de vote Autochtones, femmes et hommes, sans
les obliger à renoncer à leurs droits issus de traités.
Ce n'est qu'en 1964 que la loi mettait fin à l’incapacité juridique des
femmes mariées. Dans les neuf années qui suivirent l'obtention du droit
de vote par les Manitobaines, le gouvernement fédéral et la plupart des
provinces adoptèrent des lois donnant le droit de vote aux femmes
(1916-1925). Au Québec, il fallut attendre jusqu'en 1940. Depuis
l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés en 1982, le suffrage
universel est protégé au Canada par la loi constitutionnelle.
Malie'wuti
/ Le mariage
Le
mariage était une institution simple, sans formalité rigoureuse. Les
jeunes Mi'kmaq choisissaient la plus part du temps un époux ou une épouse dans
un autre village. Lorsque
le jeune homme désirait une épouse, il rendait des services au père de la
jeune femme pendant deux ans. Au
cours de cette période de fiançailles, il travaillait et chassait selon les
ordres du beau-père, et devait faire la preuve de ses capacités. Un
père acceptait de donner la main de sa fille à un jeune homme qui pouvait
prouver être capable de nourrir et faire vivre sa fille et ses futurs
petits-enfants; il devrait prouver au père qu'il était bon chasseur. À
la fin de cette période probatoire, il lui fallait encore se procurer
suffisamment de victuailles pour fêter les noces. Au cours de la cérémonie de
mariage, les chamans et les Anciens de la famille prononçaient longuement l'éloge
des époux, et la fête se concluait par des danses. Les
rapports avec sa future femme étaient strictement interdits.
Ce n'est qu'une
fois que le père avait accepté, la jeune fille suivait son nouveau mari dans
les bois pour chasser. De retour un banquet les attendait. Il
pouvait y avoir des mariages arrangés par les parents. Il
y avait des échanges de cadeaux. Dans l'esprit autochtone ce geste ne
signifiait nullement un achat mais correspondait à un cadeau dont la valeur ne
pouvait que flatter l'amour propre de la jeune promise. Le second mariage
d'un homme ou d'une femme donnait rarement lieu à des festivités collectives.
Il
n'y avait pas de mots dans le langage mi'kmaw pour «époux» et «épouse», ou
le «sexe». À moins que deux personnes consentent à s'allier, chacune était
libre de jouir de son corps comme elle l'entendait. Une fois que les partenaires
et leurs familles avaient consenti à une union, la fidélité était exigée au
nom de l'autodiscipline. Après l'union toutefois, les deux partenaires étaient
libres de se séparer en tout temps. Les familles réglaient tout problème
pouvant survenir.
(Paragraphe tiré de
http://www.ainc-inac.gc.ca/pr/pub/matr/acl_f.html
)
Le
principal objectif de l'union de deux personnes chez les Micmacs était la
multiplication de l'espèce. Si le couple était stérile, l'époux
pouvait se séparer de sa femme pour tenter d'épouser une femme fertile.
La
polygamie était permise chez les Mi'kmaq, et la femme qui devenait mère la
première pouvait gouverner les autres femmes de son mari.
Avant l’occupation par les Européens il était fréquent
pour un homme d’avoir plus d’une femme.
Il
arrivait qu’un homme ayant trop d’épouses en donne une à un ami.
La femme était très attachée à son mari. Si la
mort de son mari devait être vengée la veuve ne mangeait plus de viande
jusqu’à ce qu’elle ait obtenu vengeance. Une
veuve ne se remariait pas.
Elle couvrait sa figure de couleur noire.
L’homme
était particulièrement possessif.
Si l’une de ses épouses devait être fautive elle était alors chassée
ou risquait d’être tuée par celui-ci.
Les espoirs et les efforts pour
assimiler les Indiens furent grands de la part des Français qui tentèrent une
politique d'assimilation des Autochtones au moyen du mariage, sans succès. Vers
1680, Versailles prévoira même des frais de 3000 livres, divisés en dots de
50 livres, pour chaque Indienne qui épousera un Français. Dans les faits, les
mariages se faisaient «à la façon du pays», c'est-à-dire sans mariage
formel. En 1735, les autorités coloniales édictèrent un décret exigeant le
consentement du gouverneur pour tous les mariages mixtes.
Les Européens s’intéressaient aux femmes des Premières nations non
seulement comme partenaires sexuelles mais aussi en raison de leurs habiletés
de survie. Une telle femme, en raison des possibilités que lui offrait sa
propre société, aidait beaucoup son nouvel époux. On l’appréciait comme
interprète, négociatrice, commerçante, chasseuse et guide, et elle s’y
connaissait en production d’aliments et de vêtements. (Paragraphe
tiré de http://epe.lac-bac.gc.ca/100/200/301/swc-cfc/from_fur_trade-f/pdf/200404_0662363779_f.pdf
)
Mijua'ji'j /
Enfant
Segewei / Enfant illégitime
Lorsque les contractions commençaient l'épouse laissait le Wigwam et entrait
à une certaine distance dans la forêt
avec une sage-femme jusqu'à la naissance du bébé ( mijua'ji'j ) . Un
fois l'accouchement (ugs'tqamuip) terminé la femme donnait en guise de remerciements le couteau avec lequel
le cordon ombilical avait été coupé, c'est l'unique récompense que recevait
la sage-femme. Pour fortifier sa peau contre la rigueur du froid de l'hiver et
du soleil de l'été le mijua'ji'j
était lavé dans l'eau froide. La première nourriture qu'il recevait
était toujours de l'huile de poissons ou de la graisse fondue d'un animal. Ce
n'est qu'une fois qu'il avait avalé ce gras qu'il pouvait boire le lait de sa
mère. Un paquet de mousse de tourbe était placé sur ses fesses pour
éviter qu'il ne souille les peaux de renards, de cygne ou d'oies sauvages qui
servaient à l'habiller. L’enfant
était élevé pendant deux ou trois ans durant lesquels la mère évitait la
grossesse ou avortait.
La
communauté Mi’kmaq était de nature patriarcale.
Pendant des siècles les enfants mâles étaient toujours nommés d’après
le non du père.
Le nom du premier fils avait une terminaison qui le distinguait de celui
de son père, la terminaison du nom du deuxième fils avait aussi une
terminaison différente, et ainsi de suite.
Par exemple, le nom du premier pouvait se terminer par «ji» comme dans
le nom «Membertou»
pour le père et «Membertouji» pour le fils.
À la mort du père le premier fils prenait le nom du père, etc.
Dès son plus jeune âge la petite fille assistait sa mère dans l'occupation
traditionnelle des femmes, telle la préparation de la nourriture et la cuisson
du pain. Le garçon était placé sous l'autorité directe de son
père qui le préparait à assumer un rôle viril. Il participait aux
diverse activités des hommes telle que la chasse et la pêche, puis était
ensuite introduit chez les anciens pour parfaire son éducation.
Dans la tradition mi'kmaw, les jeunes filles recevaient leur première coiffe
lorsqu'elles avaient leurs premières menstruations et devenaient femmes. C'était
un événement important dans la vie d'une femme. La coiffe était généralement
confectionnée par la mère, la grand-mère de la jeune fille ou une autre
parente d'un certain âge. Les femmes tenaient énormément à leur coiffe et,
jusqu'au XXe siècle, elles la portaient tous les jours, pendant le
reste de leur vie. Lorsque la laine et le lin d'Europe commencèrent à
remplacer le cuir pour les vêtements, ces coiffes furent faites en lainage,
habituellement rouge ou noir. Elles étaient décorées de rubans et de perles
et quelquefois de plumes d'autruche noires achetées chez une modiste. (
Paragraphe tiré de http://museum.gov.ns.ca/imagesns/petroglyphs/P_peakedcaps_fr.html
)
Plusieurs cérémonies marquaient la vie de l’homme Mi’kmaq depuis sa
naissance. Il y avait la
cérémonie pour la première dent, la cérémonie pour ses premiers pas, la
cérémonie pour sa première chasse. Lorsqu’un adolescent tuait une grosse proie pour la
première fois, il était dès lors considéré comme un homme.
Porter
un enfant «illégitime»
(segewei)
n’était pas mal vu, et était même considéré comme un signe de
fertilité. Les
naissances hors-mariages, loin d'être dénoncées comme une faute, étaient
considérées comme un signe de fertilité. Le plus souvent, la collectivité
prenait en charge les orphelins. Le chef en confiait d'ordinaire la garde à la
famille d'un bon chasseur.
Mesgilg
na
wetagutijig / Système
de famille élargie
(Texte tiré de http://www.aboutourland.com
)
Tout
le monde était connecté et les membres de la communauté s’appuyaient l’un
sur l’autre pour survivre. Cette notion dépassait la communauté pour
atteindre la nature. On considérait que c’était important de prendre soin
des animaux et de la médecine.
Cette
relation avec toutes les créatures constitue le système de famille élargie et
gouverne les relations traditionnelles Mi’gmaq. Voilà pourquoi il est
important que les Mi’gmaq se respectent et respectent la nature. Ce respect
est exprimé par plusieurs cérémonies.
Cette
idée de famille élargie joue également un rôle dans les relations avec les
non-Mi’gmaq. Il était important d’établir des ententes sacrées avec les
autres peuples avec d’être interconnectés avec eux.
G'mtgiminu
/ Nos territoires
(Tiré de http://www.collectionscanada.gc.ca/patrimoine-autochtone/020016-3008-f.html
)
Durant la période de la Nouvelle-France, datant approximativement de 1608 à
1760, les responsables du gouvernement n'ont pas négocié d'actes de cession
territoriaux avec les peuples autochtones. En raison du modèle de colonisation
le long du fleuve Saint-Laurent et de l'économie basée sur la traite des
fourrures, les colons français n'avaient pas besoin des terres et des
ressources naturelles des Premières nations pour la colonisation ou le développement.
En grande partie, les intérêts coloniaux des Français coexistaient bien avec
les droits inhérents de leurs alliés des Premières nations. Les terres des
Missions, où les peuples autochtones pouvaient être instruits et convertis au
christianisme, avaient été données aux ordres religieux par le roi de France.
L'Acadie
(la Nouvelle-Écosse et le Nouveau Brunswick modernes) est passée aux mains des
Anglais en 1713, par le Traité d'Utrecht. Au cours des décennies suivantes du
XVIIIe siècle, la Couronne britannique a négocié des traités
de paix et d'amitié avec la Confédération Wabanaki de la région de
l'Atlantique .
La signature de ces traités et le renouvellement des relations se sont généralement
produits après des périodes de guerre impériales ou locales .
En décembre 1725, un traité de paix a été signé à Boston entre les représentants de la Couronne des colonies du Massachusetts, du New Hampshire et de la Nouvelle-Écosse et les chefs des Penobscotts, des Abénaquis de l'est, des Malécites et des Mi'kmaqs. Selon les « articles de soumission et d'entente », les signataires autochtones ont accepté les modalités suivantes : reconnaître la compétence et le Dominion de la Couronne britannique; ne pas maltraiter les colons ou s'interposer au commerce; payer un dédommagement s'ils commettent un vol; appréhender les déserteurs britanniques; se remettre aux tribunaux britanniques pour la résolution des conflits et finalement, libérer tous les prisonniers. Le traité de 1725 a ensuite été ratifié par les Mi'kmaqs à divers endroits en Nouvelle-Écosse dans les années 1726, 1727 et 1728. Des promesses réciproques de la Couronne reconnaissaient les droits des Autochtones à la pêche, à la chasse et aux cultures. Les modalités de ces traités ont été renouvelées en 1749 à Chebouctou (Halifax) et à un autre endroit le long de la rivière Saint-Jean.
En novembre 1752, le gouverneur Peregrine Thomas Hopson a négocié un traité plus élaboré avec les Mi'kmaqs à Halifax. Les Mi'kmaqs étaient représentés par Jean-Baptiste Cope. Les signataires autochtones ont renouvelé les promesses des anciens traités. En échange, le gouverneur Hopson a promis de construire un poste de traite gouvernemental à Shubenacadie afin d'encourager le commerce avec les Mi'kmaqs. Une autre disposition stipulait qu'on donnerait du pain, de la farine et d'autres provisions aux signataires selon la taille des familles, deux fois par année. Des cadeaux annuels de tabac, de fusils et de poudre ont été promis pour préserver la paix et renouveler le traité.
En 1760 et 1761, les Malécites
et les Passamaquoddys ont confirmé et renouvelé les traités de paix et
d'amitié de 1725, 1726 et 1749. C'est à Halifax, en septembre 1779, que s'est
déroulée la dernière grande négociation de traités. À ce moment, les
Mi'kmaqs, de Cap Tourmente à la baie des Chaleurs, ont ratifié les modalités
des anciens traités jusqu'à celui de 1725. Aucun de ces traités ne donnait de
droits aux terres et aux ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse, du
Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard aux Autochtones qui les ont
ratifiés.
Aujourd'hui, les dispositions de certains traités de paix et d'amitié sont
contestées devant la Cour suprême du Canada. Toutefois c'est le ministère des
Affaires indiennes et du Nord canadien qui négocie les ententes qui touchent
les droits ancestraux non éteints.
Mi'kmaq
À l'arrivée des envahisseurs l'île du Cap-Breton (île
Royale) abritait les «Onamag»; à l'actuelle Île-du-Prince-Édouard (l'île
Saint-Jean) habitaient les Mi'kmaq Pigtogeoag; les Mi'kmaq Sigenigteoag et les
Mi'kmaq Epegoitnag habitait sur le littoral de l'Acadie continentale; les
Esgigeoag, Segepenegatig et les Gespogoitnag occupaient toute l'Acadie péninsulaire,
les Gespegeoag habitaient la région identifiée aujourd'hui comme la Gaspésie.
Onamag / Cape
Breton
Pitu'pa'q
est un territoire ancestral déjà habité par les Mi'kmaq à l'arrivée des
Européens. La plupart des Mi'kmaq Onamag habitait
dans les environs de Pitu'pa'q
(Bras D'Or Lakes) qui servait de siège au grand sachem de
tous les Mi'kmaq de cette partie des maritimes.
En 1713 les Français conservent le Cap-Breton, qu'ils
rebaptisent l'île Royale.
Revendiquée par les Français comme faisant partie de l'Acadie,
elle demeure peu développée et peu colonisée. En
1784 le Cape Breton devient une colonie britannique séparée. Un lac
d'eau salée (lac Bras D'Or) forme le centre de l'île; il est le seul point
d'accès important vers l'intérieur de l'île aux fins de colonisation.
Waban-Aki (Abénakis/Abénaquis/Kinébéquis)
Les Waban-Aki habitaient un grand territoire couvant aujourd'hui les États du Maine, du Vermont, du New Hampshire, du Massachusetts et du Connecticut, ainsi que toute la vallée du Saint-Laurent, sur la rive sud, depuis la rivière Chaudière jusqu'au pays des Haudenausaunee.
Wolastoqiyik
Les Wolastoqiyik furent également de grands alliés pour les Français et les Acadiens. Les Français les appelaient Passamaquoddy ou Etchemins qui a davantage été utilisé par les autorités coloniales. Ils habitaient surtout en Acadie française, notamment sur les rives du fleuve Saint-Jean et vers l'ouest au-delà de la rivière Kennebec.
Malie'wuti
Lnu aq wapék / Les mariages Indiens/non-Indiens
Les Français ont amené relativement peu de
leurs femmes en Amérique du Nord durant les premières années,
ainsi l'inter mariage entre le Français et
le Mi’kmaq est devenu chose commune.
La
plus part des Mi’kmaq d’aujourd’hui dont les noms de famille sont
français sont les descendants de ceux-ci.
Dès
le XVIIe siècle Les dirigeants français de l’Acadie et de la
Nouvelle-France encouragent ces mariages mixtes bénis par l’Église dans
l'espoir de convertir les Indiens et d'accroître la population de la
Nouvelle-France.
Au
début de la colonie, dans
l'Est du Canada, le métissage biologique n'engendre pas de population socioculturelle
distincte. En dépit de leur nombre, il est difficile d'identifier les
gens d'ascendance mixte dans les premiers registres de la Nouvelle-France
puisqu'ils sont élevés comme des Indiens dans leur famille maternelle, ou
ils prennent des noms français et sont enregistrés comme Français.
Au moins 45 unions
interethniques "à l'indienne" ont été célébrées entre Européens
et Sauvagesses en Acadie entre 1604 et 1650, plus précisément dans les régions
de Pentagouët (Maine), Cap de Sable (Nouvelle-Écosse), Port-Royal (Nouvelle-Écosse)
et Rivière Saint-Jean (Nouveau-Brunswick).
De
1621-1765, environ 78 couples sont formés d’un Indien et d’une femme européenne,
45 couples sont formés d’une Indienne et d’un homme européen.
Dans les registres des missions du Québec, comme Tadoussac ou Oka, les Indiens
conservent les appellations amérindiennes. En Acadie, ils ont la plupart
du temps des noms européens.
De 1600 à 1800, les actes de baptêmes, mariages ou sépultures peuvent
comprendre seulement le prénom chrétien ou bien le prénom chrétien et le nom
amérindien. Même si le nom amérindien n'est pas héréditaire, il est conservé
par une personne au long de sa vie.
Vers 1800, les actes amérindiens commencent à inclure des noms de famille.
L'adoption
d'Indiens par des blancs ne laissera aucune trace dans les registres.
Aucune indication que l'enfant est adopté n'est indiqué dans les registres québécois
avant les années 1930, sauf quelques exceptions.
lnuwi't'g toqmimajijig
- Assimilation
à la culture autochtone
(tiré
de http://www.salic-slmc.ca/showpage.asp?file=histoire_ling/premiers_peuples/colonisation_europ&language=fr&updatemenu=true
)
L'un des cas les plus célèbres
d'assimilation à la culture autochtone concerne le baron Jean-Vincent d'Abbadie
de Saint-Castin, un soldat français, qui vécut chez les Micmacs du Maine. Il
épousa Pidianske (de son nom français: Marie-Malthilde), la fille du chef
micmac Madokawando. Il adopta à ce point la culture des Amérindiens qu'il
parla la langue et devint lui-même chef de tribu. Il semble bien que ces
relations entre les Français et les Amérindiens aient été approuvées par la
France qui considérait les «Amérindiens chrétiens» comme des «citoyens
français». Il y eut beaucoup de métissages entre Français et Amérindiens en
Acadie, contrairement à la vallée du Saint-Laurent. De fait, des Micmacs
devinrent catholiques et portèrent des prénoms français, notamment plusieurs
chefs de tribu et chefs de bande. Soulignons que les prêtres et missionnaires
catholiques ont exercé une grande influence à la fois sur les Acadiens et les
Amérindiens. Mais les pasteurs protestants firent de même auprès d'autres Amérindiens
avec le résultat que certains autochtones furent francisés, alors que d'autres
furent anglicisés et anglicanisés. Mais les Micmacs et les Malécites durent
progressivement se réfugier vers l'intérieur des terres, les colons français
et anglais s'étant accaparé les zones côtières.
