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Gtigi sa'se'wa's'g:  Si'ko'ku's 13 2017  Dernière modification:  13 mars 2017




L'nu agnutmaqan aq a'tukwakunn / Contes et légendes amérindiennes




En langue mi'kmaq nous faisons une différence entre une histoire (a'tukwakun) et une légende (agnutmaqan
).  
Une histoire sert à divertir, raconte un événement,
racontent l'histoire de la communauté, cultive le langage verbal et la culture.  
Une
légende est un récit qui contribue à enseigner des leçons de vie sur des choses comme l'honneur, le leadership et l'amour.  
Les légendes ont très souvent un lien symbiotique à la terre et avec les animaux de qui les Indiens dépendent.  
Les animeaux sont d'ailleurs appellé «four legs' brothers and sisters» (frères et soeurs à quatre pattes).


Une légende Mi'maw n'a pas nécessairement une fin concluante.  Elle laisse souvent au spectateur le soin d'imaginer la 
fin lui-même.  D'ailleurs, Le très connu Rév. Silas Tertius Rand (1810-1889) écrivait à la fin d'une légende 
qu'il avait traduit que «Ici l'histoire se termine brusquement» (Here the story abruptly ends).



 

Tels'tmai ...  /  On m'a dit que ...


Mi'kmaw Sunow
agnutmaqan  /  Légende Mi'kmaw du sirop d'érable

En ce temps là, Wsitqamu'k (notre Mère la Terre) versa un contenant rempli d'eau а l'intérieur de chacun des érables, dissolvant ainsi le sucre. Le Grand Esprit Créateur (Ki-Kiau'lk) créa le gel et le dégel afin que puisse circuler la sève. On dit que Wsitqamu'k aurait été la première а percer des trous dans les troncs et а en recueillir la sève.  Alors qu'elle dégustait la sève d'un érable elle se dit que si les humains pouvaient sans effort en faire autant, en prenant pour acquis qu'il n'ont qu'à tendre le bras.  Depuis ce temps, pour obtenir du sirop, ils doivent savoir attendre le moment propice et patienter pour obtenir un bon sirop doré.

Waban-Aki Sunow agnutmaqan  /  Légende Waban-Aki du sirop d'érable

Par une journée de tôt printemps, un petit écureuil grimpa le long d'un érable. Il mordit une branche et il se mit а boire la sève qui en sortait. Une vieille femme qui l'avait vu plaça un récipient fait d'écorce de bouleau au pied de l'arbre afin de recueillir la sève. Puis, la vieille femme revint quelques heures plus tard afin de ramasser la sève. Elle en mit dans un récipiant de terre cuite qu'elle plaça au-dessus de son feu. Fatiguée, elle alla s'étendre pour se reposer. Lorsqu'elle se réveilla, dans le pot, elle trouva un sirop doré, clair et sucré.


Gwatejg Sunow
agnutmaqan / Légende iroquoise du sirop d'érable   ( tirée de http://www.enbeauce.com/detail-actualite.asp?ID=8335  )

La grand-mère de Nokomis aurait été la première à percer des trous dans des troncs d'érable pour en faire couler la sève d'érable. Le sirop étant prêt à manger sur-le-champ, il devenait trop facile pour les hommes de le recueillir et ils développeraient ainsi leur paresse. Donc, la solution était de les obliger à passer des nuits entières afin de surveiller la cuisson du sirop. Cependant, craignant que sa grand-mère oublie de prendre les mesures nécessaires pour combattre la paresse des hommes, le jeune Nokomis grimpa un soir tout en haut d'un érable à l'aide d'un vaisseau rempli d'eau et versa le contenu à l'intérieur de l'arbre, changea alors le sirop d'érable en sève d'érable. Depuis ce temps, au lieu d'un sirop épais, l'érable possède en lui une eau que l'on doit faire bouillir plusieurs heures afin d'en tirer un liquide épais et sucré. 



Kespeadooksit
  -  Et ici  la légende se termine
.


 


Na tujiw
En ce temps 

La langue Mi'kmaw ne possède pas cette façon séquentielle de mesurer le temps que peut avoir la plupart des langues, 
elle n'a donc pas de mot pour désigner le temps (
Na tujiwEn ce temps ).  Ce qui fait que lorsqu'une personne raconte une légende, cette personne 
utilise le temps présent, comme si un événement qui serait il y a longtemps se produirait à l'instant.

La langue Mi'kmaw est une langue hautement descriptive.  Elle est aussi créative, agréable à utiliser, et est aussi une langue ayant la particularité d'être imagée, un mot pouvant tout aussi bien avoir de multiples significations.  



Mestakesedakun / La Création

Lors de la création du Nouveau Monde le
Créateur réalisa qu'il avait beaucoup de matériaux tels que des rochers, des marécages et des arbres et des animaux.  Il a donc formé un grand tas d'ordures en jetant tout dans la mer au nord-est.  Il donna à ce tas le nom de Wee-soc-kadao.  Plusieurs années après, John Cabot se proclama découvreur de l'île.  Il lui donna le nom de Newfoundland.


