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Saqamawitt me'go'pjig teluet / Propos négatifs de gens influents
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Villeray: des craintes au sujet
d'un centre d'hébergement pour Inuits
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Cyberpresse Après avoir
congédié Gilles Proulx la semaine dernière, TQS réfléchit en ce moment au
cas du Dr Pierre Mailloux, qui intervient régulièrement au Grand Journal et
qui retrouvera son siège de psy à Loft Story cet hiver.
Communiqués de l'Opposition
Officielle à l'Assemblée Nationale du Québec
Une
autre plainte contre le Doc Mailloux
Le psychiatre Pierre Mailloux
a été reconnu coupable jeudi de cinq dérogations au code de déontologie de
sa profession par le conseil de discipline du Collège des médecins du Québec. Ces dérogations concernaient
des propos jugés offensants à l'endroit des Noirs qu'il avait tenus lors
d'apparitions dans les médias. Le jugement du conseil se réfère
notamment au passage controversé du Dr Mailloux à l'émission Tout le
monde en parle de Radio-Canada, en septembre 2005. D'autres dérogations déontologiques
concernent des propos semblables tenus à la radio. On reproche aussi au Dr
Mailloux une apparition dans un épisode de la série télévisée Les Bougon. Des recommandations sur la
peine auront lieu d'ici quelques mois au conseil de discipline du Collège. Les
sanctions imposées à Pierre Mailloux pourraient aller d'une simple réprimande
à une radiation temporaire ou permanente, assortie d'une amende.
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Apje'jitsaqmaw
alusimgawit Mario Dumont teluet
Les propos du chef politique
Mario Dumont

Mario Dumont - Chef de
l'Action Démocratique du Québec (photo PC)
Article tiré de: http://www.cyberpresse.ca/article/20071214/CPACTUALITES/712140907/1019/CPACTUALITES
Le vendredi 14 décembre 2007
Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a soulevé
l'indignation d'autochtones en ridiculisant une de leurs légendes en pleine
Assemblée nationale, dans le but de démontrer que le nouveau cours d'éthique
et culture religieuse est déconnecté de la réalité québécoise.
«C'est
vraiment se foutre de la gueule du monde», a réagi Réjean O'Bomsawin,
historien abénakis, en prenant connaissance des déclarations du chef adéquiste
sur Glouskap (Gluskap ou Gluskabi, selon les orthographes variables).
M. Dumont, qui semblait ignorer tout de cette légende micmac, aussi présente
dans d'autres communautés, a affirmé avoir trouvé sur Google une seule
mention concernant le «récit de Glouskap», un exemple des mythes
fondateurs qui seront enseignés aux enfants du primaire dès septembre
2008, en remplacement des cours de morale et de religion.
«Le premier ministre, le récit de Glouskap, est-ce qu'il peut se lever à
l'Assemblée nationale et nous en parler? On a réussi à trouver une chose
sur Google, sur le récit de Glouskap, a lancé le chef de l'ADQ, en
poursuivant: «Glouskap a tué son frère Malsum, l'Esprit du Mal, le fameux
Winpé et d'autres sorciers encore. Enfin, il a tant humilié la sorcière
Poujinkouesse qu'elle s'est changée en maringouin, et cela uniquement pour
se venger, car elle est devenue, grâce à cette métamorphose, la mère
d'une engeance persécutrice des hommes que protège son puissant ennemi.»
Pour M. O'Bomsawin, le chef adéquiste «n'est pas allé aux sources» pour
comprendre le fondement de la légende et ainsi «il ridiculise les Premières
Nations».
«C'est certain qu'en le présentant comme ça, c'est pas intéressant,
c'est comme parler d'extraterrestres. Mais si c'est bien décrit aux
enfants, c'est intéressant», a souligné ce professeur et conférencier,
de la communauté d'Odanak, située au sud de Trois-Rivières.