Lnuwi't'g
/ Autochtones
(Indiens, Indiens non statués, Métis, Inuit)
Canada (Texte tiré de http://ericcardinal.com/documents/fiches/1_Les_autochtones.pdf )
Les
Indiens
Le terme Indien décrit collectivement tous les peuples indigènes au
Canada, à l’exception des Métis et des Inuit. Les Indiens sont au nombre des
trois peuples reconnus par la Loi constitutionnelle de 1982 : les
Indiens, les Inuit et les Métis. De plus, trois catégories s’appliquent à l’expression
Indiens au Canada : les Indiens inscrits, les Indiens non inscrits et les
Indiens visés par un traité. Certaines personnes peuvent faire partie de plus
d’une catégorie.
Les Indiens inscrits
Un Indien inscrit est une personne dont le nom apparaît au Registre des
Indiens. Le Registre des Indiens est le document officiel identifiant tous les
Indiens inscrits au Canada. La Loi sur les Indiens définit les exigences
servant à déterminer qui sont les Indiens inscrits.
Les Indiens non
inscrits
Un Indien non inscrit
est une personne indienne qui n’est pas inscrite à ce titre en vertu de la Loi
sur les Indiens. Cela peut s’expliquer parce que la personne n’a jamais
présenté de demande d’inscription. Cela peut aussi être attribuable au fait
qu’elle ne soit pas admissible à s’inscrire aux termes de la Loi sur les
Indiens, même si elle est descendante de personnes qui sont ou ont été
inscrites, ou encore admissibles à s’inscrire en vertu de cette loi.
Les Inuit
Les Inuit sont les
Autochtones qui vivent dans l’Arctique canadien. Ils habitent surtout au
Nunavut, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Labrador et dans le Nord du Québec.
Le mot Inuit signifie « peuple » en inuktitut, la langue des Inuit.
Les Métis
Le mot Métis est
un mot français qui signifie « dont le père et la mère sont de races différentes
». La constitution canadienne reconnaît les Métis comme l’un des trois
groupes autochtones. Du point de vue historique, le terme Métis s’appliquait,
dans les Prairies, aux enfants nés de femmes cries et de commerçants de
fourrures français; dans le Nord, ce terme faisait référence aux enfants nés
de femmes dénées et de commerçants anglais ou écossais. Aujourd’hui, le
mot Métis est largement utilisé pour désigner les gens qui ont à la
fois des ancêtres européens et des ancêtres des Premières nations. Ces
personnes se considèrent elles-mêmes comme Métis, se distinguant ainsi des
membres des Premières nations, des Inuit et des non-Autochtones. De nombreux
Canadiens ont des ancêtres autochtones et des ancêtres non autochtones, mais
tous ne se désignent pas comme Métis. Il convient de signaler que les
organisations métisses au Canada ont établi leurs propres critères pour déterminer
qui a droit au titre de Métis.
Autochtones
(Indiens, Indiens non statués, Métis, Inuit) en milieu urbain
(Texte tiré de http://www.psc-cfp.gc.ca/plcy-pltq/eead-eeed/dg-gd/aaa-bg-dr-fra.htm
)
Ce terme fait principalement référence aux Inuits, aux Métis et aux membres
des Premières nations qui habitent actuellement dans les régions urbaines.
Selon les données du Recensement de 2006, les Autochtones hors réserve
constituent le segment de la société canadienne qui connaît la plus forte
croissance. En 2006, 56 % des Autochtones vivaient en milieu urbain, par
rapport à 50 % en 1996. Les villes ayant les plus importantes populations
autochtones étaient Winnipeg (68 380), Edmonton (52 100), Vancouver
(40 310), Toronto (26 575), Calgary (26 575), Saskatoon (21 535)
et Regina (17 105).
Gepeg Lnuwi't'g /
Les Indiens du Québec
Selon le recensement de 2006 le
d'Autochtones au Québec dont le statut est enregistré est de 108,430.
Cette part de population au Québec est donc de 1,4%. Fait à noter, 22
communautés ont refusé de collaborer au recensement ou l'ont fait en trop
petit nombre.
Les régions Nord-du-Québec, Abitibi-Témiscamingue et Côte-Nord regroupent
plus de la moitié des Autochtones du Québec et 40 des 56 communautés.
Plus de 15 000 Indiens sans statut et des Métis résident au Québec. Il
y aurait plus de 71,000 personnes d'ascendance Autochtone au Québec identifiées
par la terminologie «Indien sans statut» ou «hors réserve» ou «Métis».
On retrouve au Québec quarante communautés faisant partie des Premières
Nations, expression qui désigne au terme de la loi les Indiens inscrits et
vivants dans les communautés autochtones. Le groupe Inuit comprend pour sa part
quatorze communautés distinctes. S'ajoutent à ces groupes les communautés métisses
qu'il faut éviter de confondre avec les Indiens non inscrits. Les Métis sont
surtout présents dans l'Ouest du Canada bien qu'on en parle de plus en plus au
Québec en raison de la diversité des réalités des ressortissants des Premières
Nations, de la migration vers les villes, du métissage, ainsi que par l'effet
de la Loi sur les Indiens qui reconnaît désormais les Indiens aussi bien selon
leur lieu de résidence que selon leur ascendance généalogique.
( Texte tiré de http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Amerindiens )
Plus de 70 000 Amérindiens, répartis en 11 communautés, vivent actuellement
au Québec. Les exigences du monde moderne les ont contraints à abandonner leur
mode de vie ancestral. Les 11 communautés amérindienne du Québec sont
regroupées en deux familles: celle des Algonquiens et celle des Iroquoiens. La
première se subdivise en deux groupes: celui de la vallée du Saint-Laurent,
qui comprend les Abénaquis, les Algonquins, les Malécites, les Mi'kmaq et les
Naskapis, ainsi que celui des communautés du Nord, qui inclut les Atikamekw,
les Cris et les Innuat (ou Montagnais), [un(e) Inu des Innuat]. Quant à la
famille iroquoienne, elle se compose des Hurons-Wendat et des Mohawks.
Les
régions Nord-du-Québec, Abitibi-Témiscamingue et Côte-Nord regroupent plus
de la moitié des Autochtones du Québec et 40 des 55 communautés.
Seulement huit Nations parlent encore leur langue: Atikamekw, Haudenausaunee,
Mi'kmaq, Naskapis, Cris, Innu, Anishinaabe,
Waban-Aki, et Inuk.
Les langues Wendat
et Wolastoqiyik ont pour ainsi dire disparu. Il y a cependant un mouvement
en faveur de l’étude et de l’utilisation de la langue Wendat.
Plus de 15 000 Indiens sans statut et des Métis résident au Québec. Il
y aurait plus de 71,000 personnes d'ascendance Autochtone au Québec
identifiées par la terminologie «Indien sans statut» ou «hors réserve» ou
«Métis».
La Cour suprême n'a pas encore statué sur l'autonomie gouvernementale des «Autochtones»
mais la «Commission royale sur les peuples autochtones (1997)» estime que
l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, qui reconnaît les
droits ancestraux issus de traités existants, leur assure un droit ancestral à
l'autonomie gouvernementale dans certains domaines de compétences. La source de
l'autonomie gouvernementale des autochtones est d'abord leur droit à l'autodétermination
comme nation en vertu des normes de droit international. C'est aussi le droit de
gérer leurs affaires dans certains domaines de compétence. Ce droit à l'autodétermination
est le droit, pour les autochtones, de choisir comment ils se géreront à l'intérieur
du Canada.
Plus de 1% de la population
actuelle du Québec est «autochtone», ce qui inclut les Amérindiens, les
Inuit et les Métis.
Trois
groupes distincts sont représentés à Montréal, à savoir les membres des
Premières Nations (56 % de la population totale), les Métis (34 %) et les
Inuits (3 %).
Apaqt
Lnuwi'tg, Me'tis aq Inuit / Les Indiens, Indiens non statués, Métis et Inuit des
Maritimes
Près de 6% de la population autochtone du Canada vit sur des territoires
Atlantiques.
Près de 75% des Indiens de l'Atlentique vivent hors réserves.
Près de 15,000 Métis vivent hors réserves sur des territoires Atlantiques.
Près de 90% des Inuit de l'Atlentique vivent à Terre-Neuve-Labrador.
Lnuwi't'g
Ktaqmkuk
/ Les Indiens de Terre-Neuve (People
of the land across the water)
(Texte tiré de
http://www.heritage.nf.ca/patrimoine/aboriginal/micmac_f.html )
Historiens et archéologues ne s'entendent pas sur l'époque où les premiers
Mi'kmaq (aussi appelés Micmacs) sont arrivés à Terre-Neuve. La tradition
orale de ce peuple donne à croire qu'il y avait des Mi'kmaq à Terre-Neuve
avant les premiers contacts avec l'Europe. Certains faits historiques confirment
qu'il y avait des Mi'kmaq sur l'île dès le XVIe siècle, et les chroniques du
XVIIe siècle y font des allusions de plus en plus fréquentes.
Aux XVIe et XVIIe siècles, les
Mi'kmaq occupaient ce qu'un historien a appelé un « domaine insulaire » dans
le golfe du Saint-Laurent. Habiles commerçants, ils avaient su tirer parti des
petits voiliers de modèle européen, appelés chaloupes, pour organiser un réseau
de traite qui s'étendait du détroit de Belle-Isle, entre Terre-Neuve et le
Labrador, jusqu'à la côte du Massachusetts. Ils jouaient le rôle d'intermédiaires
dans la traite des fourrures contre des produits européens.
Durant la période coloniale, les Mi'kmaq auront toujours été alliés aux Français. Aussi, après la défaite de ces derniers en 1763, les autorités de Terre-Neuve feront-elles preuve de méfiance à l'endroit des Mi'kmaq de Terre-Neuve.
À cette époque, les Mi'kmaq avaient déjà élaboré des techniques originales pour chasser le caribou et piéger les bêtes à fourrure, qu'ils troquaient contre diverses commodités comme les fusils, les bouilloires et les couteaux.
Au XIXe siècle, les Mi'kmaq de Terre-Neuve ont souvent servi de guides. Ainsi, ce sont eux qui ont mené l'explorateur William Cormack au coeur inexploré de Terre-Neuve dans ses expéditions de 1822 et de 1829 à la recherche des Béothuks. Tout au long du XIXe siècle, les quelque 150 Mi'kmaq de Terre-Neuve ont gagné leur vie comme guides, trappeurs, facteurs et vanniers.
La vie des Mi'kmaq de Terre-Neuve a été bouleversée par la construction de la ligne de chemin de fer à travers l'île, terminée en 1898. Le train a en effet ouvert l'intérieur de l'île à une ruée de chasseurs : dès 1930, le caribou était au bord de l'extinction. Le déclin mondial du prix de la fourrure associé à la grande crise économique des années 1930 a entraîné la fin du mode de vie traditionnel. En 1945, il ne restait plus de trappeurs à temps plein à Conne River (Miawpukek), le plus grand village Mi'kmaq de l'île; la coupe saisonnière du bois, mal rémunérée, était presque devenue la seule source d'argent comptant pour les gens. La chasse, la pêche et la cueillette des fruits sauvages demeuraient des éléments essentiels des vies de la majorité des familles.Bien qu'ils se soient convertis de longue date au Catholicisme, de nombreux Mi'kmaq ont conservé leurs anciennes croyances. Et si leur langue a perdu beaucoup de terrain au XXe siècle, les gens de Conne River déploient depuis quelques années de vaillants efforts pour la faire revivre.
En 1972, la population de Conne River élisait son propre conseil de bande. La Federation of Newfoundland Indians a ensuite été créée en 1973, pour revendiquer la reconnaissance des Mi'kmaq de Terre-Neuve par les instances fédérales. En 1984, le Gouvernement fédéral reconnaissait aux Mi'kmaq de Conne River le statut d'Indiens en vertu de la Loi sur les Indiens; puis, en 1987, Conne River a été reconnue comme réserve indienne de plein droit.
Même s'il leur reste encore à faire reconnaître leurs revendications territoriales par les autorités fédérales et provinciales, les Mi'kmaq de Conne River sont devenus un modèle d'entrepreneuriat indigène : ils administrent, entre autres, un programme d'aquaculture prospère, des chalets de chasse et de pêche, et une exploitation forestière. Pour promouvoir et soutenir la culture mi'kmaq, le Conseil de bande Miawpukek commandite divers événements et programmes culturels, dont plusieurs peuvent être consultés sur le site Web de Miawpukek.
Lnuwi't'g
/ Indiens, Inuit)
U.S.A.
Approximativement
un pourcent des gens habitant les Etats-Unis peuvent être considéré Amérindiens.
Quelques «tribes» distribuent leurs propres passeports et leurs propres permis
de conduire. En plus des gens a appelé naguère « Indiens, » les Amérindiens
de terme incluent aussi les Hawaïens et Inuit et Inuit de l'Alaska.
Chaque «tribe» détermine qui en est membre, et une personne peut appartenir
à plusieurs «tribes». En
général, les «tribes» utilisent le système de proportion de sang autochtone
ou le système de descendance, ou une combinaison des deux, pour octroyer le
statut de membre. Les «tribes» peuvent aussi imposer des critères de
domiciliation ou autres pour toutes les personnes qui souhaitent devenir
membres. Dans le cadre du système de proportion de sang autochtone, un
candidat au statut de membre doit prouver qu'il a hérité d'un certain
pourcentage de sang « amérindien » de la tribu à laquelle il
souhaite appartenir. Le
système de descendance n'établit pas un degré minimal de proportion de sang
autochtone. Mais les candidats intéressés doivent prouver qu'ils descendent
directement d'un membre d'une «tribe» à une période donnée.
lnue'gati
/ Membres des Premières Nations - Miluisig
/ Ils ont des appellations différentes
( Texte tiré de http://www.tbs-sct.gc.ca/report/govrev/04/cp-rc5_f.asp
)
Selon le contexte, divers
termes et expressions sont utilisés pour désigner les Peuples Autochtones.
Le terme Autochtone est l'appellation la plus courante pour désigner l'ensemble de la population autochtone au Canada.
D'un point de vue constitutionnel, soit en vertu de la Loi constitutionnelle de 1982, les Peuples Autochtones du Canada englobent les Indiens, les Inuits et les Métis.
Les Indiens, que l'on appelle habituellement les Premières nations, constituent le groupe autochtone le plus important au Canada, comptant plus de 600 000 personnes (sur une population autochtone globale de près d'un million). Une «Première nation » désigne en général une bande indienne. Les Premières nations sont présentes partout au Canada, et elles parlent une langue et respectent des valeurs culturelles très diverses. Par exemple, les Premières nations représentent onze familles linguistiques (qui comptent entre 53 et 70 langues) au Canada. (Rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones, vol. 3, 1997)
Les Inuits vivent dans les régions arctiques et subarctiques du Canada, au Nunavut, dans les Territoires du Nord-Ouest et dans le Nord du Labrador et du Québec. On compte environ 45 000 Inuits canadiens, et leurs similitudes sont nombreuses sur les plans de la langue et des valeurs culturelles.
Les Métis constituent un groupe culturel distinct qui se compose de personnes d'ascendance mixte, qui possèdent des ancêtres européens et autochtones. Lors du Recensement de 2001, 292 000 personnes se sont déclarées Métis.
Certains termes ont une incidence juridique spécifique : un Indien inscrit est une personne qui est inscrite au sens de la Loi sur les Indiens; un Indien non inscrit est une personne indienne qui n'est pas inscrite au sens de la Loi sur les Indiens.
Gneg
wetagutultieg / D'origine autochtone
Dans le passé plusieurs autochtones ont perdu leur droit d'appartenance suite
à leur «émancipation» involontaire et injuste imposée par la loi.
Certaines femmes l'ont
perdu simplement en épousant des non-autochtones. Plusieurs de ces
descendants se sont tellement bien assimilé qu'il arrive d'entendre «ma mère
était une indienne...» ou «ma grand-mère était une indienne...». Le
fait d'avoir un nom francophone ou anglophone contribue souvent à semer le
doute. Si la mère ou le père est autochtone il est toujours possible de
faire reconnaître son propre statut en communiquant avec la réserve d'origine
ou le Ministère des Affaires Autochtones du Canada. S'il s'agit de la
grand-mère, il arrive que l'origine autochtone ait été cachée depuis
longtemps, certains ont renié leurs racines Autochtones par besoin ou par
honte.
Un Membre de Premières Nations épousant une personne
allochtone portait habituellement un des noms ou le surnom sous lequel ils étaient
connus par la famille et les amis. Ce nom pouvait changer plusieurs fois
pendant la durée de sa vie. Aussi, de nombreux Membres des Premières
Nations ont été baptisés dans la religion catholique et ont reçu des noms
français au baptême. Ces noms sont souvent utilisés dans les documents
et dans autres occasions. Nous retrouvons aujourd'hui des noms autochtones comme Arseneau, Aucoin,
Belliveau, Béliveau, Blanchard, Blondin, Bouchard, Bourg, Briard, Couture,
Gaudreau, Briard, Gaudet, Lambert, Landry, LeBlanc, LeJeune, Mélançon, Pelchat,
Thériot, Tremblay, Tardif, etc. Plusieurs descendants de ces familles ont un
peu ou beaucoup de sang Autochtone dans les veines. Les Français ont amené
relativement peu de leurs femmes en Amérique du Nord durant les premières années,
ainsi l'inter mariage entre le Français et les Mi'kmaq et autres Nations était
devenu chose commune. Le fait d'avoir un nom francophone ou anglophone contribue
souvent à semer le doute mais il faut se rappeler que les autochtones
n’avaient pas de nom de famille ou de prénom chrétien avant «l'évangélisation»
par les Jésuites. La plus part des Mi’kmaq d’aujourd’hui dont les noms de
famille sont français sont les descendants de ceux-ci, qu’ils soient en réserves
ou non. Certains ont renié leurs souche autochtone par choix ou par honte.