Gloqowejl
atukwokun / La légende d’une étoile filante

Il y a maintenant très longtemps il y avait deux soeurs qui aimaient observer les étoiles. Tard en soirée elles observaient les étoiles.  Un jour elle s’égarèrent alors qu’elles marchaient dans la forêt.  Deux étoiles lumineuses apparurent sous des formes animales, la jeune soeur vit un aigle et l'autre un faucon, ces oiseaux les prirent et les emportèrent avec elles jusque dans le ciel.

Loin de leur peuple et se sentant très seules, elles ont prié Klouskap de les aider à retourner chez elles. Klouskap leur dit «si je le fais, vous ne devez pas regarder en arrière». Mais la plus jeune des sœurs qui ne pouvait y résister regarda derrière pour s’assurer que sa soeur plus âgée la suivait. Elle fut immédiatement transformée en flammes.

Vous pouvez la voir aujourd'hui. Recherchez une étoile filante, c'est la plus jeune soeur essayant toujours de revenir à son village dans les anciennes terres de Klouskap.

Kespeadooksit  -  Et ici  la légende se termine.


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Ajàlkujk agnutmaqan  /  La légende des Sept Soeurs
(«Les Sept Soeurs» est l'amas d'étoiles que les scientifiques nomment «Les Pléiades»)

Il y a des lunes un jeune Mi'mak s'adonnait au jeûne, à l'écart près d'un lac dans une loge où personne ne se serait aventuré.  Un certain soir alors que son jeûne était presque terminé, il était assis à l'entrée de son lodge.  À sa grande surprise il entendit un son mélodieux au loin.  Regardant autour de lui il ne voyait rien qui pouvait produire un son musical.  Petit à petit le son s'emplifia.  Il lui semblait alors que le son venait du ciel obscur de la nuit de l'autre côté du lac. 