Certains ont toujours gardé leur statut autochtone d’autres l’ont perdu à
cause de la «L’Acte des Sauvages» de 1876 ou de la loi de 1881 qui
reconnaissait seulement la lignée paternelle. Beaucoup de ceux et celles ayant
suffisamment de sang Autochtone ont récupéré leur statut depuis que la loi de
1985 (Loi C-31) a permis à beaucoup d'Autochtones qui avaient été dépossédés
de leur statut de le recouvrer.
Trois éléments majeurs
qualifient les Autochtones (Indiens,
Indiens non statués, Métis, Inuit):
- Antécédence
- Spécificité
culturelle
- Auto-identification
comme Indien, Métis ou Inuit
Gase'wit / Admissibilité
L’article 35
de la partie II de la Loi constitutionnelle de 1982 utilise le
terme «Peuples autochtones» pour désigner collectivement les
premiers peuples de l’Amérique du Nord et leurs descendants.
Le gouvernement du Canada est le premier responsable des manières complexes de «
définir » les personnes amérindiennes (Indiens, Métis, Inuit) avec l’intention première d’en réduire
le nombre. Afin de limiter la transmission du statut, le
gouvernement exige que les requérants fournissent le numéro de bande de leurs
parents ou grand-parents. Si une personne démontre que ses aïeux étaient
couverts par la Loi de 1868, sans qu’ils aient pour autant demandé le statut
d’Indien, cela fait d’elle une Indienne. D'ailleurs, la plupart des
bandes n'admettent dans leur communauté que les gens qui peuvent prouver que
leur parent ou grand-parent étaient listé dans le recensement de cette
période.
Gegnu'tmuatl gase'wit
/ Les Preuves à l'ascendance
( Texte tiré de http://www.ainc-inac.gc.ca
)
Les
preuves de l’ascendance sont faites par des recherches généalogiques sérieuses
approuvées par une Nation, et parfois, le témoignage des parents vivants qui
sont déjà les membres inscrits de cette Nation.
Seront accepté comme preuves des copies originales ou certifiées
des actes de naissance officiels, des certificats de décès et les
certificats de mariage qui tracent votre ascendance directe d'un ancêtre. Souvent
cette preuve peut être insuffisante en raison des inter-mariages avec des Allochtones,
le degré de sang autochtone (quantum) mélangé à d'autre abaissant ce
pourcentage. Pour cette raison, un certain pourcentage de sang autochtone
est exigé pour permettre l’admissibilité. Le statut sera alors
approuvée par la Nation et par le gouvernement fédéral et un certificat
de statut «Autochtone» sera émis.
Au cours des années, de nombreuses règles ont été établies pour déterminer l’admissibilité
à l’inscription. D’importantes modifications ont été apportées à
la Loi sur les Indiens en 1985 lorsque le Parlement a adopté le
projet de loi C-31. Ces changements visaient à éliminer certaines dispositions de la loi
antérieure, qui étaient discriminatoires. De plus, ils ont permis
aux Premières Nations de décider de l’appartenance à leurs effectifs.
Normalement, une personne est admissible à l’inscription si :
- elle était admissible avant que la loi ne soit modifiée en 1985;
- elle a perdu son statut d’Indien par suite d’un mariage avec un
non-Indien;
- elle a perdu son statut d’Indien parce que son père n’était pas un
Indien;
- elle a perdu son statut d’Indien parce qu’elle ou ses parents ont présenté
une demande pour renoncer à l’inscription
et à l’appartenance à une Première Nation au moyen
d’un processus appelé « émancipation »;
- ou ses deux parents sont admissibles à l’inscription, quelle que soit la
raison.
- ou elle peut être admissible à l’inscription si un seul de ses
parents est admissible (dans certaines conditions).
Habituellement, la personne doit prouver
l’ascendance d'un ancêtre listé dans les registres Canadiens ou Américains
datant au plus tard de 1800.
Ces inscriptions ont souvent été faites lorsqu’une Nation a obtenu
une réserve ou lorsque cette réserve a dû être déplacée ou lorsque la
constitution de la Nation a été adoptée.
La première exigence
pour être inscrit dans le Registre des Indiens est de fournir une preuve de
descendance de personnes que le gouvernement fédéral a reconnues comme
membres d’une bande indienne au Canada. Cependant, d’autres dispositions de
la Loi sur les Indiens peuvent aussi contribuer à déterminer si une personne
possède le statut d’Indien inscrit.
Il est possible de contester
le retrait ou l’inscription d’un nom au Registre des Indiens. Les
contestations doivent être soumises au registraire par écrit, dans les trois
ans suivant la date de la décision du registraire. Celui-ci étudie alors la
contestation, de même que le dossier original et tout autre document supplémentaire
pour déterminer si la première décision est justifiée. Une fois que le
registraire a pris une décision au sujet de la contestation, la personne
concernée en est avisée. Si cette dernière n’est pas d’accord avec la décision
du registraire, elle peut alors s’adresser aux tribunaux pour régler la
question. (Paragraphe
tiré de: http://www.ainc-inac.gc.ca/br/is/tir-fra.asp )
Les articles de la Loi
sur les Indiens se rapportant à la définition d'Indien ainsi qu'à son
inscription au registre prévoient un mécanisme de contestation des
suppressions et ajouts de noms effectués à la liste des membres. Les deux
documents que contiennent normalement ces dossiers sont un formulaire de
contestation touchant l'inscription d'un membre (rempli par les chefs de bande)
et un questionnaire sur le contestataire. Le premier de ces deux documents
identifie la personne (nom, bande, numéro de billet) et présente le motif de
la contestation : omission, inclusion, ajout ou suppression du nom de la
personne concernée dans les listes. Le deuxième fournit de l'information plus
détaillée sur la personne (nom, date et lieu de naissance, statut civil,
statut d'Indien, nom et statut du conjoint, nom et date de naissance des
enfants, détails concernant les parents ainsi que les grands-parents maternels
et paternels). Des notes d'accompagnement se trouvent habituellement dans ces
dossiers; on y retrouve aussi parfois de la correspondance relative à la
paternité des enfants. (Paragraphe
tiré de: http://www.lac-bac.gc.ca/genealogie/022-607.002.01.01.19-f.html#f )
Les tests ADN et les
Haplogroupes
Des
tests de ADN peuvent indiquer qu’une personne a ou non un certain bagage
génétique autochtone.
Ces tests de ADN ne peuvent cependant pas au Canada être utilisé comme
preuve d'appartenance. Le
demandeur doit répondre à des exigences d'inscription dans l'une
ou
l'autre des Nations. Les conditions pour l'inscription sont
uniques et déterminées selon la
constitution de chaque Nation. De plus, même si ce n'est pas
spécifié dans la Loi sur les Indiens, le gouvernement exige que
l'individu fasse parti d'une communauté autochtone et que cette
communauté pratique des coutumes ancestrales.
Pour la génétique
humaine, les haplogroupes qu'on étudie généralement sont des
haplogroupes du chromosome Y (ADN-Y) et des haplogroupes de l'ADN
mitochondrial (ADNmt). On peut employer les deux pour définir les
populations génétiques. L’homme et la femme ont chacun 23 paires de chromosomes. Chez
l’individu male la 23ième paire est constituée de
Chromosomes X et de Chromosomes Y alors que l’individu de sexe féminin
a deux Chromosomes X. Le
Chromosome Y transmet les informations ancestrales concernant la lignée
paternelle. Les Chromosomes Y
diffusent l'information génétique de père en fils. L’ADNmt est
transmise d'une mère à ses enfants, fille ou fils. Cependant seulement
les femmes transmettent l’ADNmt. Le Chromosome Y
(comme le mtDNA Haplogroups) contient certaines traces de Haplogroupes Q,
P et F qui sont spécifiques aux mâles d’ascendance Autochtone de l’Amérique
du Nord.
Il y a deux façons de déterminer si vous avez une ascendance autochtones
en utilisant les tests ADN. La
première méthode est en mesurant votre ADN mitochondrial (ADNmt) et la deuxième
méthode est en mesurant votre ADN des
Chromosomes Y.
Afin que le test des Chromosomes X soit positif, vous devez avoir une
ligne maternelle ininterrompue (mère-à-mère-à-mère).
Ceci ne signifie pas que votre mère, grand-mère et grand-grand-mère
doivent être Autochtones à 100%, ils doivent seulement avoir du sang
autochtone.
La plupart des Autochtones peuvent être classifiées dans l'un de ces
cinq Haplogroupes: Groupes A,
B, C, D ou X. Ces
Haplogroupes représentent des populations autochtones de lieux géographiques
différents. Par exemple :
- Le
Haplogroupe
A
se retrouve plus souvent dans régions arctiques/sub-arctiques de l'Amérique
du Nord ; il est presque inexistant parmi les Peuples n’appartenant pas
à la famille linguistique Athapaskan dans les secteurs du sud-ouest.
- Le Haplogroupe
B
se retrouve plus souvent dans la région du sud-ouest de l'Amérique du
Nord.
-
Le
Haplogroupe
C
se retrouve plus souvent dans les régions orientales de l'Amérique du
Nord.
- Le Haplogroupe
D
se retrouve plus souvent chez les Peuples de l’ouest du continent
nord-américain.
- Le Haplogroupe
X
se retrouve plus souvent chez les Peuples de la famille linguistique
parlants d'Algonquian dans les régions centrales ainsi que dans les régions
du nord des Grands Lacs.
Ces Haplogroupes se
retrouvent très rarement chez des populations autres qu’autochtones.
Suel kedla'wa' L'nu
'mtenin /
Caractéristiques
physiques actuelles chez plusieurs :
Hautes pommettes
Yeux légèrement en amande. Grosses
paupières lourdes chez les enfants.
Pigmentation sur la rétine.
Grandes dents avant.
Pointe de Carrabelli inexistante sur la première maxillaire.
Grands lobes d’oreille.
Auriculaire (petit doigt) tordu ou rosé.
Sternum inversé.
Deuxième orteil plus longue que la grosse orteil.
Métatarse extérieur plus large.
Teint foncé ou grande facilité à bronzer
lnue'gati'l
/ Les réserves
et terres réservées
Une
réserve amérindienne est un territoire délimité en vertu d'une loi
fédérale et dont l'usage et le profit sont réservés à une bande
amérindienne. La Loi des Indiens en vertu de laquelle les réserves sont
créées a été adoptée par le Parlement du Canada en 1876. En 1993, au
Québec, il y avait 58 établissements
autochtones dont 16 communautés Inuit.
À partir de 1950, plusieurs nouvelles réserves s'ajoutent aux 24 déjà
existantes au Québec.
Les Amérindiens du Québec
habitent des réserves, des établissements ou des terres conventionnées.
Toutefois, même s’ils sont inscrits comme membres d’une bande, ils n’habitent
pas tous dans une communauté. Au Québec, près de 65 496 AmérindiensVivent
soit dans une réserve, soit dans un établissement ou sur des terres
conventionnées, alors qu’environ • 70 % d’entre eux habitent hors de ces
territoires. Pour leur part, les Inuits, qui comptent 9 400 personnes, vivent en
majorité dans les villages nordiques situés le long de la baie d’Ungava, du
détroit et de la baie d’Hudson.
Les réserves sont des terres mises de côté pour l’usage et le bénéfice
des Amérindiens, alors que les établissements sont des parcelles de terres sur
lesquelles vivent des bandes amérindiennes, bien que ces terres n’aient
jamais été, officiellement, mises à part pour leur usage. Le gouvernement fédéral
administre les territoires des réserves. Chez les Inuits, le régime
territorial est différent en ce sens qu’il relève entièrement du Québec.
Les conventions du Nord accordent aux Cris, aux Inuits et aux Naskapis des
droits particuliers sur de vastes territoires classés par catégories
afin d’en faciliter l’administration et de déterminer les droits des
usagers. Les terres de catégorie I sont à l’usage exclusif des Autochtones,
tandis que les terres de catégories II et III sont des terres publiques sur
lesquelles ils détiennent certains droits. Au Québec, les terres réservées
totalisent 14 786,5 km et les terres conventionnées de la catégorie I représente
95 % de cette superficie. Les réserves et les établissements n’occupent que
5 % de ce total, bien qu’ils regroupent 70 % de la population autochtone
vivant sur les terres réservées.
La
première réserve amérindienne canadienne est établie en 1637 à Sillery près
de Québec dans le but de rassembler de force les Amérindiens «vagabonds» dans un
endroit «convenable» afin de les convertir. La réserve est accordée
sous forme de seigneurie aux Amérindiens chrétiens, sous la supervision
des Jésuites.
Plus tard, des réserves sont mises de côté par traité et diverses
formes de concessions de la Couronne dans les colonies britanniques des
Maritimes, du Bas-Canada et du Haut-Canada. Après la Confédération, les
réserves sont instituées soit en vertu de traités numérotés, soit par
des ententes spéciales avec des bandes individuelles. (Paragraphe tiré de
http://www.canadianencyclopedia.ca
)
Les
Mik'maq et autres peuples autochtones de l'Île de la Grande Tortue ont vu leur terres
fondues au sein d'États comme si ces peuples autochtones n'existaient pas.
Ces gouvernements ont alors créé des réserves indiennes fédérales conçue
dans la perspective de la disparition de leurs distinctions culturelles.
Les autochtones de l'Île de la Grande Tortue (des Amériques) tiennent à leurs
réserves comme à la prunelle de leurs yeux. Il existe entre eux et la
nature, entre les communautés et le sol qu'elles foulent sous leurs pieds, des
relations sentimentales, affectives, religieuses, d'une profondeur qui n'existe
chez nul autre peuple au monde. Ils sont parmi les guerriers les
plus valeureux que le monde ait connus et aucun peuple peut-être n’a autant
combattu pour sa liberté. Pendant quatre siècles, d’un océan à l’autre,
victimes d’une injustice permanente, ils ont défendu leur sol, leur vie, leur
traditions et leur langues.
Les
«réserves indiennes» sont des parcelles de terres situées sur le territoire
ancestral des communautés qui les habitent. Elles sont réservées pour
l’usage et le bénéfice exclusifs des Indiens; un conseil de bande peut y
adopter des résolutions pour en contrôler l’usage mais ces réserves sont
sous compétence fédérale.
Près de
52
000 autochtones inscrits du Québec sur 72 000 résident sur des réserves
indiennes, des établissements ou des terres conventionnées. Toutefois, même
s'ils sont inscrits comme membres d’une «bande», ils n’habitent pas tous dans
ces types d’agglomérations. Plusieurs résident vivent en milieu urbain à
l’extérieur de ces agglomérations.
Plus de 15 000 Indiens et Métis sans statut (non inscrits) résidant au Québec
sont répartis dans diverses agglomérations tant urbaines que rurales.
Plusieurs n’ont pas d’organisation politique, comme un conseil de bande ou
un conseil municipal, pour prendre en charge les services habituellement liés
à l’administration d’une communauté.
Naspit Lnue'gati
/ Appartenance à une bande
Un Indien appartient à une bande
lorsqu’il est un membre reconnu d’une bande et que son nom figure sur la
liste approuvée de la bande. Une bande peut établir qui a droit à
l’appartenance à la bande. Le fait d’être un Indien inscrit n’est
pas nécessairement synonyme d’être membre de celle-ci. Les Indiens inscrits
qui ne sont pas membres d’une bande figurent sur la liste générale.
Mens'g
maqamigal / Territoires divisés
Sans
l'avis des nations autochtones concernées, le Traité de
Versailles de 1783 établissait la frontière entre les États-Unis d'Amérique
récemment formés et les colonies britanniques en Amérique du Nord depuis
«l'embouchure de la rivière Ste-Croix dans la baie de Fundy» jusqu'au point
situé à l'extrême nord-ouest du lac des Bois, puis en direction plein ouest
jusqu'au fleuve Mississippi et vers l'aval le long de ce cours d'eau.
Le Traité Jay de 1794, en
théorie, n'était pas un traité avec les autochtones, car il avait été
signé entre le gouvernement britannique et les États-Unis. Par contre, il touchait les autochtones du Canada.
Afin de prévenir la guerre avec les États-Unis la Grande-Bretagne négocia une
entente de paix consentant à retirer tous les officiers de la Couronne de leurs
postes au sud des Grands Lacs. En
retour, les Britanniques ont obtenaient la permission pour les autochtones de
traverser librement la frontière Canada-U.S.A.
Le gouvernement U.S.A. considère le traité de Jay comme une entente
qui accorde à ceux qui possèdent le statut d’indien le droit de travailler
et de vivre librement au-delà de la frontière. Le
gouvernement canadien a toujours contesté ce droit.
Sans
l'avis des nations autochtones concernées, en
1908, le Canada et les U.S.A signaient un traité prévoyant une démarcation
détaillée de la frontière de l'Atlantique au Pacifique sur toute sa longueur.
Ntulankeyutmonen
Nkihtaqmikon
(Nous
préservons les territoires ancestraux)
Le drapeau des Nations Mi'kmaq / Mi'gmewei mtawegn / Mi'kma'ki
mtawegn:
Le blanc représente la purete de la création;
La croix rouge représente l'être humain et identifie les quatre directions;
Le soleil représente les forces du jour;
La lune représente les forces de la nuit;
Ensemble le soleil et la lune représente le Créateur.
D'appartenance Mi'kmaq /
Mi'gmewa'jg:
Il y a plus de 25,000 Mi'kmaq statués vivant dans les réserves du Canada et
des U.S.A,
et il y a près de 25,000 Mi'kmaq sans status vivant hors réserves.
Kanata
Utplu'takun
/
Le
statut au Canada
Les
Autochtones et les terres réservées à ceux-ci sont actuellement régie par
le gouvernement fédéral canadien. Il s'agit d'une caractéristique découlant
de la proclamation royale de 1763, où la Couronne britannique affirmait sa
responsabilité de protection à l'égard des Nations Autochtones. Au point de
départ le statut d'Indien était un statut «temporaire» dont
l'objectif ultime était l'assimilation complète. Par la suite «l'Acte
des Sauvages» devait faciliter cette transaction car elle avait
pour objectif ultime l'affranchissement, c'est-à-dire la perte du statut par
«émancipation». La plupart des citoyens allochtones ont été maintenu
ignorants de ces particularités rétrogrades de la loi (Il est dans le jeu des
politiciens de tenir les citoyens dans l'ignorance). Ces non-autochtones
y voyait un statut spécial conférant plusieurs privilèges qu'ils n'avaient
pas eux-même, et contribuait à créer une jalousie, voir même une haine pour
certains, et qui perdure encore aujourd'hui chez plusieurs.
L’obligation
de tenir une conférence constitutionnelle sur les droits des Premières Nations
fait partie de la Loi constitutionnelle de 1982. Les
Peuples autochtones ont le droit de participer directement à la révision de la
constitution et aux autres processus décisionnels susceptibles de toucher leurs
droits. Lorsque le statut, les droits ou les territoires des Peuples autochtones
sont directement touchés, tout changement au cadre politique et constitutionnel
canadien nécessite le consentement libre et éclairé des Peuples concernés.
Me'tis / Métis
L'article 35 de la Loi
constitutionnelle canadienne de 1982 identifia les Métis comme un groupe
autochtone, on octroya au peuple Métis des droits distincts et une protection
constitutionnelle.
Le 19 septembre 2003 la Cour suprême du Canada confirme
que les Métis forment un Peuple autochtone distinct avec des droits
constitutionnels.
Il suffit de plus que de la preuve
d’un lien généalogique à une communauté historique Métis pour joindre un
organisme Métis. La Cour identifia trois facteurs principaux par lesquels
on peut identifier les détenteurs de droits comme Métis : identification
personnelle, des liens ancestraux à une communauté historique Métis et
l’acceptation de la communauté.
U.S.A.
Utplu'takun
/ Le
statut aux U.S.A.
De
1778 à 1871, le gouvernement fédéral U.S.A. essaya de résoudre son rapport
avec les divers peuples indigènes en négociant des traités.
Dans chacun des centaines de traités qui ont été négociés au nom du président et ratifiés par le Sénat, les accords étaient
formels entre deux nations souveraines. Les
indigènes étaient des citoyens de leur nation, vivant dans les limites des
U.S.A.
Jusqu'au Indian Citizenship Act de 1924, les Indiens possédaient un statut
particulier en vertu de la loi fédérale. Certains
avaient cependant déjà acquis la citoyenneté en épousant les hommes blancs. D'autres
avaient obtenu la citoyenneté U.S.A par le service militaire, par la réception
des attributions ou par des traités spéciaux ou des statuts spéciaux. Plusieurs
n'étaient toujours pas des citoyens, empêchées par les processus ordinaires
de la naturalisation pourtant accordés
aux étrangers. Le2 juin 1924 le
Congrès accordait le et citoyenneté à tous les autochtones nés aux U.S.A.
The
Indian Citizenship Act of 1924:
"BE IT ENACTED by the Senate and house of Representatives of the United
States of America in Congress assembled, That all non citizen Indians born
within the territorial limits of the United States be, and they are hereby,
declared to be citizens of the United States: Provided That the granting of such
citizenship shall not in any manner impair or otherwise affect the right of any
Indian to tribal or other property. (Approved June 2, 1924)"
L'nu
agase'wit / Registres des Indiens
Le Registre des
Indiens regroupe tous les répertoires existants de personnes reconnues par le
gouvernement fédéral comme membres d’une bande indienne. Il sert de répertoire
central des personnes inscrites comme Indiens en vertu de la Loi sur les
Indiens.
Dès 1850, les
agents du gouvernement de l’Amérique du Nord britannique a commencé à tenir
des registres en vue d’identifier les Indiens et les bandes auxquelles ils
appartenaient.
À partir de 1871, les agents
indiens faisaient des recensements généraux pour chacune des bandes de leur
territoire et les fournissaient au ministère des Affaires indiennes pour des
fins de statistiques.
Les résultats étaient inclus dans les rapports annuels du Ministère.
À partir de 1917, ces recensements généraux avaient lieu tous les cinq ans.
En 1939, on consignait non seulement le nom, mais aussi le sexe, l'âge, l'état
civil et le numéro de membre de chaque Indien.
Ces données étaient conservées au bureau local.
Dès
1951, le gouvernement fédéral mettait sur pied le premier registre national
contenant le nom de toutes les personnes connues ayant le droit de détenir le
titre d'Indien inscrit en vertu de la Loi sur les Indiens.
Agase'wultieg
/ Nous sommes enregistré
Au Canada une
carte de statut est émise par AINC - INAC (Affaires Indiennes et du Nord Canada - Indian and
Northern Affairs Canada). Le certificat
de statut d’Indien, plus communément appelé «carte de statut», est une pièce
d’identité qu’Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) délivre au
titulaire pour confirmer qu’il est inscrit à titre d’Indien en vertu de la
Loi sur les Indiens.
Les personnes de tous âges inscrites à titre d’Indien en vertu de la Loi sur
les Indiens peuvent volontairement* demander leur certificat de
statut au ministère des
Affaires Indiennes et du Nord Canada (AINC).
Ces
cartes sont numérotées
(10
chiffres) et comportent une photo du titulaire, ainsi que son nom
et son numéro de registre ou de bande.
* En réalité
le terme «peuvent volontairement» signifie «doivent obligatoirement s'ils
veulent être reconnu et pouvoir bénéficier de leurs droits».
Un
Indien qui choisi de ne pas être enregistré (comme peu l'être un animal de
compagnie) ne bénéficie pas des prévilèges que peuvent avoir ses frères et
soeurs enregistrés et donc statués. La loi du gouvernement du Canada dit
clairement «
Les personnes de tous âges inscrites à titre d’Indien en vertu de la Loi sur
les Indiens peuvent volontairement demander leur certificat de statut au
ministère des Affaires Indiennes et du Nord Canada (AINC)».
Aussi, la loi
constitutionnelle de 1982 stiplule qu'une Première Nation a «le droit de déterminer
ses propres conditions de citoyenneté, c'est un droit ancestral et issu de
traités existant au sens du paragraphe 35(1) de la Loi constitutionnelle de
1982.»
2009 - Nouveau certificat sécurisé de statut d’Indien:
Le nouveau certificat sécurisé
de statut d’Indien est né d’une initiative conjointe de l’Assemblée des
Premières Nations (APN), du secteur des Services fonciers et fiduciaires
d’AINC et d’un projet connexe avec les Premières nations du Traité no
7. L’objectif est d’augmenter les caractéristiques de sécurité de
la carte de statut afin de réduire ou d’éliminer les problèmes de vol
d’identité et de fraude. Deux
versions sont disponibles: la version «courante» et la version «passage
frontalier».
La nouvelle carte de statut sécurisée présente plusieurs améliorations sur
le plan de la sécurité qui réduisent considérablement le risque de
modification ou de reproduction non autorisée. Elle contribue ainsi à
garantir l’intégrité continue des programmes et des services en les protégeant
contre la fraude et le vol d’identité.
Un renouvellement à tous les cinq ans du certificat sécurisé de statut
d’Indien sera nécessaire pour se conformer aux normes internationales (OACI)
car les coordonnées personnelles du titulaire changent et que sa photo doit être
mise à jour. La date de renouvellement du certificat de statut dépendra
de la date de naissance du titulaire. Pour les personnes âgées de 16 ans et
plus, le certificat de statut sécurisée sera renouvelable aux cinq ans, au
plus tard à la date de naissance du titulaire. Pour les personnes âgées de 15
ans et moins, le certificat sécurisée sera renouvelable aux trois ans, au plus
tard à la date de naissance du titulaire.
Nouvelles caractéristiques du
CSSI :
- éléments graphiques
spécialisés;
- caractéristiques de sécurité améliorées;
- numéro sans frais pour
vérifier la validité de la carte.
Ganata
Inuwi't'g / Les Indiens du Canada
Mawgitg / Recensement
|
Composition
ethique de la population autochtone |
| Provinces et Territoires |
Indiens inscrits |
Inuit |
Métis |
Autres
ayant au moins |
| T-N |
1075 |
2615 | 300 | 9270 |
| Î-P-É |
510 |
10 |
30 |
1370 |
| N-É |
7,675 |
80 |
185 |
14215 |
| N-B |
4,685 |
55 |
115 |
8355 |
| QC |
36,150 |
6,780 |
7,140 |
89,430 |
| Ont |
70,425 |
530 |
3,785 |
172,160 |
| Man |
62,635 |
240 |
15,960 |
38,605 |
| Sask |
56,710 |
55 |
12,780 |
28,120 |
| Alb |
54,220 |
450 |
18,005 |
77,175 |
| C-B |
77,705 |
240 |
4,245 |
90,285 |
| Yuk |
4,145 |
30 |
95 |
2,200 |
| T-N-O |
9,865 |
18,370 |
1,875 |
5,355 |
|
|
Il y aurait plus de 2,300 réserves indiennes au
Canada. 54% de la population autochtone du Canada résident à
l'extérieur des réserves.
Selon le recensement de 2006 le nombre d'Autochtones au Canada dont le statut
est enregistré est de 1,172,790. Cette part de population au Canada est
donc de 3,8%.
Grâce à une augmentation de population de 45% en 10 ans, les Autochtones sont,
pour la première fois, plus d'un million au Canada et près de la moitié
d'entre eux ont moins de 25 ans.
Seulement 40% de la population autochtone vie sur des réserves au Canada alors
que le nombre est de 49% au Québec.
En 2006, la population ayant une identité autochtone s'élevait à 1,172,725
personnes, dont 53% sont des Indiens inscrits, 30% des Métis, 11% des Indiens
non inscrits et 4% des Inuit.
Depuis 1996, la population autochtone s'est accrue de 47%.
Les
trois quarts des Inuits vivent dans l'Inuit Nunaat qui s'étend du Labrador aux
Territoires du Nord-Ouest
Selon
le recensement, un peu plus des trois quarts des Inuits au Canada (78 %),
soit quelque 40 000 personnes, vivent dans l'une des quatre régions qui
forment l'Inuit Nunaat. C'est l'expression inuktitut qui signifie la
« patrie inuite », une région qui s'étend du Labrador aux
Territoires du Nord-Ouest (voir l'encadré intitulé Inuit Nunaat). Cette
patrie est formée de quatre régions:
Le territoire du Nunavut : Le
Recensement de 2006 a permis de dénombrer 24 635 Inuits dans cette
région, qui se caractérise à la fois par la masse terrestre la plus grande et
la population inuite la plus importante. Ces personnes représentent près de la
moitié (49 %) de l'ensemble de la population inuite au Canada. La
population inuite du Nunavut a crû de 20 % entre 1996et 2006.
Nunavik : Cette
région du Nord québécois regroupe 9 565 Inuits, soit 19 % de
l'ensemble de la population inuite. Le Nunavik affiche le taux de croissance le
plus élevé de la population inuite, 25 % depuis 1996.
Région inuvialuite : Cette
région des Territoires du Nord-Ouest compte une population de 3 115 Inuits,
représentant 6 % de tous les Inuits au pays. La région inuvialuite est la
seule à avoir accusé une baisse de la population (-3 %) depuis 1996.
Nunatsiavut : La
population inuite de cette région du nord du Labrador s'élève à 2 160 personnes,
soit 4 % des Inuits. Elle a affiché un taux de croissance de 3 %
depuis 1996.
Les Inuits forment la majorité de la population dans chacune des quatre
régions. Ils représentent 90 % de la population au Nunavik, 89 % au
Nunatsiavut, 84 % au Nunavut et 55 % dans la région inuvialuite.
Bien que la plupart des Inuits habitent dans l'Inuit Nunaat, une proportion de
plus en plus importante d'entre eux vivent dans d'autres régions du Canada et
notamment dans les centres urbains du sud. En 2006, 22 % des Inuits
vivaient hors de l'Inuit Nunaat, en hausse par rapport aux 17 % dénombrés
en 1996.
Le Recensement de 2006 a dénombré 8 395 Inuits dans les centres
urbains hors de l'Inuit Nunaat, soit une hausse d'environ 60 % par rapport
aux 5 235 Inuits recensés en 1996. En 2006, ces citadins
représentaient 17 % de l'ensemble de la population inuite, en hausse par
rapport au pourcentage observé une décennie plus tôt (13 %). En outre,
5 % des Inuits vivaient dans des régions rurales hors de l'Inuit Nunaat.
En 2006, les villes hors de l'Inuit Nunaat qui comptaient les populations
inuites les plus importantes étaient Ottawa ‑ Gatineau (725
Inuits), Yellowknife (640), Edmonton (590), Montréal (570) et Winnipeg (355).
Population Métisse
Les nouvelles données du Recensement de 2006 montrent que la population
métisse est
en plein essor, son taux de croissance ayant surpassé celui des autres groupes
autochtones ainsi que celui de la population non autochtone au cours de la
dernière décennie.
Parmi les 1 172 790 personnes qui se sont identifiées comme
Autochtones lors du Recensement de 2006, 389 785 ont déclaré être des
Métis. Cette population a presque doublé (un accroissement de 91 %)
depuis 1996.
Ce taux de croissance est plus de 11 fois supérieur à celui enregistré par la
population non autochtone (8 %) au cours de la même période. À titre de
comparaison, la population des Premières nations a augmenté de 29 %
depuis 1996 et celle des Inuits, de 26 %.
Bien que les Métis ne représentent que 1 % de l'ensemble de la population
du Canada, leur poids démographique est plus important dans l'Ouest du pays. En
2006, 9 % de l'ensemble de la population des Territoires du Nord-Ouest ont
déclaré être des Métis; viennent ensuite les populations métisses du
Manitoba (6 %), de la Saskatchewan (5 %) et de l'Alberta et du
territoire du Yukon (3 % chacun).
Les Métis formaient 34 % de l'ensemble de la population en 2006, en hausse
par rapport à 1996 (26 %). La croissance de la population métisse
s'explique tant par des facteurs démographiques, comme un taux de fécondité
élevé relativement à celui de la population non autochtone, que par des
facteurs non démographiques, comme la propension accrue à s'identifier comme
Métis.
De 1996 à 2006, des jalons politiques et juridiques marquants ont pu inciter
les Métis à faire valoir leur identité. Les Métis ont pu bénéficier d'une
reconnaissance notable dans le rapport final de la Commission royale sur les
peuples autochtones (1996). Au cours des dernières années, les Métis ont
obtenu gain de cause dans plusieurs affaires importantes portées devant les
tribunaux, lesquelles ont renforcé leurs droits de chasse.
Près de neuf Métis sur 10 vivent dans
les provinces de l'Ouest et en Ontario
Neuf personnes s'étant identifiées comme Métis sur 10 (environ 87 %)
vivent dans les provinces de l'Ouest et en Ontario. Le recensement a permis d'en
dénombrer 85 500 (22 %) en Alberta, 73 605 (19 %) en
Ontario, 71 805 (18 %) au Manitoba, 59 445 (15 %) en
Colombie-Britannique et 48 115 (12 %) en Saskatchewan.
En outre, 27 980 Métis (7 % de l'ensemble de la population métisse)
ont été dénombrés au Québec. Les Métis sont peu nombreux dans les autres
provinces et territoires. On estime à 18 805 (5 %) le nombre de
Métis vivant dans les provinces de l'Atlantique, ceux-ci se répartissant
ainsi : 7 680 en Nouvelle-Écosse, 6 470 à
Terre-Neuve-et-Labrador, 4 270 au Nouveau-Brunswick et 385 à
l'Île-du-Prince-Édouard.
Seulement 1 % des Métis vivent dans les territoires. Ces 4 515 Métis
se répartissent comme suit : 3 580 dans les Territoires du
Nord-Ouest, 805 dans le territoire du Yukon et 130 au Nunavut.
Environ les quatre cinquièmes (80 %) de la croissance de la population des
Métis au cours de la dernière décennie sont le fait des quatre provinces qui
comptent les effectifs métis les plus importants : l'Alberta, l'Ontario,
le Manitoba et la Colombie-Britannique
Hausse marquée de la population des Premières Nations
Les nouvelles données du Recensement de 2006 montrent que la population des
Indiens de l'Amérique du Nord a connu une croissance rapide au cours de la
dernière décennie.
Environ 698 025 personnes se sont identifiées comme Indiens de l'Amérique
du Nord , désignés par le terme « membres des Premières nations »
dans le présent rapport. Elles représentent 60 % des 1 172 790
personnes qui ont déclaré être Autochtones au recensement, et 2,2 % de
l'ensemble de la population du Canada.
La population des Premières nations a augmenté de 29 % entre 1996 et 2006,
soit 3,5 fois plus rapidement que la population non autochtone (8 %).
Cette population englobe 615 Premières nations et 10 familles distinctes de
langues des Premières nations au Canada. Certains membres des Premières
nations sont des Indiens inscrits aux termes de la Loi
sur les Indiens et d'autres, non (voir l'encadré intitulé Loi
sur les Indiens et projet de loi C-31).
La majorité des membres des Premières nations ont le statut d'Indiens,
c'est-à-dire qu'ils sont inscrits en vertu de la Loi
sur les Indiens. Le recensement a permis de dénombrer
564 870 personnes ayant déclaré être des Indiens inscrits, ce qui
représente 81 % de l'ensemble de la population des Première nations.
Environ 133 155 membres des Premières nations ne sont pas inscrits aux
termes de la Loi sur les Indiens.
Entre 1996 et 2006, la population non inscrite des Premières nations a
augmenté de 53 %, soit plus de deux fois le taux de croissance de la
population inscrite (24 %). Cette progression pourrait être partiellement
attribuable aux dispositions de la Loi
sur les Indiens régissant la transmission du statut d'Indiens inscrits
aux enfants.
La majorité
des membres des Premières nations vivent en Ontario et dans les provinces de
l'Ouest.
Ensemble, l'Ontario et les provinces de l'Ouest regroupent quelque 577 300
membres des Premières nations, soit les quatre cinquièmes (83 %) de
l'ensemble de cette population.
Environ 158 395 d'entre eux (23 %) vivent en Ontario, 129 580
(19 %), en Colombie-Britannique, 100 645 (14 %), au Manitoba,
97 275 (14 %), en Alberta, et 91 400 (13 %), en
Saskatchewan.
Malgré les populations importantes recensées en Ontario, en Alberta et en
Colombie-Britannique, les membres des Premières nations représentent tout au
plus 3 % de la population de chacune de ces provinces. En revanche, les
Premières nations forment les trois dixièmes de la population des Territoires
du Nord-Ouest, les deux dixièmes de celle du territoire du Yukon et le dixième
environ de la population en Saskatchewan et au Manitoba.