Le jeune Mi'kmaq continua d'être attentif. Il lui sembla un moment que les voix venaient d'une plage toute proche. Silencieusement il nagea à travers les roseaux qui poussaient entre sa loge et la plage toute près. Alors qu'il nageait, il s'apperçu que la musique était plus claire, plus précise, qu'elle semblait de plus en plus proche. Arrivé à la plage il se faufila entre les roseaux et regarda autour de lui. Sur la plage, Sept Soeurs (Ajàlkujk) chantaient et dansaient main dans la main. Elles étaient toutes belles et étaient entourées d'un céleste halo lumineux. L'une d'elles était même plus jolie que les autres. Il tomba immédiatement amoureux d'elle. Alors qu'il tentait de se rapprocher, un cailloux glissa sous sa main et fit un bruit. Les Sept Soeurs (Ajàlkujk) partir tout à coup et montairent sur un grand panier d'osier, et disparurent dans le ciel obscur de la nuit. Le jeune Mi'kmaq continua d'être attentif. Il lui sembla un moment que les voix venaient d'une plage toute proche. Silencieusement il nagea à travers les roseaux qui poussaient entre sa loge et la plage toute près. Alors qu'il nageait, il s'apperçu que la musique était plus claire, plus précise, qu'elle semblait de plus en plus proche. Arrivé à la plage il se faufila entre les roseaux et regarda autour de lui. Sur la plage, Sept Soeurs (Ajàlkujk) chantaient et dansaient main dans la main. Elles étaient toutes belles et étaient entourées d'un céleste halo lumineux. L'une d'elles était même plus jolie que les autres. Il tomba immédiatement amoureux d'elle. Alors qu'il tentait de se rapprocher, un cailloux glissa sous sa main et fit un bruit. Les Sept Soeurs (Ajàlkujk) partir tout à coup et montairent sur un grand panier d'osier, et disparurent dans le ciel obscur de la nuit. Le jeune Mi'kmaq continua d'être attentif. Il lui sembla un moment que les voix venaient d'une plage toute proche. Silencieusement il nagea à travers les roseaux qui poussaient entre sa loge et la plage toute près. Alors qu'il nageait, il s'apperçu que la musique était plus claire, plus précise, qu'elle semblait de plus en plus proche. Arrivé à la plage il se faufila entre les roseaux et regarda autour de lui. Sur la plage, Sept Soeurs (Ajàlkujk) chantaient et dansaient main dans la main. Elles étaient toutes belles et étaient entourées d'un céleste halo lumineux. L'une d'elles était même plus jolie que les autres. Il tomba immédiatement amoureux d'elle. Alors qu'il tentait de se rapprocher, un cailloux glissa sous sa main et fit un bruit. Les Sept Soeurs (Ajàlkujk) partir tout à coup et montairent sur un grand panier d'osier, et disparurent dans le ciel obscur de la nuit. Le jeune Mi'kmaq continua d'être attentif. Il lui sembla un moment que les voix venaient d'une plage toute proche. Silencieusement il nagea à travers les roseaux qui poussaient entre sa loge et la plage toute près. Alors qu'il nageait, il s'apperçu que la musique était plus claire, plus précise, qu'elle semblait de plus en plus proche. Arrivé à la plage il se faufila entre les roseaux et regarda autour de lui. Sur la plage, Sept Soeurs (Ajàlkujk) chantaient et dansaient main dans la main. Elles étaient toutes belles et étaient entourées d'un céleste halo lumineux. L'une d'elles était même plus jolie que les autres. Il tomba immédiatement amoureux d'elle. Alors qu'il tentait de se rapprocher, un cailloux glissa sous sa main et fit un bruit. Les Sept Soeurs (Ajàlkujk) partir tout à coup et montairent sur un grand panier d'osier, et disparurent dans le ciel obscur de la nuit. Le jeune Mi'kmaq continua d'être attentif. Il lui sembla un moment que les voix venaient d'une plage toute proche. Silencieusement il nagea à travers les roseaux qui poussaient entre sa loge et la plage toute près. Alors qu'il nageait, il s'apperçu que la musique était plus claire, plus précise, qu'elle semblait de plus en plus proche. Arrivé à la plage il se faufila entre les roseaux et regarda autour de lui. Sur la plage, Sept Soeurs (Ajàlkujk) chantaient et dansaient main dans la main. Elles étaient toutes belles et étaient entourées d'un céleste halo lumineux. L'une d'elles était même plus jolie que les autres. Il tomba immédiatement amoureux d'elle. Alors qu'il tentait de se rapprocher, un cailloux glissa sous sa main et fit un bruit. Les Sept Soeurs (Ajàlkujk) partir tout à coup et montairent sur un grand panier d'osier, et disparurent dans le ciel obscur de la nuit. Le jeune Mi'kmaq continua d'être attentif. Il lui sembla un moment que les voix venaient d'une plage toute proche. Silencieusement il nagea à travers les roseaux qui poussaient entre sa loge et la plage toute près. Alors qu'il nageait, il s'apperçu que la musique était plus claire, plus précise, qu'elle semblait de plus en plus proche. Arrivé à la plage il se faufila entre les roseaux et regarda autour de lui. Sur la plage, Sept Soeurs (Ajàlkujk) chantaient et dansaient main dans la main. Elles étaient toutes belles et étaient entourées d'un céleste halo lumineux. L'une d'elles était même plus jolie que les autres. Il tomba immédiatement amoureux d'elle. Alors qu'il tentait de se rapprocher, un cailloux glissa sous sa main et fit un bruit. Les Sept Soeurs (Ajàlkujk) partir tout à coup et montairent sur un grand panier d'osier, et disparurent dans le ciel obscur de la nuit. 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Le jeune Mi'kmaq continua d'être attentif.  Il lui sembla un moment que les voix venaient d'une plage toute proche.  Silencieusement il nagea à travers les roseaux qui poussaient entre sa loge et la plage toute près.  Alors qu'il nageait, il s'apperçu que la musique était plus claire, plus précise, qu'elle semblait de plus en plus proche.  Arrivé à la plage il se faufila entre les roseaux et regarda autour de lui.  Sur la plage, Sept Soeurs (Ajàlkujk) chantaient et dansaient main dans la main.  Elles étaient toutes belles et étaient entourées d'un céleste halo lumineux.  L'une d'elles était même plus jolie que les autres.  Il tomba immédiatement amoureux d'elle.  Alors qu'il tentait de se rapprocher, un cailloux glissa sous sa main et fit un bruit.  Les Sept Soeurs (Ajàlkujk) partir tout à coup et montairent sur un grand panier d'osier, et disparurent dans le ciel obscur de la nuit.

Dans sa loge de jeûne il se demanda ce soir là et le tout au long de la journée qui suivit si ces jolies soeurs allaient revenir un jour.  Le soir suivant il regarda et tendit l'oreille attentivement.  Après un moment il entendit une chanson au loin.  Heureux que les
Sept Soeurs (Ajàlkujk) étaient de retour il rampa jusqu'à la limite des roseaux. Il était presque rendu à la plage. Sept Soeurs (Ajàlkujk) étaient de retour il rampa jusqu'à la limite des roseaux.  Il était presque rendu à la plage. 

Lorsque les
Sept Soeurs (Ajàlkujk) revinrent du ciel, il était là à les regarder.  Il vit leur grand panier d'osier atterrir sur la plage.  Il les vit descendre et se mettre à chanter et danser.  Émerveillé, il resta où il était, ne bronchant pas et évitant de faire du bruit.

Après avoir dansé en groupe pour un long moment, elle se mirent à danser une à une.  La plus belle d'entre elles dansa à son tour.  Jamais il n'avait vu une femme aussi belle et une femme danser aussi gracieusement.  Sans réaliser qu'il le faisait, il émit un son qui exprimait son émerveillement. 
Instentanément les
Sept Soeurs (Ajàlkujk) montèrent dans leur panier et disparurent dans le ciel comme elles l'avaient fait la première fois.