En 2006, Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) reconnaissait 615
collectivités des Premières nations au Canada. La Colombie-Britannique en
comptait 198, soit environ le tiers des Premières nations, et l'Ontario, 126.
Ensemble, ces deux provinces regroupent un peu plus de la moitié (53 %) de
toutes les collectivités des Premières nations vivant au Canada.
En outre, 39 % des collectivités des Premières nations se trouvent dans
cinq juridictions, soit en Saskatchewan (70), au Manitoba (63), en Alberta (44),
au Québec (39) et dans les Territoires du Nord-Ouest (26). On en dénombre
moins de 20 dans chacune des autres provinces et dans le territoire du Yukon, et
aucune au Nunavut.
Tmawei
/ Le tabac sauvage
Le
tabac (de Virginie) que nous connaissons aujourd’hui ne poussait pas partout en
Amérique du Nord.
Le tabac utilisé au Canada et au Québec était du tabac qui pousse encore à
l’état sauvage au Québec et qui n’a rien à voir avec le tabac originaire de Virginie.
La plante utilisé (tabac des indiens) était une plante annuelle et parfois
bisannuelle, originaire du Canada, du Nord-Est des U.S.A.
Pour leurs cérémonies de purification les Mi’kmaq et autres Peuples de cette partie du continent utilisaient ce qu’ils appelaient le «tabac des indiens» une plante annuelle ou parfois bisannuelle. Cette plante poussait de la Nouvelle Écosse actuelle jusqu'au sud-ouest de l'Ontario actuel. Elle y pousse encore. On lui donne plusieurs noms, même scientifiques : lobelia inflata, lobélie enflée, lobélie brûlante, herbe à l'asthme, asthma Weed, iIndian tobacco, pukeweed, vomitwort.
Chez les «Mi’kmaq on utilisait le «tabac des indiens» entre autre pour la cérémonie du «kinnikinnik». Ce tabac était mélangé à de l’écorce d’aulne et de saule et des feuilles de feuilles de raisins d’ours (bear berry leaves). Cette plante était aussi fumée. Fumé, l'utilisation individuelle était rare. Il servait comme tout comme aujourd'hui (chez certains) à communiquer avec les esprits (comme l’encens qui monte vers le ciel). Lorsque cela se fait «selon le protocole cérémonial», ce geste devient sacré. Le tabac fait ouvrir la porte, au nom de notre Créateur, et toute chose devient spirituelle. Le sage prend alors ce tabac et l'offre au feu ou le retourne à la Terre notre Mère au nom du Cercle sacré. On le mélange à la sauge lors de purifications (non pas pour le fumer). On l’offre à la terre après la chasse.
La médecine actuelle (non
traditionnelle ) lui attribue certaines qualités. On la dit relaxante et
euphorisante. Elle régularise le système nerveux et soulage les voies
respiratoires.
En usage externe le tabac est aussi une plante curative, il est antifongique et
sert pour certains troubles de la peau. Il est aussi vermifuge.
Le Créateur a dit «Lorsque tu voudras me parler, tu feras une offrande de
cette plante de tabac».
Gis e'wmn tmawei ugjit a'sutman (On peut utiliser le tabac pour la prière)
Wejusuadu
abankudoowa / L'impôt sur les revenus
(Texte tiré de http://www.ainc-inac.gc.ca/pr/info/info113_f.html
)
De façon générale, les Autochtones au Canada sont assujettis au paiement de
l'impôt au même titre que d'autres habitants du Canada, sauf dans les cas où
s'applique l'exemption fiscale énoncée à l'article 87 de la Loi sur les
Indiens. L'article 87 stipule en effet que « les biens meubles d'un Indien ou
d'une bande situés sur une réserve » sont exempts d'impôt. Les Métis
et les Inuit n'ont pas droit à une telle exonération.
La Loi sur les Indiens empêche les gouvernements non autochtones de taxer les
biens des Indiens inscrits qui se trouvent dans les réserves. Cependant,
l'article 83 de la Loi sur les Indiens confère aux Premières nations le
pouvoir d'imposer des taxes foncières sur des intérêts dans des terres de réserve.
Ces règlements relatifs à l'impôt foncier doivent être révisés par la
Commission consultative sur la fiscalité indienne et être soumis pour
approbation au ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien.
Les modalités en matière d'impôt peuvent varier, car certaines revendications d'autonomie gouvernementale et revendications foncières peuvent conférer aux Premières nations des pouvoirs d'imposition accrus ou peuvent avoir une incidence sur leur traitement fiscal. Certaines Premières nations ont négocié des pouvoirs d'imposition avec le ministère des Finances et perçoivent une taxe sur la vente de certains produits.
Le salaire touché par un Indien inscrit travaillant dans une réserve est exempt d'impôt. Les tribunaux ont déterminé que des facteurs de rattachement, tels que les lieux de travail et de résidence de l'employé et de l'employeur, doivent être pris en compte pour déterminer si le revenu sera exempté d'impôt.
La taxe sur les produits et services ou la taxe de vente harmonisée ne s'appliquent généralement pas aux achats qu'effectuent les Indiens inscrits lorsqu'il s'agit de produits achetés dans les réserves ou livrés dans une réserve par le vendeur ou par un agent du vendeur.
Inuit, Nunavimmiut, Inuvialuit
Les
Inuit et Inuvialuit sont devenu canadiens en 1920 et n'ont obtenu le droit de
vote qu'en 1960. Les
villages des Inuit
et Inuvialuit ont le statut de municipalités et non pas de réserves comme c'est le
cas chez les Indiens. Ils sont
assujettis aux lois sur la taxation et sur la fiscalité comme tout autre résident
du Canada.
Les Inuit et Inuvialuit occupent de vastes territoires dans l'Arctique canadien.
Les Inuvialuit vivent principalement au Nunavut, dans les Territoires du
Nord-Ouest et au Yukon. Les Nunavimmiut
vivent dans le nord du Labrador et du Québec.
Nunavuk
Les Nunavimmiut (Inuit
du Nunavuk) étaient un peuple nomade jusqu'aux années 50.
Ils ont depuis
adopté un mode de vie sédentaire, se partageant 14 villages de 150 à 1 800
habitants situés le long de la
baie d’Hudson et de la baie d’Ungava.
Les premières écoles ont été établies dans les années 50. La
langue et la culture inuites sont enseignées à l’élémentaire et au
secondaire.
Les Nunavimmiut
du Nunatsiavut (Inuit du Labrador) possèdent 15,800
kilomètres carré de territoire et leur propre gouvernement selon l'entente du
27 mai 2004.
Nunavut et Territoires du Nord-Ouest
Les Territoires du
Nord-Ouest et le Nunavut sont des territoire
fédéral du Canada depuis 1870. Les
Territoires du Nord-Ouest ont été créés après que le gouvernement canadien
eût racheté les concessions de la Terre de Rupert et des Territoire du
Nord-Ouest à la Compagnie de la baie d'Hudson.
Le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest ne formaient qu'un seul territoire
jusqu'à la formation du Nunavut en 1999. Il
se divise en trois régions: au nord Qikiqtaaluk, au sud Kivalliq et à l'ouest
Kitikmeot. Il comprend
sept des douze principales îles du Canada, plus toutes les îles de la baie
d'Hudson et de la baie James (sauf quelques îlots côtiers).
Les Inuits du Nunavut parlent principalement l’inuktitut et l’inuinnaqtun
alors que les Inuits des Territoires du Nord-Ouest utilisent le chipewyam, le
cri, le dogrib, le gwich'in, l'inuktitut et le slavey.
Yukon
En 1870 le gouvernement
canadien rachete les concessions de la Terre de Rupert et des Territoire du
Nord-Ouest dont fait parti le Yukon.
En 1992, un accord était signé entre le gouvernement fédéral et quatorze
Premières nations du Yukon au sujet de revendications territoriales.
Pow-Wowigtug
- Pow Wow / Célébration
Un Pow Wow, pour nous est un moment de célebration, guérison et de spiritualité.
Lnuwi't'g Pow-Wowigtug teluegeg mawiejig, nesatega aq a'sutmaqan.
Plusieurs cérémonies marquaient des moments précis de
l'année. Le rituel « Apukajit » (Feeding of Granf Father) avait
lieu le 31 janvier pour remercier les Esprits d'avoir permit de survivre la plus
difficile des saisons. L''Équinoxe du printemps, le jour de la Nouvelle
Lune était un jour de repos et de
célébrations appelé
«Gtigi
na'gwegwumg»
(Dernier
Jour de l'An). Cette fête est encore célébrée de nos jours le 20 ou 21
mars (calendrier Gregorien).
Des danses et des chants accompagnaient chacune des célébrations. Des Powow sont encore célébré de nos jours, le plus important étant celui du
solstice d'été. Ils ont pour but d'inviter les Peuples voisins à
socialiser. Des Powow sont encore célébré de nos jours, le plus important étant celui du
solstice d'été. Ils ont pour but d'inviter les Peuples voisins à
socialiser.
Certaines règles s'appliquent aux
cérémonies traditionnelles:
Par respect, on ne doit jamais photographier des cérémonies traditionnelles. Il est permit de photographier les participants seulement si on en a la permission…mais jamais lors de la cérémonie. Les photographies sont
permises durant le Powow mais toujours et seulement avec la permission de la personne photographiée.
Il y a toujours une cérémonie d’ouverture et une cérémonie de clôture. Durant celle-ci il y a certaines règles que les invités d’un Powow doivent respecter, par égard aux aînés, aux danseurs,
aux organisateurs, aux invités de marque et aux invités en général. Ces règles font parti de la tradition.
- Pour les chants qui honorent les aînés, les organisateurs et les danseurs, on doit se lever et garder le silence, ceci même si vous ne connaissez pas les personnes honorées.
- Nous devons écouter le maître de cérémonie et ses invités de marque même s’ils ne parlent pas notre langue, la traduction se fait souvent par la suite en français et en anglais. I arrive souvent que que les invités de marque sont de Nations différentes et de langues différentes.
- Si on nous invite à danser, il ne faut surtout pas refuser, un refus sera considéré comme un manque de respect.
- Si un morceau tombe du costume d’apparat, on ne doit pas le ramasser, ce serait un signe d’impolitesse. On peut lui montrer la pièce sans la prendre.
- On peut participer aux chants des joueurs de «tambours d’eau» mais seuls ceux qui ont été
choisi pour jouer du «tambour d’eau» peuvent le faire. Dans toutes les Nations un vocable tels que « a – é – ya – o » est utilisé pour le chant des Powow. Ce vocable est toujours composé de voyelles, ce qui donne la possibilité à tous de se joindre aux chanteurs sans même connaître la langue.
- Les coutumes étant différentes, il faut être respectueux de la nature même des coutumes de chacune des
Nations.
Tplutaqann / Interdiction légale
La Danse du Soleil était une cérémonie pratiquée par plusieurs Peuples
d'Amérique du Nord dont les Arapaho, Arikara, Assiniboine, Cheyenne, Crow, Gros Ventre,
Hidutsa, Lakota, Cri des plaines, Ojibway, Sarasi, Omaha, Ponca, Ute, Shoshone,
Kiowa et Blackfoot. Le gouvernement fédéral canadien l' interdit par une loi en
1880 croyant qu'il
s'agissait d'une danse servant à adorer le soleil. Le gouvernement des
U.S.A. fit de même en 1904. Cette cérémonie sacrée est désormais à
nouveau légale et pratiquée aux Canada et aux U.S.A.
L’nu’k
Na’kwekmuew
/ Journée Nationale des Autochtones
Le
21 juin est la
«Journée
Nationale des Autochtones»,
appelé «L’nu’k Na’kwekmuew»
en langue mi’kmaw. Autrefois
cet
événement correspondait aux «fêtes
de la lumière», le jour du solstice d’été, le plus long jour de
l’année. Les différentes
Nations rendaient alors grâce au Créateur pour cette journée unique. Cette journée particulière célèbre aujourd’hui les
cultures des Indiens, Inuits et Métis inscrits et non inscrits du Canada.
Le gouvernement fédéral en a fait une fête nationale en 1986 sans
toutefois en faire une journée fériée.
Upsugatp' /
Le scalp
Alors qu'en Europe, en Asie et en Afrique on
coupait la tête des meurtriers ou des ennemis en utilisant la guillotine ou en
utilisant une arme tranchante quelconque, il en était de même dans les Amériques.
Il était coutume de couper la tête de l'ennemi. On l'amenait au
campement en guise de trophé. On pouvait aussi la mettre à un poteau au
limite du territoire pour effrayer l'ennemi. Le
scalp (cheveux et barbe) était cependant plus pratique lorsqu'il s'agissait de
plusieurs ennemis. Dans certains Nations
les guerriers pouvaient aussi arracher le coeur ou
le cerveau de l'ennemi puisqu'il était considéré
comme la vie même, l'esprit de la personne, l'honneur.
Les
premiers Européens arrivant sur le continent ont
constaté
que les peuples
qu’ils
côtoyaient, tels que les Hurons-Wendat
et les Haudenausaunee, scalpaient
leurs ennemis. Lors
de raids, d’attaques de campement par les Indiens de la côte est, les témoignages
font état de prises de scalp systématiques ou presque.
Cette pratique
se poursuit dans le temps et est étendue sur le continent. Lors
des guerres entre les Français et les Anglais en Amérique du Nord certains
peuples autochtones se sont alliés à un groupe et certains autres à leurs
opposants. C'est pour des raisons «pratiques» que les Français et les
Anglais ont chacun de leur côté demandé à leurs guerriers de ne rapporter en
guise de preuves que les chevelures des ennemis qu'ils abattaient. - Le
mot «scalps» venaient d'être inventé par les
Européens - L’homme
du clergé aussi considérait que de rapporter les scalps Amérindiens, incluant
ceux de femmes et enfants, comme un bon présage.
Les Indiens ont par la suite abandonné la coupe de la tête et repris l'usage du scalp «à l'Européen» à leur
compte puisque cet usage était plus pratique. Aussi, ils on prit
l'habitude de se raser une partie du crâne en temps de conflits pour éviter d'être
scalpé par l'ennemi.
Les Anglais en firent
autant:
En
1744
le
«Scalp Proclamation» du
gouverneur Edward Cornwallis
garanti la somme de cent livres à toute personne (non-indienne) qui tuera un
Indien mâle de plus de douze ans, le cuir chevelu servant de preuve,
cent cinq livres pour tout mâle retenu captif, cinquante livres pour des
femmes et pour des enfants de moins de douze ans tués dans le combat, et
cinquante-cinq livres s’ils sont retenus captifs.
Noojeeboolwa' awegasit / Les films de cowboys
Les films de «cowboys et indiens» ne reflètent pas la réalité. La plupart des cowboys aux États Unis d'Amérique du XIX ième étaient
des jeunes hommes âgés d'environ 15 ans. Ils étaient en majorité de
race autochtone ou de race noire. Les rares cowboys de race
blanche menaient généralement le groupe et étaient souvent les seuls à posséder
une arme qu'ils n'utilisaient que lorsqu'il n'y avait pas d'autre solution. ...parce
que le bruit d'une seule arme aurait pu suffire à disperser un troupeau tout entier car
ces bestiaux étaient d'une race très nerveuse.
Telui't'g
/ Toponymes
À la fin du XVIe siècle, les Haudenausaunee* se retirent de la vallée du
Saint-Laurent . Les Mi'kmaq des Maritimes, qui y venaient déjà depuis
longtemps se firent alors plus présents dans la vallée. Ce sont donc d'abord
des toponymes de la langue Mi'kmaq qui seront adoptés par les Français à la
fin du XVIe siècle et au début du XVIIe. Encore aujourd'hui, on utilise
plusieurs de ces noms, mais leur prononciation dans les langues européennes
leur a parfois fait perdre leur sonorité musicale originale.
* Le mot «Iroquois» vient du mot «Irinakhoiw».
Ce mot est une insulte, un surnom donné par l'ennemi, signifiant «langues
de serpents». Les Français transformèrent la prononciation du mot pour
le prononcer «Iroquois».
Le Canada, les provinces et de nombreuses
villes, rivières et montagnes portent des noms venant des Peuples Autochtones,
en voici une courte liste:
Abitibi: de la langue
Cri signifiant
«là
où les eaux se divisent» ou «séparation
des eaux».
Aishihik Lake, Aishihik River: Aishihik sigifie «queue pendante» en
langue Tutchone (du sud).
Amqui: de la langue
Anishinaabe
signifiant «camarade d'homme» ou «beau-frère d'homme».
Nigadoo: du mot Mi'kmaq «Anigadoo» signifiant «famille».
Anticosti:
de la langue
Mi'kmaq «Natigosteg» signifiant «terre avancée».
Antigonish: du mot nalegitkoonechk
de la langue Mi'kmaq signifiant «là où les branordues».
Aklavik: de la langue
Uummarmiutun signifiant «là où il y a des ours»
Akwesasne (Akwesashronon): de la langue Haudenausaunee, du mot Akwesashronon.
Arthabaska: du mot «ayabaskaw»
de la langue Cri
signifiant «là où il y a
des roseaux».
Assemetquagan: de la langue Mi'kmaq signifiant «étentdue d'eau qui
apparaît après
une courbe».
Assiniboine: de la langue Assiniboine « mini» et «tobow» signifiant «lac des Prairies».
Aulavik National Park: Aulavik
vient du mot Inuvialuktun signifiant «là où on circule».
Aukpaque: de la langue
Mi'kmaq signifiant «là
ou la marée arrête de monter».
Auyuittuq: de la langue
Inuvialuktun signifiant «là où le sol ne fond jamais».
Awantjish: du mot Wolastoqiyik
«Aoagantjitj » signifiant «brume».
Canada: de la langue
Wendat «kanata» signifiant «peuplement» ou «village» ou «groupe de
maisons».
Baddeck:
de la langue Mi'kmaq «petekook» signifiant «l'endroit qui se trouve sur le
chemin du retour».
Cayaniant:
de la langue Cri signifiant «le lac porc-épic».
Caraquet: de la langue
Mi'kmaq «Kalaket» signifiant «rencontre de deux rivières».
Cascapédia:
du mot Mi'kmaq «gesgapegiag» ««rivière
large à forts courants».
Casupscull: du mot Mi'kmaq
«fond pierreux et brillant».
Causapscal: de
la langue Mi’kmaq «Goeso’psiag» qui signifie «eau aux cailloux» ou «pierre
qui brille au fond de l’eau».
Caughnawaga: de
la langue Haudenausaunee signifiant «au rapide».
Chibougameau: de la langue
Cri signifiant «un endroit où le cours d'eau rétrécit».
Chicoutimi:
de la langue Innu «shkoutimeou» signifiant «la fin des eaux profondes».
Chilliwack: de la langue
Ch.ihl-KWAY-uhk du peuple du même nom, signifiant «remonter»
ou «retourner».
Cobscook:
de la langue Mi'kmaq signifiant «aux chutes».
Coquilam: de la langue
Salish «Kawayquitlam» signifiant «petit saumon rouge».
Escuminac: de la langue
Mi'kmaq signifiant «lieu d'observation».
Escasoni: du mot
Mi'kmaq We'kwistoqnik signifiant «Là où il y a de nombreux sapins».
Etobicoke:
de la langue Ojibway «wah-do-be-kaung» signifiant «l'endroit où
poussent les aulnes».
Fort Chipewyan: de la langue
Chipewyan signifiant «peaux à pointes».
Gaspé:
de la langue Mi'kmaq «Gespeg» signifiant «fin» ou «extrémité» «fin des
territoires».
Grands Rapids:
de la langue Cri «misepawistik» signifiant «rapides agités».
Humqui: du mot Mi'kmaq «Amqui» signifiant «là où l'on s'amuse»
Hirmilik: de la langue
Inuinnaqtun signifiant «place des glaciers».
Hochelaga: de la langue
Haudenausaunee «osheaga» signifiant «lac de castors»
Inuvik: de la langue
Inuvialuktun signifiant «la place de l'homme».
Ivvavik National Park:
du mot «ivavik» signifiant «lieu de naissance» en langue Innuvialuktut.
Kamloops:
de la langue Shushwap «kahm-o-loops» signifiant «là où se rencontrent
les eaux».
Kamouraska:
de la langue
Mi'kmaq signifiant «étendue
de foin, joncs au bord de l'eau». «ahan» signifiant «bord de l'eau», «ayashaw»
signifiant «jonc».
Kanogami:
de la langue Cri signifiant «le
lac long».
Kapuskasing:
de la langue Cri signifiant «là où la rivière fait un détour» ou «embranchement»
ou «courbe de la rivière».
Kedgwick: du mot Mi'kmaq «madawamkedjwik»signifiant «courants
incommodes» ou « grand embranchement ».
Kénogami: de la langue
Innu signifiant «lac long» ou «lac profond».
Kluane Lake: du mot «Łù'àn» signifiant «gros poisson» en
la langue Tutchone (du sud).
Kouchibouguac: de la langue
Mi'kmaq «rivière aux longues vagues».
Listuguj / Listuhji / Listugj :
de la langue Mi'kmaq «lustagooch» signifiant «rivière à cinq
branches» ou «rivière qui se divise comme la main».
Matalik:
du mot Mi'kmaq signifiant «cours d'eau sautillant»
Mactaquac:
de la langue Mi'kmaq
signifiant «là
où la rivière est rouge».
Madawaska: du mot «madoueskak» en langue Wolastoqiyik
désignant la «terre des porc-épics». Ce mot vient de «matawa» signifiant
«jonction» et «ashka» signifiant «eau,vagues».
Maltempèque: du mot Mi'kmaq signifiant «baie».
Magog: de
la langue Waban-Aki signifiant «vaste
étendue d'eau» ou «grand lac».
Manicouagan:
de la langue Cris signifiant «vase
à boire» ou «verre» ou «tasse».
Manitoba: de la langue Cri « maniot-wapow» signifiant «le détroit du Grand Esprit».
Manitoulin Island:
Manitoulin provient du mot Mnidoo en langue Nishnaabe Ojibway signifie
«esprit».
Maniwaki: de
la langue Anishinaabe
signifiant «terre
de Marie» provenant de «Mani»
signifiant «Marie»
et «aki» signifiant «terre».
Maskinongé: de
la langue Attikamek signifiant «poisson difforme» désignant le gros brochet.
Matane: de
la langue Anishinaabe signifiant «épaves»
ou « débris de navire».
Matapédia: de
la langue Mi’kmaq «matamajaw» signifiant «lieu de rencontre des rivières»
ou «jonction de rivières» «mata» signifiant «jonction«, «pegiag»
signifiant «rivière».
Meductic:
du mot Wolastoqiyik
«Medoctic» signifiant «la fin».
Mégantic: de la langue Waban-Aki
«namesokanjik» signifiant «là où sont les poissons» ou «là où se
tiennent les poissons».
Memphremagog: du mot mamhlawbagak de la langue
Waban-Aki signifiant «belle grande étendue d'eau».
Miguasha: de la langue Mi'kmaq «megoasag»
signifiant «rocher, falaise rouge».
Milnikek: du mot Mi'kmaq «Milgenetogog gisna» s'écrivant aussi «Milnigocq»
signifiant «où il y a beaucoup de branches et beaucoup de baies».
Miramichi: de la langue Inu
signifiant «territoires Mi'kmaq».
Missisquoi: de la langue
Cri signifiant «grosses femmes».
Mississauga:
de la langue Mississaugas «michi» ou «missi» signifiant «plusieurs»
et «saki» signifiant «sortie», «une rivière dotée de plusieurs décharges».
Miscou: du mot Mi'kmaq «Susqu» signifiant «terre basse» ou «terre
humide».
Musquodobit:
de la langue Mi'kmaq «mooskudoboogwek» signifiant «s'éclaboussant en
écume» ou «s'élargissant soudain après une entrée étroite à son
embouchure».
Manawan: mot de la langue Atikamekw
signifiant «Là où on ramasse les oeufs».
Matane: des mots «mata»
signifiant «jonction» et «pegiag» signifiant «rivière» en langue Mi'kmaq.
Mastigouche: du mot «mistikush» signifiant «le bois est petit» en
langue Attikamek.
Nashwaak
River: de la langue Wolastoqiyik
signifiant «courrant peu rapide».
Natashouan: de la langue Innu signifiant «aller chasser l'ours».
Néguac: du mot Mi'Kmaq «Annikeooek» «mal situé» ou
«mauvais endroit»
Nemtayé: du mot Mi'kmaq «Nentaie» signifiant «terrain accidenté»
Nipissing: mot de la
langue Anishinaabe signifaint «petite étendue d'eau».
Nominingue: de
la langue Cri signifiant «celui
qui est oint, graissé».
Nunatsiavut: de la
langue Inuktitut signifiant «notre beau territoire».
Nunavut: de la langue Inuktitut «Nunavut» signifiant «notre terre».
Oka: de
la langue Anishinaabe
signifiant «poisson
doré».
Oromocto: de la langue Wolastoqiyik «welamooktook» signifiant «bonne rivière».
Ontario: de la langue
Wendat «onitariio» signifiant «lac magnifique», ou «kanadario»
signifiant «eaux scintillantes» ou «eaux splendides».
Oshawa:
de la langue Seneca de la Nation du même nom, signifiant «croisée d'un
cours d'eau» ou «lieu de portage».
Ottawa:
de la langue Anishinaabe «adawe» signifiant «troquer» ou «commercer».
Pabineau: du mot Mi'kmaq «Pabina» signifiant «petit buisson de canneberge».
Paspébiac: du mot Mi'kmaq «ipsigiag »
signifiant «lagune» ou «port naturel» ou «étendue d'eau séparée de la
mer par un banc de sable».
Patapedia: du mot
«patapegiag» signifiant «courant fort» en langue Mi'kmaq.
Pangnirtung:
de la langue en Inuktitut signifiant «l'endroit du caribou mâle».
Péribonca: de
la langue Anishinaabe signifiant «rivière
creusant dans le sable».
Piékouagami: de la
langue Innu signifiant «lac peu profond»
Pohénégamook: mot de
la langue Wolastoqiyik
signifiant «lieu de repos».
Pokeshaw: du mot
Mi'kmaq «Pooksaakqui»
signifiant «une roche longue et étroite»
Pokesudie: du
mot Mi'kmaq «Booksadadek» signifiant «passage étroit»
Pokemouche: du
mot Mi'kmaq «Pokomújpetúák» signifiant «entrée d'eau salée».
Pugwash: du mot pagweak
de la langue Mi'kmaq signifiant «eau profonde».
Qu'appelle: de la langue Cri «kab-tep-was» signifiant «la rivière qui
appelle».
Québec:
de la langue
Mi'kmaq «Gepe'g» signifiant «détroit».
Quispamsis:
de la langue
Mi'kmaq signifiant «petit
lac».
Qutsiniqpaaq National
Park: Qutsiniqpaaq en langue Inuinnaqtun signifie «toît du
monde».
Quttiniqpaaq: de la langue
Iuktitut signifiant «toît du monde».
Restigouche: de la langue
Mi'kmaq «Listugujg»
qui signifie «rivière qui se divise comme une main» ou «rivière divine».
Richibouctou: du mot
Mi'kmaq «Elsedabooktook» signifierait «l'endroit ou la baie rebrousse chemin »
ou «rivière qui pénètre dans la forêt».
Rimouski:
de la langue Mi'kmaq signifiant «terre des orignaux» et du mot Wolastoqiyik
signifiant «retraite des chiens».
Saguay: de la langue Anishinaabe
signifiant «embouchure».
Saguenay: de la langue Innu
signifiant «embouchure» ou
«sortie».
Saskatchewan: de la langue Cri «kisiskatchewani sipi» signifiant «rivière au
débit rapide».
Saskatoon: de la langue Cri «misāskwatōmin» désignant une baie rouge
comestible du même nom.
Shawinigan: du mot «ashawenikam» de la langue Cri
signifiant «portage anguleux» ou «portage
sur la crête».
Shédiac: du mot Mi'kmaq «Esedeiik»
signifiant «qui remonte loin».
Shigawake: du mot Mi'kmaq signifiant «au pays du soleil levant».
Shubenacadie: de la langue Mi'kmaq «segubunakadik» ou «segubunakade» signifiant «là où
abondent les
arachides (pommes de terre indiennes)».
Sirmilik National Park: de la
langue Inuktitut signifiant «place des glaciers».
Tadoussac: de la langue
Mi'kmaq «Giatosog»
signifiant «entre les rochers».
Tagish Lake: du nom de la
Nation Tagish Kwan.
Tatamagouche: du mot takumegooch
de la langue mi'kmaq signifiant «là où les eaux se rencontrent».
Témiscamingue: de la langue Anishinaabe,
mot signifiant «dans l'eau
profonde»
Temiscouata: de
la langue Wolastoqiyik
«Timiscouata»
qui signifie «eau profonde partout»
ou «lac profond partout».
Teslin Lake, Teslin River: Teslin vient du nom que porte la Nation Lingít
(Tlingit) de l'Alaska. Lingít signifie «peuple».
Tlingit Deisleen: Deisleen signifie «longue rivière tortueuse».
The Pas: de la langue Cri «opa» signifiant « un lieu étroit » ou du mot «opaskweow»
signifiant «un lieu étroit encaissé entre de
Torngat Mountains: du mot «tuumgat» en langue Inuktitut.
Toronto: de la langue Wendat signifiant «un endroit de rencontre» ou «un endroit d'échanges».
Tuktoyaktuk: de la langue Inuit «tuktu» signifiant «caribou» et du mot «yaktuk»
signifiant «ressemble» ou «le renne qui ressemble au caribou».
Tuktut Nogait National Park: tuktut
nurrait de la langue Inuvialuktun signifie «jeunes caribous».
Ungava: de la langue Inuit
signifiant «le plus loin».
Ukkusiksalik National
Park: mot des langues Inuktitut, Inuinnaqtun et Natsilil et Kivallik
signifiant «place où il y a des chaudrons pour la cuisson».
Wetaskiwin: de la langue Cri «wi-ta-ski-oo cha-ka-tin-ow» signifiant «endroit
de paix» ou «colline de la paix» ou «hautes falaises».
Whycocomagh: de la
langue Mi'kmaq signifiant «tête des eaux».
Winnipeg: de la langue Cri «win-nipi» signifiant «eau sale» ou «eau glauque».
Wolastook:
de la langue
Wolastoqiyik signifiant
«bonne
et belle
rivière».
Yamachiche: de la langue Cri signifiant «boue au large» ou «boue au fond de
l'eau». Les Waban-Aki nommaient ce lieu Wombomkanhik (sable
blanc).
Yukon: de la langue Inuktitut «loyYu-kun-ah» signifiant «grand fleuve».
Wa'jedoo
mila'soodeel / Découverte de trésors archéologiques
( Chronique de www.Radio-Canada.ca)
Plusieurs centaines de pointes de flèche et de harpon ainsi que divers outils,
dont certains remonteraient à 8000 ans, ont été mis au jour dans une rivière
de la Nouvelle-Écosse.
Cette découverte a été faite l'été dernier près du parc national
Kejimkujik. Les autorités ont gardé le silence jusqu'à tout récemment, le
temps de mettre l'ensemble de ces pièces à l'abri.
Ce trésor a été découvert sur les bords de la rivière Mersey, plus précisément
sur les sites de barrages hydroélectriques temporairement asséchés.
Les archéologues ont recensé 109 nouveaux sites de peuplement ou de
campement de la nation micmaque remontant jusqu'à 8000 ans. Les objets sont si
nombreux et d'une telle qualité que les chercheurs étaient fascinés. Par
exemple, les scientifiques ont recueilli une pointe de harpon dont la finesse
fait oublier qu'elle remonte à environ 4000 ans.
Selon l'historien amérindien Daniel Paul, cette découverte prouve une fois
pour toutes qu'à l'arrivée des Européens, ses ancêtres jouissaient déjà
depuis des millénaires d'une civilisation ingénieuse et organisée. Il a
indiqué que les archéologues ont eu de la chance, car, a-t-il précisé, les
Britanniques détruisaient systématiquement toute trace de la civilisation amérindienne,
même les sépultures.
L'emplacement de chaque fragment a été relevé avec précisé par un système
de positionnement par satellite. Le tout est maintenant précieusement conservé
à l'abri des pillards.
Atukwokunn / Légendes
Certaines légendes et certaines histoires sont racontées à des moments précis de l'année et à des occasions particulières. C'est aussi une façon utilisée par les Anciens pour transmettent leur savoir aux nouvelles générations.
Tels'tmai ... / On m'a dit que ...
Minegoo
atukwokun
/ Légende
de Minegoo (Munegoo / Munuskw) / La légende de l'île
(Tirée
de: http://www.elements.nb.ca/theme/water/micmac/legend.htm )
(Version anglaise: http://www.firstpeople.us/FP-Html-Legends/AMicmacLegend-Micmac.html)
Il y a de cela très longtemps, le Grand Esprit qui vit sur les Heureux Territoires de Chasse a créé l'univers et tout ce qui existe.
Après avoir créé l'univers, le Grand Esprit s'est assis et il s'est reposé. Ensuite, il créa Glooscap et lui donna des pouvoirs spirituels et physiques spéciaux. Un jour, il appela Glooscap pour partager la pipe sacrée et il lui dit : " Glooscap, je vais créer les gens à mon image et je les appellerai Mi'kmaq."
Le Grand Esprit était fier de sa création. Il prit encore une fois sa pipe sacrée et il rappela Glooscap. Pendant que le Grand Esprit fumait, il remarqua une grande quantité de glaise rouge qui était restée après la création de l'univers. "Glooscap, regarde la quantité de glaise rouge aux mêmes teintes que la peau des Mi'kmaq. Je vais faire de cette glaise, une forme en croissant et ce sera le plus bel endroit de tous les endroits sur la terre Mère. Ce sera la région des Mi'kmaq. "
Le Grand Esprit façonna une île enchanteresse qu'il nomma Menigoo. Il habilla sa peau rouge avec de l'herbe verte et des forêts luxuriantes habitées par une grande quantité d'arbres de toutes sortes et il les saupoudra de fleurs de toutes les couleurs. Le sol des forêts de cette île enchanteresse était comme un épais et doux tapis sous les mocassins des Mi'kmaq.
Minegoo était tellement jolie
que le Grand Esprit était heureux; il était si heureux qu'il pensa placer
Minegoo avec les étoiles. Mais après y avoir songé pendant un certain temps,
Celui Qui Est Sage décida que Minegoo devrait être placée au milieu des eaux
chantantes appelées aujourd'hui Golfe du Fleuve St.-Laurent.
Epegwitg
etlitoq
/ Création de Epegwitg (Terre-Neuve)
Lors de la création de l’Île de la Grande Tortue, le Créateur constata
qu'il avait encore beaucoup de matériel qu’il n’avait pas encore utilisé
comme des rochers, des marais et des plantes.
Il décida alors de le déposer dans la mer au nord-est et former un
territoire qu’il nomma Wee-soc-kadao.
Sunow
atukwokun /
Légende du sirop d'érable
(
tirée de http://www.enbeauce.com/detail-actualite.asp?ID=8335 )
La grand-mère de Nokomis aurait été
la première à percer des trous dans des troncs d'érable pour en faire couler
la sève d'érable. Le sirop étant prêt à manger sur-le-champ, il devenait
trop facile pour les hommes de le recueillir et ils développeraient ainsi leur
paresse. Donc, la solution était de les obliger à passer des nuits entières
afin de surveiller la cuisson du sirop. Cependant, craignant que sa grand-mère
oublie de prendre les mesures nécessaires pour combattre la paresse des hommes,
le jeune Nokomis grimpa un soir tout en haut d'un érable à l'aide d'un
vaisseau rempli d'eau et versa le contenu à l'intérieur de l'arbre, changea
alors le sirop d'érable en sève d'érable. Depuis ce temps, au lieu d'un sirop
épais, l'érable possède en lui une eau que l'on doit faire bouillir plusieurs
heures afin d'en tirer un liquide épais et sucré.
Les Mi'kmaq qui ont
épousé des Étoiles
( Texte tiré de http://www.civilization.ca/aborig/storytel/mi'k1fra.html
)
E'e,
au matin, lorsque les hommes sont sortis chasser, ces deux femmes s'enfoncent
plus profondément dans la forêt et laissent le campement derrière
elles. Elles sont joyeuses, ces deux femmes. Ce sont des Skusi'skwaq, des
Femmes Belettes, et elles ont la peau très blanche, comme la fourrure de toute
Personne Belette l'hiver. Et ces deux Skusi'skwaq sont sœurs. Sœur aînée a
du Pouvoir. Elle s'enfonce avec l'autre loin dans la forêt, et elle y construit
un abri. Sœur cadette fait un petit feu.