Pendant plusieurs autres soirées il les entendit chanter et les vit danser sur la plage.  Petit à petit s'installa dans son coeur le désire de s'emparer de la femme de qui il était devenu amoureux  Un soir alors qu'elles dansaient, il se précipita au milieu d'elles.  Tout comme les autres fois elles montèrent dans leur panier qui se trouvait près d'elles et pendait du ciel.

La dernière à monter dans le panier fût celle de qui il était devenu amoureux.  Il la saisit au moment où elle mettait sa main sur le rebord du panier.  Se cramponnant, il monta aussi avec elle.  À un certain moment la belle Soeur lâcha le panier et ils tombèrent tous deux sur le sol.
Le jeune homme avoua son amour pour elle.  La jeune fille était peinée mais n'éprouvait aucune colère contre lui.

Nous sommes
Sept Soeurs (Ajàlkujksieg) lui dit-elle.  Nous avons toujours vécu ensemble.  Nous somme un groupe d'étoiles que tu as souvent vu dans le firmament.  C'est depuis longtemps une habitude que nous avons pris de venir danser et nous amuser sur la terre à ce temps de l'année.  Je ne peux devenir ta femme à moin que tu viennes avec nous dans le ciel. 

Le jeune homme monta dans le ciel avec cette belle femme qu'il aimait.  Dans le territoire du ciel il trouva que tout était parfait.  Les souhais que chacun formulait se réalisait instantanément, sans effort.  Dans le territoire du ciel le jeune homme et la jeune femme vécurent comme mari et femme. 
C'est pourquoi depuis ce jour, lors de soirée étoilée, on ne peut voir que six des sept étoiles qui vivaient auparavant dans cette constellation.  Il arrive qu'on puisse voir l'ombre d'une septième étoile, à peine visible, faiblement lumineuse.

Kespeadooksit  -  Et ici  la légende se termine.


Epegwitg etlitoq  /  Création de Epegwitg (Terre-Neuve)

Lors de la création de l’Île de la Grande Tortue, le Créateur constata qu'il avait encore beaucoup de matériel qu’il n’avait pas encore utilisé comme des rochers, des marais et des plantes.  Il décida alors de le déposer dans la mer au nord-est et former un territoire qu’il nomma Wee-soc-kadao.

 


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Agnutmaqan gjigapa'n / Légende de la Baie de Fundy

Un jour où Glooscap déambulait en canot au-dessus de Passamaquoddy e’g, il vit un troupeau loups pourchasser un cerf et un orignal courant vers la baie.  Il les appela, «revenez !». Mais, ils ignorèrent son appel cars ils étaient pourchassés par des loups.  Ils sautèrent quand même.  Les loups bientôt suivirent.  Glooscap savait que l'eau était trop froide pour eux.  Pour leur épargner une mort certaine Glooscap les transforma en pierre. 

Des baleines de la baie avaient fait des Mi’kmaq leurs esclaves. À un moment donné, certains d’entre eux tentèrent de s’échapper. Ils réussirent à se rendre jusqu’à la plage, mais ils y furent rattrapés par les baleines, qui les transformèrent en pierres.  On peut encore voir leurs visages encastrés dans la pierre rouge aujourd’hui.  Ces baleines géantes attirèrent la colère de Glooscap, qui irrité créa les hautes marées de la Baie de Fundy que nous connaissons aujourd’hui.

Et ici - kespeadooksit - la légende se termine.


Igtigl
agnutmaqan gjigapa'n / Autre légende de la Baie de Fundy

Glooscap, le Grand Créateur, voulu prendre un bain.  Pour y parvenir, il commanda à Castor de construire une digue à travers la baie afin d’emprisonner les eaux de la haute mer, lui permettant ainsi de s’y baigner.  Castor exécuta sa demande, mais le résultat fâcha la Baleine.

La Baleine demanda pourquoi elle ne pouvait plus y nager librement.  Glooscap, qui ne voulu pas fâcher Baleine, demanda au Castor de briser la digue.  La Baleine, trop impatiente, commença à la briser avec sa grande queue.  L’impatience de la Baleine fit que les vagues se mirent à aller et venir avec une telle force que le phénomène se produit encore aujourd’hui.

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Minegoo
agnutmaqan / Légende de Minegoo (Munegoo / Munuskw) / La légende de l'île
(Tirée de: http://www.elements.nb.ca/theme/water/micmac/legend.htm )
(Version anglaise:  http://www.firstpeople.us/FP-Html-Legends/AMicmacLegend-Micmac.html) 

Il y a de cela très longtemps, le Grand Esprit qui vit sur les Heureux Territoires de Chasse a créé l'univers et tout ce qui existe.

Après avoir créé l'univers, le Grand Esprit s'est assis et il s'est reposé. Ensuite, il créa Glooscap et lui donna des pouvoirs spirituels et physiques spéciaux. Un jour, il appela Glooscap pour partager la pipe sacrée et il lui dit : " Glooscap, je vais créer les gens à mon image et je les appellerai Mi'kmaq."