Il fait maintenant nuit. Le soleil est parti sous la terre, et ces deux sœurs,
ces deux Belettes, sont couchées et regardent les étoiles. Sœur aînée dit
à Sœur cadette : «Ce sont des Personnes dans le Monde céleste. Regarde leurs
yeux, qui luisent là-haut.» Sœur cadette demande :«Quelle Étoile
voudrais-tu comme mari, étendue à ton côté au matin? Une aux grands yeux, ou
une aux petits yeux?» Sœur aînée répond : «Je choisis celle-là, là-bas,
la plus brillante, la plus radieuse.» Sœur cadette rétorque : «Oh, celle-là.
Celle-là est laide. Bon, fait Sœur aînée. Laquelle choisirais-tu, toi?
Cette petite étoile, là, la petite rouge.» Et ces deux Femmes Belettes
s'endorment alors, tournées vers l'est, où leurs deux étoiles chassent dans
la nuit.
C'est maintenant le matin. Sœur cadette s'étire sous ses fourrures; elle se réveille.
Son pied heurte quelque chose.
«Fais attention, s'écrie une petite voix glapissante. Tu as renversé le plat
d'écorce de nepi'jekwati, le remède pour mes yeux.» Sœur cadette se
redresse. Qui a parlé? À son côté se trouve un petit vieillard au visage ridé
et aux yeux rougis. C'est la petite Personne Étoile rouge. Elle l'a fait venir
pour être son mari en parlant dans la nuit. Elle a fait venir l'Étoile aux
Yeux rougis.
Maintenant Sœur aînée commence à s'éveiller. Elle bouge un peu sous ses
couvertures. «Attention, femme!» fait une voix d'homme. C'est une voix forte
et profonde. «Tu as renversé le plat d'écorce contenant mon sikwan, mon ocre
rouge.» Sœur aînée se retourne et se redresse. À son côté, un homme est
couché, un homme grand, un homme fort. Il a le visage peint à l'ocre rouge.
C'est son Mari Étoile, qu'elle a fait venir en parlant dans la nuit. Elle a
fait venir l'Étoile aux Yeux brillants. Ces deux Femmes Belettes se sont donc
à nouveau fait attraper, et elles doivent être les épouses d'Étoiles.
«Je n'ai rien à te donner à manger, dit Sœur aînée. Nous ne
mangerons pas tant que nous ne serons pas rentrés de la chasse, réplique son
mari. Vous pouvez ramasser du bois et entretenir le feu, et vous préparer à
notre retour. Mais il y a une chose que vous ne devez pas faire. E'e, fait
le mari de Sœur cadette, l'Étoile aux Yeux rougis. Il y a une chose que vous
ne devez pas faire. Vous ne devez pas déplacer cette pierre plate qui se trouve
devant le wigwam. Vous ne devez pas la déplacer, vous ne devez pas la
soulever. Très bien, dit Sœur aînée. Nous vous préparerons un repas
à votre retour.»
Plusieurs jours passent. Les Femmes Belettes sortent à la recherche des sipeknk,
les pénacs, les pommes de terre sauvages. Elles les déterrent, elles vont les
cuire. Et Sœur cadette parle à nouveau. «Je me demande ce qu'il y a
sous cette pierre plate? Ne touche pas à cette pierre plate», dit Sœur
aînée. Mais Sœur cadette ne cesse d'en parler, et bientôt, jacassant
jacassant, elle s'en approche, et bientôt, jacassant jacassant, elle y met les
mains, et puis elle la soulève. Elle soulève la pierre et regarde
dessous. «Qu'est-ce qu'il y a?» demande Sœur aînée. Sœur
cadette pousse un cri. «Où sommes-nous? hurle Sœur cadette. Où
sommes-nous, ma Sœur aînée?» Sœur aînée l'écarte et regarde sous
la pierre, elle regarde pour voir ce qui fait crier de la sorte sa petite Sœur
Belette. Et elle voit : elles sont dans le Monde-au-dessus-du-ciel. Elles se
tiennent sur le ciel. La pierre bouche un trou dans le ciel, et par ce trou on
peut voir, loin, loin, loin en bas, la terre, la forêt, le petit abri qu'elle a
construit la nuit où, toutes deux étendues, elles parlaient ensemble des yeux
des étoiles. Sœur aînée fond en larmes. Sœur cadette fond en larmes.
Ces deux Femmes Belettes pleurent jusqu'à ce que leurs yeux en rougissent. Loin
dans la forêt du Monde-au-dessus-du-ciel, les Maris Étoiles sont en train de
chasser. Et ils commencent à se douter de quelque chose, à trouver que quelque
chose ne tourne pas rond. Ils commencent à sentir que leurs femmes pleurent. «Il
vaudrait mieux que nous rentrions», dit le Mari Étoile aux Yeux brillants. «Elles
doivent avoir soulevé la pierre, dit l'Étoile aux Yeux rougis. Écoute-les
pleurer.»
Il fait presque nuit lorsque ces Personnes Étoiles sortent de la forêt. Leurs
Épouses Belettes essaient de faire la cuisine, essaient de prétendre qu'il ne
s'est rien passé. Mais les Personnes Étoiles ont du Pouvoir, et elles
savent. «Qu'est-ce qui vous a inquiétées aujourd'hui? demandent-ils à
leurs femmes. Pourquoi avez-vous pleuré? Tout va bien, répond Sœur
cadette. Nous n'avons pas pleuré. Ah, fait le mari de Sœur aînée. Je
pense que vous avez regardé par le trou dans le ciel. Je pense que vous avez
soulevé la pierre et regardé d'en haut votre monde. Et je pense que vous vous
sentez seules et voulez y retourner.» Sœur aînée lève le regard vers
son Mari Étoile. Elle n'arrive pas à parler. Elle le regarde et des larmes se
mettent à couler de ses yeux. «Très bien, lui dit-il. Vous pouvez
retourner dans le monde terrestre.» La vieille Étoile aux Yeux rougis
leur dit : «Ce soir, Femmes Belettes, vous devez dormir l'une à côté de
l'autre. Vous devez garder vos couvertures de fourrure par-dessus vos têtes. Et
au matin, quand le soleil sortira de dessous la terre, vous devez rester tout à
fait immobiles. N'enlevez pas les couvertures sur vos têtes, n'ouvrez pas les
yeux. D'abord, vous entendrez la mésange crier. Gardez les yeux fermés.
Ensuite vous entendrez Apalpaqmej, Écureuil roux, vous l'entendrez chanter.
N'ouvrez pas les yeux. Longtemps après, vous entendrez Atu'tuej, Suisse. Il
chantera, et ensuite vous pourrez ouvrir les yeux. Si vous faites ainsi,
dit le grand Mari Étoile, vous vous retrouverez dans votre abri, l'endroit où
vous étiez couchées la nuit où vous nous avez invités à venir pour être
vos maris.».
Alors ces deux Femmes Belettes se couchent côte
à côte et se couvrent la tête de couvertures. La nuit passe, et au matin
elles entendent la mésange. Sœur cadette, toujours impatiente, veut se lever
d'un bond, mais Sœur aînée la force à rester immobile. «Attends! Attends
que nous ayons entendu Atu'tuej», dit-elle. Au bout d'un long moment,
elles entendent chanter. Qu'est-ce que c'est? C'est Apalpaqmej, Écureuil roux.
Et cette Sœur cadette, l'imprudente, cette Femme Belette idiote, saute sur ses
pieds en entendant le bruit et rejette les couvertures. Et puis elle commence à
pousser un cri perçant. «Où sommes-nous, ma Sœur aînée?» Sœur
aînée soupire et ouvre les yeux. Le soleil est apparu de dessous la terre, et
ces Femmes Belettes sont de retour dans leur monde, mais elles ont ouvert les
yeux trop tôt en descendant, et elles se trouvent maintenant coincées au
sommet d'un grand, grand pin, un kuow. Cet arbre n'a pas de branches, sauf
quelques-unes tout en haut, et les deux femmes ne peuvent descendre.
La légende de
la muraille d'eau
(Texte
tiré de http://www.autochtones.ca/portal/fr/ArticleView.php?article_id=38
)
C'est Klouskap, esprit protecteur de
la vie, qui fit la muraille d'eau pour nous protéger contre d'éventuels
assaillants venant de l'est. Voyons qu'au début l'Esprit étendait sa présence
sur toutes les eaux et sur la Grande Tortue (continent). De jour comme de nuit,
il n'y avait qu'une clarté fournissant une indifférente lumière diffuse,
morne et épaisse. La mer tourmentait les plages de ses vagues monstrueuses. L'Esprit
considérait les mouvements qu'il avait induits dans la matière. Sous les
sables se résumait une volonté de vie aux formes indécises. L'eau se mouvait
sous les sables et le vent modelait la surface. La pluie et le feu se
torsadaient en colonnes fulgurantes. L'Esprit se retirait et une volonté émergeait
des sables. L'éclair frappa le sable et Klouskap naquit.
Klouskap, la volonté du Grand Esprit enfoui sous la plage de la mer, sort son
visage à grand peine des sables. Il entend les éléments. Avec effort, la
conscience de cette prime nature s'éveille et elle exhorte l'Esprit de lui
permettre de se lever. L'eau qui tombe nourrit déjà des formes primaires, là
comme lui. Le feu frappe encore et lui donne finalement la capacité d'être
mobile, visible ou invisible, dans un corps ou un élément. Il se dresse au
dessus des sables. De tout côté, il ne voit que des formes imprécises. Il
entreprend alors la grande marche sur le dos de la Tortue (continent) qui l'amène
là où elle entre sous les glaces. Il va ensuite jusqu'où sa queue plonge sous
l'eau. Enfin, il revient.
Donne-moi la raison de mon existence, demande-t-il à l'Esprit. L'Esprit répondit
: Je ferai des êtres qui se meuvront dans les eaux, qui se déplaceront sur
terre et d'autres qui voleront. Tu te devras de les protéger et de te faire le
gardien des habitants de l'eau, de la terre et de l'air. Tu auras autorité sur
les éléments mais la vie restera libre des ses mouvement. Et c'est ainsi que
Klouskap est devenu notre protecteur à tous et agit sur la pierre, l'air et les
eaux et nous supporte dans le besoin. Mais peu à peu la Grande tortue s'enfonçait
sous l'onde de la mer. Ceux qui marchent debout entreprirent alors une très
longue pérégrination vers l'est. Et nous avons vécu un très long chemin
d'accession aux connaissances. Notre terre restait à découvrir.
Partout où nous allions, les terres et leurs eaux étaient déjà occupées par
un autre groupe qui allait debout. Alors, nous devions les contourner et
chercher asile ailleurs. Tant de fois nous fûmes rejetés, nous les Malécites.
De la plaine à la mer et de la mer vers les bois. Jusqu'en dernier, en un temps
où tous ceux venus vers la mer de l'Est depuis l'ouest parlaient encore une
seule et même langue, nous dûmes apprendre de nouvelles terres, de nouvelles
eaux; de nouvelles réalités. Certains savoirs devenaient moins utiles et
certains autres prenaient de l'importance. Nous devions aussi faire face aux aléas.
Déjà, dans nos déplacements, celui qui devait transporter les semences du maïs
les avait perdues. Nous apprîmes ainsi à rire de la bêtise humaine due au
manque d'intelligence appliquée. À la fin, il ne nous est plus resté qu'à
remonter vers l'ouest avec nos habiletés acquises sur un si long parcours et
avec notre capacité à défier la misère.
Plus qu'une seule voie s'ouvrait devant nous. Nous avons ainsi remonté le cours
d'eau généreux (fleuve Saint-Jean) jusqu'au pays des porcs-épics ( le Madeweska).
Rendus en ce pays encore libre où nous avaient repoussés nos cousins Mi'kmaq
de la grande eau, Klouskap reconnut le courage du peuple qui avait si longuement
appris. Il décida d'intervenir. Vous avez assez souffert, dit-il. Et il prit la
forme d'un immense castor et de sa large queue plate, il creusa une longue
portion due lit du fleuve Saint-Jean, en battit le fond, redressa ses abords en
hautes murailles menant vers le mur de pierre où là il fit descendre les
murailles d'eau. Et il ajouta : Nulle créature se déplaçant debout ne viendra
de l'Est pour vous importuner.
Il est vrai que les attaques vinrent de l'ouest, tel
dans l'histoire de Malobiannah. Cette légende de la création des Grands-Saults
n'a pas été entendue par ceux et celles qui ont conçu le site touristique.
Lisez-la (ou entendez-la) et ajoutez à votre site touristique cette vigoureuse
légende qui est la nôtre. D'autres que moi pourront vous la raconter. Elle est
encore vivante.
(Texte de Raymond
Cyr - Ki-twoghk, AAQ, Mamlawbagak, Communauté 081 de Sherbrooke)
Gloqowejl
atukwokun
/ La
légende d’une étoile filante
Il y a maintenant très longtemps il y avait deux soeurs qui aimaient observer
les étoiles. Tard en soirée elles observaient les étoiles.
Un jour elle s’égarèrent alors qu’elles marchaient dans la forêt.
Deux étoiles lumineuses apparurent sous des formes animales, la jeune
soeur vit un aigle et l'autre un faucon, ces oiseaux les prirent et les emportèrent
avec elles jusque dans le ciel.
Loin de leur peuple et se sentant très seules, elles ont prié Klouskap
de
les aider à retourner chez elles. Klouskap
leur dit
«si je le fais, vous ne devez pas regarder en arrière». Mais la plus jeune
des sœurs qui ne pouvait y résister regarda derrière pour s’assurer que sa
soeur plus âgée la suivait. Elle fut immédiatement transformée en flammes.
Vous pouvez la voir aujourd'hui. Recherchez une étoile filante, c'est la plus
jeune soeur essayant toujours de revenir à son village dans les anciennes
terres de Klouskap.
Atukwokun
gjigapa'n / Légende
de la Baie de Fundy
Un
jour où Glooscap déambulait en canot au-dessus de Passamaquoddy e’g, il vit
un troupeau loups pourchasser un cerf et un orignal courant vers la baie.
Il les appela, «revenez !». Mais, ils ignorèrent son appel cars ils étaient
pourchassés par des loups.
Ils sautèrent quand même.
Les loups bientôt suivirent.
Glooscap savait que l'eau était trop froide pour eux.
Pour leur épargner une mort certaine Glooscap les transforma en pierre.
Des baleines de la baie avaient fait des Mi’kmaq leurs esclaves. À un moment
donné, certains d’entre eux tentèrent de s’échapper. Ils réussirent à
se rendre jusqu’à la plage, mais ils y furent rattrapés par les baleines,
qui les transformèrent en pierres.
On peut encore voir leurs visages encastrés dans la pierre rouge
aujourd’hui.
Ces baleines géantes attirèrent la colère de Glooscap, qui irrité créa
les hautes marées de la Baie de Fundy que nous connaissons aujourd’hui.
Igtigl atukwokun
gjigapa'n /
Autre légende de la Baie de Fundy
Glooscap, le Grand Créateur, voulu prendre un bain.
Pour y parvenir, il commanda à Castor de construire une digue à travers
la baie afin d’emprisonner les eaux de la haute mer, lui permettant ainsi de
s’y baigner. Castor exécuta sa demande, mais le résultat fâcha la
Baleine.
La Baleine
demanda pourquoi elle ne pouvait plus y nager librement. Glooscap, qui ne voulu pas fâcher Baleine, demanda au Castor
de briser la digue. La Baleine,
trop impatiente, commença à la briser avec sa grande queue.
L’impatience de la Baleine fit que les vagues se mirent à aller et
venir avec une telle force que le phénomène se produit encore aujourd’hui.
La
légende Anishinabe des «7 Feux»
Sept
prophètes sont venus à Anishinabe à un moment où le peuple vivait une vie
paisible sur la côte du nord-est de l'Amérique du nord.
Ces prophètes ont laissé le peuple avec sept prophéties annonçant le
futur. Chaque prophétie correspondait à un moment du futur.
Ces enseignements des sept prophètes portent le nom des sept Feux
Le premier prophète a dit au peuple, «dans la période du premier Feu, la
nation d'Anishinabe montera vers le haut et suivra la coquille sacrée
de la loge de Midewiwin. Le Midewiwin (vie faisant une avec la nature) sera un
point de rassemblement pour le peuple et ses traditions seront la source de
beaucoup de force.
Le Megis sacré (chef spirituel) montrera la façon de se rendre à la
terre choisie de l'Anishinabe. Vous devez rechercher une île ayant la forme
d’une tortue (L’Île de la Grande Tortue = le continent), elle est liée à
la purification de la terre.
Vous trouverez une telle île au début et à la fin de votre voyage. Il
y aura sept endroits d'arrêt le long de votre parcours. Vous saurez que la
terre choisie a été atteinte quand vous serez rendu à une terre où la
nourriture se développe sur l'eau.
Si vous y restez vous périrez».
Le deuxième prophète dit au peuple, «vous reconnaîtrez le deuxième Feu
parce que la Nation sera campée près d’une surface d’eau ayant une grande
superficie. À
ce moment la direction de la Coquille Sacrée sera perdue.
La force du Midewiwin diminuera.
Un garçon naîtra pour indiquer la voie de retour aux traditions. Il
montrera au Peuple d'Anishinabe la seule façon de progresser vers le futur».
Le troisième prophète a dit au peuple, «dans le troisième Feu, le Peuple d'Anishinabe
trouvera le chemin vers la terre choisie, une terre dans l'ouest auquel ils
doivent déplacer leurs familles. Ce sera la terre où la nourriture se développe
sur l'eau».
(Traités)
L’autre prophète dit, «prenez garde si les nouveau venus à la peau pâle
viennent en portant le visage de la
mort. Vous devez faire attention parce que le visage de la confrérie et le visage
de la mort se ressemblent beaucoup. S'ils viennent portant une arme, prenez
garde. S'ils
viennent dans la souffrance, ils vous tromperont.
Leurs coeurs peuvent être remplis d'avarice pour la richesse de cette
terre. S'ils sont en effet vos frères, laissez-les le prouver.
Ne le faites pas en confiance totale.
Vous saurez que le visage qu'ils portent est un de la mort si dans le
cours du fleuve les poissons n’ont plus à manger que du poison.