Le Grand Esprit était fier de sa création. Il prit encore une fois sa pipe sacrée et il rappela Glooscap. Pendant que le Grand Esprit fumait, il remarqua une grande quantité de glaise rouge qui était restée après la création de l'univers. "Glooscap, regarde la quantité de glaise rouge aux mêmes teintes que la peau des Mi'kmaq. Je vais faire de cette glaise, une forme en croissant et ce sera le plus bel endroit de tous les endroits sur la terre Mère. Ce sera la région des Mi'kmaq. "

Le Grand Esprit façonna une île enchanteresse qu'il nomma Menigoo. Il habilla sa peau rouge avec de l'herbe verte et des forêts luxuriantes habitées par une grande quantité d'arbres de toutes sortes et il les saupoudra de fleurs de toutes les couleurs. Le sol des forêts de cette île enchanteresse était comme un épais et doux tapis sous les mocassins des Mi'kmaq.

Minegoo était tellement jolie que le Grand Esprit était heureux; il était si heureux qu'il pensa placer Minegoo avec les étoiles. Mais après y avoir songé pendant un certain temps, Celui Qui Est Sage décida que Minegoo devrait être placée au milieu des eaux chantantes appelées aujourd'hui Golfe du Fleuve St.-Laurent.

Et ici - kespeadooksit - la légende se termine.


Les Mi'kmaq qui ont épousé des Étoiles
( Texte tiré de  http://www.civilization.ca/aborig/storytel/mi'k1fra.html )

E'e
, au matin, lorsque les hommes sont sortis chasser, ces deux femmes s'enfoncent plus profondément dans la forêt et laissent le campement derrière elles.  Elles sont joyeuses, ces deux femmes. Ce sont des Skusi'skwaq, des Femmes Belettes, et elles ont la peau très blanche, comme la fourrure de toute Personne Belette l'hiver. Et ces deux Skusi'skwaq sont sœurs. Sœur aînée a du Pouvoir. Elle s'enfonce avec l'autre loin dans la forêt, et elle y construit un abri. Sœur cadette fait un petit feu.

Il fait maintenant nuit. Le soleil est parti sous la terre, et ces deux sœurs, ces deux Belettes, sont couchées et regardent les étoiles. Sœur aînée dit à Sœur cadette : «Ce sont des Personnes dans le Monde céleste. Regarde leurs yeux, qui luisent là-haut.»  Sœur cadette demande :«Quelle Étoile voudrais-tu comme mari, étendue à ton côté au matin? Une aux grands yeux, ou une aux petits yeux?» Sœur aînée répond : «Je choisis celle-là, là-bas, la plus brillante, la plus radieuse.» Sœur cadette rétorque : «Oh, celle-là. Celle-là est laide.  Bon, fait Sœur aînée. Laquelle choisirais-tu, toi?
Cette petite étoile, là, la petite rouge.»  Et ces deux Femmes Belettes s'endorment alors, tournées vers l'est, où leurs deux étoiles chassent dans la nuit.  

C'est maintenant le matin. Sœur cadette s'étire sous ses fourrures; elle se réveille. Son pied heurte quelque chose.
«Fais attention, s'écrie une petite voix glapissante. Tu as renversé le plat d'écorce de nepi'jekwati, le remède pour mes yeux.» Sœur cadette se redresse. Qui a parlé? À son côté se trouve un petit vieillard au visage ridé et aux yeux rougis. C'est la petite Personne Étoile rouge. Elle l'a fait venir pour être son mari en parlant dans la nuit. Elle a fait venir l'Étoile aux Yeux rougis. 

Maintenant Sœur aînée commence à s'éveiller. Elle bouge un peu sous ses couvertures. «Attention, femme!» fait une voix d'homme. C'est une voix forte et profonde. «Tu as renversé le plat d'écorce contenant mon sikwan, mon ocre rouge.» Sœur aînée se retourne et se redresse. À son côté, un homme est couché, un homme grand, un homme fort. Il a le visage peint à l'ocre rouge. C'est son Mari Étoile, qu'elle a fait venir en parlant dans la nuit. Elle a fait venir l'Étoile aux Yeux brillants. Ces deux Femmes Belettes se sont donc à nouveau fait attraper, et elles doivent être les épouses d'Étoiles.  «Je n'ai rien à te donner à manger, dit Sœur aînée.  Nous ne mangerons pas tant que nous ne serons pas rentrés de la chasse, réplique son mari. Vous pouvez ramasser du bois et entretenir le feu, et vous préparer à notre retour. Mais il y a une chose que vous ne devez pas faire.  E'e, fait le mari de Sœur cadette, l'Étoile aux Yeux rougis. Il y a une chose que vous ne devez pas faire. Vous ne devez pas déplacer cette pierre plate qui se trouve devant le wigwam. Vous ne devez pas la déplacer, vous ne devez pas la soulever.  Très bien, dit Sœur aînée. Nous vous préparerons un repas à votre retour.»

Plusieurs jours passent. Les Femmes Belettes sortent à la recherche des sipeknk, les pénacs, les pommes de terre sauvages. Elles les déterrent, elles vont les cuire. Et Sœur cadette parle à nouveau.  «Je me demande ce qu'il y a sous cette pierre plate?  Ne touche pas à cette pierre plate», dit Sœur aînée.  Mais Sœur cadette ne cesse d'en parler, et bientôt, jacassant jacassant, elle s'en approche, et bientôt, jacassant jacassant, elle y met les mains, et puis elle la soulève.  Elle soulève la pierre et regarde dessous.  «Qu'est-ce qu'il y a?» demande Sœur aînée.  Sœur cadette pousse un cri.  «Où sommes-nous? hurle Sœur cadette. Où sommes-nous, ma Sœur aînée?»  Sœur aînée l'écarte et regarde sous la pierre, elle regarde pour voir ce qui fait crier de la sorte sa petite Sœur Belette. Et elle voit : elles sont dans le Monde-au-dessus-du-ciel. Elles se tiennent sur le ciel. La pierre bouche un trou dans le ciel, et par ce trou on peut voir, loin, loin, loin en bas, la terre, la forêt, le petit abri qu'elle a construit la nuit où, toutes deux étendues, elles parlaient ensemble des yeux des étoiles.  Sœur aînée fond en larmes. Sœur cadette fond en larmes. Ces deux Femmes Belettes pleurent jusqu'à ce que leurs yeux en rougissent. Loin dans la forêt du Monde-au-dessus-du-ciel, les Maris Étoiles sont en train de chasser. Et ils commencent à se douter de quelque chose, à trouver que quelque chose ne tourne pas rond. Ils commencent à sentir que leurs femmes pleurent. «Il vaudrait mieux que nous rentrions», dit le Mari Étoile aux Yeux brillants. «Elles doivent avoir soulevé la pierre, dit l'Étoile aux Yeux rougis. Écoute-les pleurer.»
              
Il fait presque nuit lorsque ces Personnes Étoiles sortent de la forêt. Leurs Épouses Belettes essaient de faire la cuisine, essaient de prétendre qu'il ne s'est rien passé.  Mais les Personnes Étoiles ont du Pouvoir, et elles savent.  «Qu'est-ce qui vous a inquiétées aujourd'hui? demandent-ils à leurs femmes. Pourquoi avez-vous pleuré?  Tout va bien, répond Sœur cadette. Nous n'avons pas pleuré.  Ah, fait le mari de Sœur aînée. Je pense que vous avez regardé par le trou dans le ciel. Je pense que vous avez soulevé la pierre et regardé d'en haut votre monde. Et je pense que vous vous sentez seules et voulez y retourner.»  Sœur aînée lève le regard vers son Mari Étoile. Elle n'arrive pas à parler. Elle le regarde et des larmes se mettent à couler de ses yeux.  «Très bien, lui dit-il. Vous pouvez retourner dans le monde terrestre.»  La vieille Étoile aux Yeux rougis leur dit : «Ce soir, Femmes Belettes, vous devez dormir l'une à côté de l'autre. Vous devez garder vos couvertures de fourrure par-dessus vos têtes. Et au matin, quand le soleil sortira de dessous la terre, vous devez rester tout à fait immobiles. N'enlevez pas les couvertures sur vos têtes, n'ouvrez pas les yeux. D'abord, vous entendrez la mésange crier. Gardez les yeux fermés. Ensuite vous entendrez Apalpaqmej, Écureuil roux, vous l'entendrez chanter. N'ouvrez pas les yeux. Longtemps après, vous entendrez Atu'tuej, Suisse. Il chantera, et ensuite vous pourrez ouvrir les yeux.  Si vous faites ainsi, dit le grand Mari Étoile, vous vous retrouverez dans votre abri, l'endroit où vous étiez couchées la nuit où vous nous avez invités à venir pour être vos maris.».

Alors ces deux Femmes Belettes se couchent côte à côte et se couvrent la tête de couvertures. La nuit passe, et au matin elles entendent la mésange. Sœur cadette, toujours impatiente, veut se lever d'un bond, mais Sœur aînée la force à rester immobile. «Attends! Attends que nous ayons entendu Atu'tuej», dit-elle.  Au bout d'un long moment, elles entendent chanter. Qu'est-ce que c'est? C'est Apalpaqmej, Écureuil roux. Et cette Sœur cadette, l'imprudente, cette Femme Belette idiote, saute sur ses pieds en entendant le bruit et rejette les couvertures. Et puis elle commence à pousser un cri perçant.  «Où sommes-nous, ma Sœur aînée?»  Sœur aînée soupire et ouvre les yeux. Le soleil est apparu de dessous la terre, et ces Femmes Belettes sont de retour dans leur monde, mais elles ont ouvert les yeux trop tôt en descendant, et elles se trouvent maintenant coincées au sommet d'un grand, grand pin, un kuow. Cet arbre n'a pas de branches, sauf quelques-unes tout en haut, et les deux femmes ne peuvent descendre.

Et ici - kespeadooksit - la légende se termine.