Vous les saurez par toutes ces choses».
(Les maladies - le christianisme)
Le cinquième prophète dit, «dans la période du cinquième Feu là viendra
une période de grande lutte qui enlèvera les vies à l'avertissement de ce Feu
viendra parmi le Peuple un qui croira à la promesse de grands joie et de salut.
Si le peuple adopte cette nouvelle tradition et abandonne les vieux
enseignements, alors la lutte du cinquième Feu sera avec eux pour plusieurs générations
(le christianisme).
Cette promesse qui viendra s'avérera être fausse. Tous ceux qui
accepteront cette promesse causeront la destruction à venir du Peuple».
(Perte
des traditions et des valeurs. Internats.
Maladies)
Le prophète du sixième Feu a dit, «dans la période du sixième Feu il sera
évident que la promesse du cinquième
Feu était fausse. Ceux trompés
par cette promesse laisseront leurs enfants loin des enseignements des aînés ;
les petits-fils et les petite-filles se retourneront contre les aînés.
De cette façon, les aînés perdront leur raison de vivre, ils perdront
leur but dans la vie. Les aînés perdront leurs rôles de conseillers et chefs et
ne seront plus considérés utile dans la société.
Une nouvelle maladie viendra parmi le peuple et brisera la vie de
beaucoup de gens. On renversera le
cours de la vie. Le chemin de la
vie deviendra le chemin de la tristesse».
On a dit que le septième prophète qui est venu au peuple il y a bien longtemps
était différent des autres prophètes. Il
était jeune et avait une étrange lueur dans ses yeux.
Il a dit, «dans la période du septième Feu, des nouvelles personnes émergeront.
Ils retraceront leur passé pour trouver ce qui a été délaissé.
Ils demanderont aux aînés de les guider sur leur voyage.
Mais plusieurs des aînés se seront endormi.
Ils se réveilleront à ce moment et n’auront rien à offrir.
Certains des aînés seront silencieux et craintifs.
D’autres demeureront silencieux car personne ne leur demandera quoi que
ce soit.
Si le Peuple reste fort dans ses recherches, le tambour d’eau de Midewiwin
aura encore son message. Il sera donné un choix entre deux routes. S'ils
choisissent la bonne alors le septième Feu allumera le huitième et dernier
Feu, un Feu éternel de paix, amour, confrérie et fraternité. S’il choisit la mauvaise route, la destruction reviendra à
eux et causera beaucoup de douleur et de mort sur toute la terre.
Lnu'g
Melaboogooemk' (Déclaration des Premières Nations)
( Texte tiré de http://www.afn.ca
)
Nous, les premiers peuples sur ces terres, savons que le Créateur nous a mis
ici.
Le Créateur nous a donné des lois qui gouvernent toutes nos relations afin que
nous vivions
en harmonie avec la nature et les hommes.
Les lois du Créateur définissent nos droits et nos responsabilités.
Le Créateur nous a donné nos croyances spirituelles, nos langues,
nos cultures
et une place sur la Terre mère qui contient tout ce qu'il nous faut pour
satisfaire à nos besoins.
Nous avons conservé notre liberté, nos langues et nos traditions depuis des
temps immémoriaux.
Nous continuons à exercer les droits, à prendre les responsabilités et à
respecter les obligations que nous a donnés le Créateur relativement aux
terres où nous avons été mis.
Le Créateur nous a donné le droit de nous gouverner nous-mêmes et le droit à
l'autodétermination.
Les droits et les responsabilités qui nous ont été donnés par le Créateur
ne peuvent
être modifiés ni nous être enlevés par aucune autre nation.
PROCLAMATION
COMMUNE DE CONSULTATION ET D’ACCOMMODEMENT DE LA GESPE’GEWA’GIGEWEI
SAQAMAWUTI
Listuguj, 22 juin 2005
ATTENDU QUE :
Nous, Miʼgmaq avons des droits ancestraux et un titre aborigène sur Gespeʼgewaʼgi, le 7e district de la Nation Miʼgmaq, que nous nʼavons jamais cédé ou abandonné. Nous avons une relation particulière traditionnellement, spirituellement et culturellement, avec la terre, les îles, lʼair, lʼeau et les ressources naturelles que sont les dons du Créateur.
Les Miʼgmaq de Gespeʼgewaʼgi ont engagé un rapport de nation à nation, fondé sur un traité avec la Couronne et basé sur la paix et lʼamitié, confi rmant ainsi nos droits, comprenant aussi notre droit à lʼautonomie gouvernementale et le droit de commerce pour atteindre une autonomie tant individuelle que dans notre communauté.
Les Chefs élus de Ésgenoopetitj, Gegoapsgog, Gesgapegiag, Gespeg, Listuguj, Metepenagiag, Natoageneg, et Ugpiʼganjig forment la Gespeʼgewaʼgigewei Saqamawuti, une coalition politique du Septième district de la Nation Miʼgmaq qui collabore conjointement au renforcement de nos droits et du rapport fondé sur un traité pour le bien-être de notre peuple et de leurs Premières Nations respectives.
La Cour suprême du Canada a demandé que le peuple autochtone et la Couronne se mettent dʼaccord sur les connaissances, interprétations et applications modernes des droits ancestraux et de ceux issus dʼun traité, ainsi que du titre aborigène.
La Cour suprême du Canada a imposé à la Couronne lʼobligation constitutionnelle de consulter et de tenir compte des droits et intérêts du peuple autochtone du Canada.
Les gouvernements fédéral et provincial connaissent le titre aborigène, les droits issus de traités et droits ancestraux des Miʼgmaq de Gespeʼgewaʼgi, mais continuent dʼagir nonchalamment et de prendre des décisions, qui ont ou peuvent à juste titre avoir des répercussions négatives sur nos droits, titres et intérêts, sans nous consulter ou tenir compte de nos droits, titres et intérêts.
La Cour suprême du Canada a statué que le gouvernement nʼest « plus autorisé à ne plus tenir compte » des droits, titres et intérêts aborigènes.
Lʼobligation du
gouvernement de tenir compte de nos droits, notre titre et nos intérêts
comprend lʼobligation de « nous inclure » dans leurs licences, permis et
autorisations actuels.
L'núk
Nákwekmuew / Fête
Nationale de la Solidarité Autochtone
Je crois qu’il serait plus que temps que le gouvernement du Canada déclare la
«Fête Nationale de la Solidarité Autochtone» du 21 juin (L'núk Nákwekmuew)
comme étant une fête nationale au même titre que les autres Fêtes célébrées
au Canada. Cette fête autochtone
n’est rien d’autre qu’une fête sur papier pour la plupart des Canadiens
et Québécois…qui sont peu nombreux à savoir qu'elle existe.
Je suis d’avis qu’il faudrait s’unir pour proposer au premier
ministre Canadien monsieur Harper,
à
monsieur Chuck
Strahl «ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et
interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits»
ainsi qu'à tous les ministres et députés du gouvernement d'Ottawa
que cette fête soit adoptée comme étant un congé férié à travers tout le
Canada.
Pour
joindre l'honorable Chuck
Strahl ministre des Affaires indiennes...
ou autre ministre
de votre choix:
http://www.parl.gc.ca/information/about/people/house/mpscur.asp?Language=F
lnue'gati tewa'latl / Communautés hors réserves
Québec
refuse de se mêler des chicanes entre groupes autochtones
(
texte tiré de http://www.matin.qc.ca/imprimer.php?article=20060803162602
)
![]()
Le gouvernement du Québec refuse de se mêler des chicanes
entre deux associations d'autochtones qui prétendent parler au nom des
autochtones vivant hors réserves.
Le torchon brûle entre l'Alliance autochtone du Québec et la nouvelle Confédération
des peuples autochtones du Québec, créée à la suite d'un schisme avec la
première.
L'Alliance juge que la Confédération n'est qu'un "groupuscule" de
dissidents, qui ne représentent qu'eux-mêmes, et elle souhaite que le
gouvernement de Jean Charest adopte la même attitude.
Sauf que le ministre délégué aux Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, préfère
ne pas se mêler des querelles intestines entre associations, jugeant que ce
n'est pas au gouvernement à se prononcer sur la représentativité de tel ou
tel organisme.
Des représentants du gouvernement ont déjà rencontré les leaders de la Confédération,
qui vont de plus pouvoir s'entretenir avec le ministre la semaine prochaine, même
si cela ne fait pas l'affaire de l'Alliance.
"Ce n'est pas à nous de décider s'ils sont représentatifs ou non",
a déclaré jeudi la directrice de cabinet du ministre Kelly, Elizabeth Mackay,
lors d'un entretien téléphonique.
L'Alliance autochtone, qui dit représenter 26 000 autochtones vivant hors réserves,
est inquiète de la tournure des événements.
Elle prétend qu'elle est et doit demeurer aux yeux de Québec la "seule
voix" des autochtones vivant en milieu urbain, a fait valoir le
porte-parole de l'Alliance, Armand MacKenzie, jeudi, en conférence de presse,
en présence de plusieurs leaders autochtones venus l'appuyer.
La semaine dernière, à Gatineau, quelque 350 autochtones hors réserve
provenant d'un peu partout au Québec ont tenu un siège devant les édifices du
gouvernement fédéral, à Gatineau, dans le but de faire reconnaître leurs
droits.
L'événement était parrainé par la Confédération des peuples autochtones du
Québec et sa grande chef Solange Sansoucy. Celle-ci juge que l'Alliance est
devenue au fil des ans "une coquille vide".
"C'est un groupuscule de dissidents qui est en fait très peu connecté
avec la réalité des autochtones vivant en milieu urbain", réplique
Armand Mackenzie.
"L'Alliance autochtone est la seule entité représentative des autochtones
vivant hors réserves et qui a une crédibilité", a renchéri le grand
chef provincial, Carl Dubé, qui dirige l'organisme créé en 1970.
Pourtant, prenant acte de la création de la Confédération, Québec entend
demander à l'Alliance des comptes quant à son mandat et à l'importance de son
membership.
"Nous dénonçons la Confédération des peuples autochtones", a ajouté
de son côté le chef national du Congrès des peuples autochtones hors réserves,
Patrick Brazeau, en donnant un appui inconditionnel à l'Alliance. Il déplore
que la manifestation de la semaine dernière à Gatineau "donne un mauvais
nom aux autochtones".
Les leaders présents à la conférence de presse s'en sont pris au grand chef
national de la nouvelle Confédération des peuples autochtones, Guillaume
Carle, en tentant de le discréditer.
Les agissements de M. Carle, du temps où il faisait partie de l'Alliance et du
Congrès des peuples autochtones, "ont presque amené à sa
suspension" du conseil d'administration, a fait valoir M. Brazeau.
La querelle a pris de telles proportions que chacune des deux organisations a
entrepris des recours juridiques contre l'autre.
Chez les autochtones, on observe une tendance croissante qui consiste à quitter
les réserves pour s'établir en ville.
Pape'wit Sa'n Pol
II ag Pape'wit Penwa XVI
( Le Pape Jean-Paul II et le Pape Benoît XVI
)
|
|
Pape'wit
Penwa XVI
|
Jigs'tg
... / Écoutez ...
La
chanson «Wendat
Nuelewi» en langue Mi'kmaq que vous entendez* est exécutée par
Eskasoni Trio
Éditions Eskasoni Elder's Committee. Copyright © 2001
«Iesous Ahatonnia» («Noël
Huron» en français) a été
composée
par le Père Jean de Bréboeuf vers 1641.
La musique originale est celle d'une chanson du XVIe appelée «Une Jeune Pucelle».
Traductrice
Wendat/Mi'kmaq: Mildred Milliea (Première Nation de Elsipogtog, Rexton,
N.B.)
(*L'utilisation de Internet Explorer est nécessaire pour l'écoute)
Mi'gmewei Uktabegeakun weje
Eskasoni Trio
Ewi'gigeg Eskasoni Elder's Committee. Copyright © 2001
«Iesous
Ahatonnia» (Wendat Nuelewi
gtapegiaqan)
tels'tmai weakegwodumuk weje
(*)
Paduleas
Jean de Bréboeuf wen gisiatl ula iktook 1641
Nujekewonskeese Wendat/Mi'maq: Mildred
Milliea
(*Jigs'tg Internet
Explorer ewegetoq gtapegiaqan)
Wendat Nuelewi gtapegiaqan
Traduction libre en langue
française / Wenjunujekewonskeese : Sa'n Béliveau
|
Na
kesikewiku'sitek jipji'jk majita'titek C’était à la Lune du Chef alors que les oiseaux s’étaient déjà envolés
Kji-Niskam
petkimasnika ansale'wilitka Kloqoejuitpa'q,
Netuklijik nutua'tiji.
Se'sus
eleke'wit, Se'sus pekisink, ewlite'lmin
Ula
nqanikuomk etli we'ju'ss mijua'ji'j
Tel-klu'sit
euli tetpoqa'tasit apli'kmujuey
|
L'nu'k
netuklijik nutua'tiji ansale'wiliji.
Se'sus
eleke'wit, Se'sus pekisink, eulite'lmin
O'
mijua'ji'jk nipuktukewe'k, O' Niskam wunijink
Maqmikek
aq Wa'so'q tley ula mijua'ji'j
Pekisink kiskuk wjit
kilow, pekisitoq wantaqo'ti.
Se'sus eleke'wit, Se'sus
pekisink, eulite'lmin |
La plus
ancienne mention de la célébration de la fête de Noël chez les Amérindiens
des Amériques 
«Iesous Ahatonnia»
remonte à 1641alors qu'une chanson était composée pour raconter la naissance
de Jésus.
Composé par le père Jean de Bréboeuf vers 1641, la chanson était adaptée
aux particularités de la culture amérindienne. Ainsi, l'Enfant Jésus était
emmailloté dans des peaux de lièvre plutôt que dans des langes de lin, il
reposait dans une
cabane d'écorce et non dans une étable; les bergers étaient remplacés par
des chasseurs.
Les paroles Wendat de la chanson «Noël
Huron»
composés par le père Bréboeuf
(Traduction libre en français: JC Sa'n Béliveau)
Guide de prononciation Wendat...
« 8 » = le son « w »
avant une voyelle
« u » = le son « ou » avant une consonne
« i » = « prononciation « i »
« a » = comme le son « ah »
« th » = « T » suivi d'une « aspiration »
« an » = comme dans « ah »
Les accents ne se prononcent généralement pas à la seconde et dernière
syllabe
| Estennia,on
de tson8e Ies8s ahatonnia eh-sten-nyah-yon deh tson-weh ee-sus a-ha-ton-nyah (Courage, vous humains, Jésus est né) Onn'a8ate8a d'oki
n'on,8andask8aentak Ennonchien sk8atrihotat
n'on,8andi,onrachatha Ies8s ahatonnia A,oki onkinnhache
eronhia,eronnon iontonk ontatiande ndio sen
tsatonnharonnion 8arie onna8ak8eton ndio sen
tsatonnharonnion Ies8s ahatonnia Achink ontahonrask8a
d'hatirih8annens Tichion ha,onniondetha
onh8a achia ahatren Ondaiete hahahak8a tichion
ha,onniondetha Ies8s ahatonnia |
Tho
ichien stahation tethotondi Ies8s thoh ee-shyen stah-hah-tyon teh-tho-ton-ndee ee-sus (Comme ils arrivaient là où Jésus est né) ahoatatende tichion stan
chi teha8ennion Aha,onatorenten iatonk
atsion sken Ies8s ahatonnia Onne ontahation chiahona,en
Ies8s Ahatichiennonniannon
kahachia handia,on Te honannonronk8annnion
ihontonk oerisen Ies8s ahatonnia Te hek8atatennonten
ahek8achiendaen (Nous prierons en son nom) Te hek8annonronk8annion de
son,8entenrande 8to,eti sk8annonh8e
ichierhe akennonhonstha u-to-yeh-tee Ies8s ahatonnia |
Les paroles originales françaises du père Bréboeuf
«Noël Huron»
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Chretiens,
prenez courage, Jesus Sauveur est ne! Du malin les ouvrages A jamais sont ruines. Quand il chante merveille, A ces troublants appas Ne pretez plus l'oreille: Jesus est ne: In excelsis gloria! Oyez cette nouvelle, Voici que trois Rois Mages,
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Jesus
leur met en tete Que l'Etoile en la nuit Qui jamais ne s'arrete Les conduira vers Lui. Dans la nuit radieuse En route ils sont deja, Ils vont l'ame joyeuse. Jesus est ne: In excelsis gloria!
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Wenuj'gati
/ Nationalité Française
Les
Autochtones (Indiens, Métis et Inuit) ne sont devenu des Canadiens qu'en 1920.
Avant cette année là ils avaient le statut de leur communautés et plusieurs
avaient aussi de droit la cityenneté française ... et l'ont
encore!
1628 -
Dans le but de rassurer les candidats français désireux de venir s'établir
dans la colonie, le Conseil d'État, présidé par le cardinal de Richelieu
(Armand du Plessis, cardinal, duc de), célèbre ministre de Louis XIII
faisait adopter l'ordonnance suivante:

Ce
privilège accordé aux Sauuages (Indiens) était accordé de Nation à Nations.
Leurs droits de naissance étaient inaliénables et imprescriptibles.
Tous
les «naturels françois» de la Nouvelle-France ainsi que leurs descendants
peuvent légitimement
revendiquer la reconnaissance de leur inaliénable nationalité française.
Qu'en est-il du Traité de 1763
?
Le Traité de 1763 n’avait pas de fondement juridique en droit français.
Sa Majesté ne détenait aucune compétence, selon le droit constitutionnel du
royaume,
pour céder légalement à un souverain étranger quelque partie que ce soit du
domaine public de sa
couronne ni aucun peuple de son royaume sans avoir préalablement obtenu de ce
peuple son consentement par
voie de consultation populaire.
Le Roi
George III d'Angleterre réaffirmait le principe «Nation à Nations» le 7
octobre 1763.
Alors que les Autochtones du Canada devenaient Canadiens en 1920, aucune mention
d'une perte
de citoyenneté française n'était mentionnée dans la loi.
Se
basant sur l'article 30-3 du Code de Nationalité Française, le gouvernement
Français actuel
ne reconnaît pas ce statut pourtant accordé depuis Louis XIII.
>
Cependant, l'article 21-14 du
Code de la Nationalité Française nous permet de
réclamer le «Droit à la réintégration dans la nationalité française».
Wenuj g'pnno'l tplutaqan