La légende
de la muraille d'eau 
(Texte tiré de http://www.autochtones.ca/portal/fr/ArticleView.php?article_id=38 )

C'est Klouskap, esprit protecteur de la vie, qui fit la muraille d'eau pour nous protéger contre d'éventuels assaillants venant de l'est. Voyons qu'au début l'Esprit étendait sa présence sur toutes les eaux et sur la Grande Tortue (continent). De jour comme de nuit, il n'y avait qu'une clarté fournissant une indifférente lumière diffuse, morne et épaisse. La mer tourmentait les plages de ses vagues monstrueuses. L'Esprit considérait les mouvements qu'il avait induits dans la matière. Sous les sables se résumait une volonté de vie aux formes indécises. L'eau se mouvait sous les sables et le vent modelait la surface. La pluie et le feu se torsadaient en colonnes fulgurantes. L'Esprit se retirait et une volonté émergeait des sables. L'éclair frappa le sable et Klouskap naquit.

Klouskap, la volonté du Grand Esprit enfoui sous la plage de la mer, sort son visage à grand peine des sables. Il entend les éléments. Avec effort, la conscience de cette prime nature s'éveille et elle exhorte l'Esprit de lui permettre de se lever. L'eau qui tombe nourrit déjà des formes primaires, là comme lui. Le feu frappe encore et lui donne finalement la capacité d'être mobile, visible ou invisible, dans un corps ou un élément. Il se dresse au dessus des sables. De tout côté, il ne voit que des formes imprécises. Il entreprend alors la grande marche sur le dos de la Tortue (continent) qui l'amène là où elle entre sous les glaces. Il va ensuite jusqu'où sa queue plonge sous l'eau. Enfin, il revient.

Donne-moi la raison de mon existence, demande-t-il à l'Esprit. L'Esprit répondit : Je ferai des êtres qui se meuvront dans les eaux, qui se déplaceront sur terre et d'autres qui voleront. Tu te devras de les protéger et de te faire le gardien des habitants de l'eau, de la terre et de l'air. Tu auras autorité sur les éléments mais la vie restera libre des ses mouvement. Et c'est ainsi que Klouskap est devenu notre protecteur à tous et agit sur la pierre, l'air et les eaux et nous supporte dans le besoin. Mais peu à peu la Grande tortue s'enfonçait sous l'onde de la mer. Ceux qui marchent debout entreprirent alors une très longue pérégrination vers l'est. Et nous avons vécu un très long chemin d'accession aux connaissances. Notre terre restait à découvrir.

Partout où nous allions, les terres et leurs eaux étaient déjà occupées par un autre groupe qui allait debout. Alors, nous devions les contourner et chercher asile ailleurs. Tant de fois nous fûmes rejetés, nous les Malécites. De la plaine à la mer et de la mer vers les bois. Jusqu'en dernier, en un temps où tous ceux venus vers la mer de l'Est depuis l'ouest parlaient encore une seule et même langue, nous dûmes apprendre de nouvelles terres, de nouvelles eaux; de nouvelles réalités. Certains savoirs devenaient moins utiles et certains autres prenaient de l'importance. Nous devions aussi faire face aux aléas. Déjà, dans nos déplacements, celui qui devait transporter les semences du maïs les avait perdues. Nous apprîmes ainsi à rire de la bêtise humaine due au manque d'intelligence appliquée. À la fin, il ne nous est plus resté qu'à remonter vers l'ouest avec nos habiletés acquises sur un si long parcours et avec notre capacité à défier la misère.

Plus qu'une seule voie s'ouvrait devant nous. Nous avons ainsi remonté le cours d'eau généreux (fleuve Saint-Jean) jusqu'au pays des porcs-épics ( le Madeweska). Rendus en ce pays encore libre où nous avaient repoussés nos cousins Mi'kmaq de la grande eau, Klouskap reconnut le courage du peuple qui avait si longuement appris. Il décida d'intervenir. Vous avez assez souffert, dit-il. Et il prit la forme d'un immense castor et de sa large queue plate, il creusa une longue portion due lit du fleuve Saint-Jean, en battit le fond, redressa ses abords en hautes murailles menant vers le mur de pierre où là il fit descendre les murailles d'eau. Et il ajouta : Nulle créature se déplaçant debout ne viendra de l'Est pour vous importuner.

Il est vrai que les attaques vinrent de l'ouest, tel dans l'histoire de Malobiannah. Cette légende de la création des Grands-Saults n'a pas été entendue par ceux et celles qui ont conçu le site touristique.  Lisez-la (ou entendez-la) et ajoutez à votre site touristique cette vigoureuse légende qui est la nôtre. D'autres que moi pourront vous la raconter. Elle est encore vivante.
(Texte de Raymond Cyr - Ki-twoghk,  AAQ, Mamlawbagak, Communauté 081 de Sherbrooke)

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J'ai travaillé fort.
Si vous désirez copier ce texte, veuillez mentionner que l'auteur est Sa'n 
et que le site est à l'adresse  www.astrosante.com/legendes_amerindiennes.html  :)

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Gatu tet napogwa', mutt telimatl etloqteg Sa'n
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La légende Anishinabe des «7 Feux»

Sept prophètes sont venus à Anishinabe à un moment où le peuple vivait une vie paisible sur la côte du nord-est de l'Amérique du nord.  Ces prophètes ont laissé le peuple avec sept prophéties annonçant le futur. Chaque prophétie correspondait à un moment du futur.  Ces enseignements des sept prophètes portent le nom des sept Feux

Le premier prophète a dit au peuple, «dans la période du premier Feu, la nation d'Anishinabe montera vers le haut et suivra la coquille
sacrée de la loge de Midewiwin. Le Midewiwin (vie faisant une avec la nature) sera un point de rassemblement pour le peuple et ses traditions seront la source de beaucoup de force.  Le Megis sacré (chef spirituel) montrera la façon de se rendre à la terre choisie de l'Anishinabe. Vous devez rechercher une île ayant la forme d’une tortue (L’Île de la Grande Tortue = le continent), elle est liée à la purification de la terre.  Vous trouverez une telle île au début et à la fin de votre voyage. Il y aura sept endroits d'arrêt le long de votre parcours. Vous saurez que la terre choisie a été atteinte quand vous serez rendu à une terre où la nourriture se développe sur l'eau.  Si vous y restez vous périrez».

Le deuxième prophète dit au peuple, «vous reconnaîtrez le deuxième Feu parce que la Nation sera campée près d’une surface d’eau ayant une grande superficie.  À ce moment la direction de la Coquille Sacrée sera perdue.  La force du Midewiwin diminuera.  Un garçon naîtra pour indiquer la voie de retour aux traditions.  Il montrera au Peuple d'Anishinabe la seule façon de progresser vers le futur».

Le troisième prophète a dit au peuple, «dans le troisième Feu, le Peuple d'Anishinabe trouvera le chemin vers la terre choisie, une terre dans l'ouest auquel ils doivent déplacer leurs familles. Ce sera la terre où la nourriture se développe sur l'eau».


(Traités)
L’autre prophète dit, «prenez garde si les nouveau venus à la peau pâle viennent en portant le visage de
la mort. Vous devez faire attention parce que le visage de la confrérie et le visage de la mort se ressemblent beaucoup. S'ils viennent portant une arme, prenez garde.  S'ils viennent dans la souffrance, ils vous tromperont.  Leurs coeurs peuvent être remplis d'avarice pour la richesse de cette terre. S'ils sont en effet vos frères, laissez-les le prouver.  Ne le faites pas en confiance totale.  Vous saurez que le visage qu'ils portent est un de la mort si dans le cours du fleuve les poissons n’ont plus à manger que du poison.  Vous les saurez par toutes ces choses».

(Les maladies - le christianisme)
Le cinquième prophète dit, «dans la période du cinquième Feu là viendra une période de grande lutte qui enlèvera les vies à l'avertissement de ce Feu viendra parmi le Peuple un qui croira à la promesse de grands joie et de salut. Si le peuple adopte cette nouvelle tradition et abandonne les vieux enseignements, alors la lutte du cinquième Feu sera avec eux pour plusieurs générations (le christianisme).  Cette promesse qui viendra s'avérera être fausse. Tous ceux qui accepteront cette promesse causeront la destruction à venir du Peuple».


(Perte des traditions et des valeurs.  Internats.  Maladies)
Le prophète du sixième Feu a dit, «dans la période du sixième Feu il sera évident que la promesse du
cinquième Feu était fausse.  Ceux trompés par cette promesse laisseront leurs enfants loin des enseignements des aînés ; les petits-fils et les petite-filles se retourneront contre les aînés.  De cette façon, les aînés perdront leur raison de vivre, ils perdront leur but dans la vie. Les aînés perdront leurs rôles de conseillers et chefs et ne seront plus considérés utile dans la société.  Une nouvelle maladie viendra parmi le peuple et brisera la vie de beaucoup de gens.  On renversera le cours de la vie. Le chemin de la vie deviendra le chemin de la tristesse».


On a dit que le septième prophète qui est venu au peuple il y a bien longtemps était différent des autres prophètes.  Il était jeune et avait une étrange lueur dans ses yeux.  Il a dit, «dans la période du septième Feu, des nouvelles personnes émergeront.  Ils retraceront leur passé pour trouver ce qui a été délaissé.  Ils demanderont aux aînés de les guider sur leur voyage.  Mais plusieurs des aînés se seront endormi.  Ils se réveilleront à ce moment et n’auront rien à offrir.  Certains des aînés seront silencieux et craintifs.  D’autres demeureront silencieux car personne ne leur demandera quoi que ce soit.

Si le Peuple reste fort dans ses recherches, le tambour d’eau de Midewiwin aura encore son message. Il sera donné un choix entre deux routes. S'ils choisissent la bonne alors le septième Feu allumera le huitième et dernier Feu, un Feu éternel de paix, amour, confrérie et fraternité.  S’il choisit la mauvaise route, la destruction reviendra à eux et causera beaucoup de douleur et de mort sur toute la terre.

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