Souvent associée aux nations autochtones de la famille linguistique
algonquienne orientale (Malécites, Micmacs, Abénakis), la légende raconte
que Glouskap (parfois aussi appelé Odzihozo dans certains contes abénakis),
est né de la poussière causée par Tabaldak (le Créateur), qui «après
avoir créé tous les êtres humains, secoua les mains». Mais Glouskap est
surtout connu dans la mythologie autochtone pour avoir créé le vent, et
parce qu'il a été chargé de veiller sur la Terre et les humains.
Pour le directeur général du conseil de bande des Abénakis de Wôlinak,
Bernard Ross -qui lui est d'origine innue-, le comportement de M. Dumont en
Chambre est inacceptable. «C'est très méprisant, M. Dumont est rendu très
loin, a-t-il souligné. Il y a des légendes québécoises, abénakises,
innues. Chacun ses légendes. Et on s'enrichit du partage des cultures.»
Autant pour M. Ross que pour M. O'Bomsawin, l'apprentissage de certaines
traditions, mythes ou rituels autochtones est très important pour
comprendre le Québec.
Au ministère de l'Éducation, on rétorque que «le récit de Glouskap»
n'est qu'un exemple indicatif, et qu'il n'est pas certain qu'il se
retrouvera dans l'enseignement donné aux enfants. Ainsi, un enseignant
pourra adapter le cours selon la région où il se trouve, la présence ou
non d'autochtones, d'autres religions, ou encore selon l'actualité. Le
document critiqué par M. Dumont est d'ailleurs clair sur la priorisation
des éléments de culture religieuse: d'abord le christianisme (catholicisme
et protestantisme) au premier niveau d'importance, puis le judaïsme et les
spiritualités des peuples autochtones, en deuxième. Au troisième rang
d'importance arrive l'islam, le bouddhisme et l'hindouisme, qui sont suivis
«d'autres religions qui pourront être abordées au cours d'un cycle».
Joint tard en soirée par La Presse, Alexis Wawanoloath, député péquiste
d'Abitibi-Est, métis abénakis-québécois, a affirmé avoir trouvé «triste
et blessant» de voir sa mythologie ainsi «ridiculisée» par M. Dumont qui
selon lui, «lance de telles choses sans vraiment connaître le sujet».
«Je me serais attendu à plus de rigueur. En plus il y a des Malécites
dans sa région, a souligné M. Wawanoloath. Derrière toute mythologie, il
y a des morales, des valeurs, des principes.»
Le ministère de l'Éducation a raison, selon lui, d'enseigner ces récits
aux enfants. «Ça fait partie de l'histoire québécoise, ça fait partie
de notre culture, qui devrait être mieux connue si on veut avoir de
meilleures relations, a dit le député péquiste. On comprend qu'il doit y
avoir une place prépondérante au christianisme dans ce cours, mais
pourquoi ne pas ouvrir l'esprit des enfants.»
M. O'Bomsawin abonde dans son sens. «Dans les vieilles familles québécoises,
très peu n'ont aucune racine autochtone. M. Dumont vient de Cacouna, je ne
serais pas surpris qu'il ait du sang malécite ou abénakis», a dit
l'historien.
Pour M. O'Bomsawin, le chef
adéquiste «n'est pas allé aux sources» pour comprendre le fondement de
la légende et ainsi «il ridiculise les Premières
Nations».
«C'est certain qu'en le présentant comme ça, c'est pas intéressant,
c'est comme parler d'extraterrestres. Mais si c'est bien décrit aux
enfants, c'est intéressant», a souligné ce professeur et conférencier,
de la communauté d'Odanak, située au sud de Trois-Rivières.
Souvent associée aux nations autochtones de la famille linguistique
algonquienne orientale (Malécites, Micmacs, Abénakis), la légende raconte
que Glouskap (parfois aussi appelé Odzihozo dans certains contes abénakis),
est né de la poussière causée par Tabaldak (le Créateur), qui «après
avoir créé tous les êtres humains, secoua les mains». Mais Glouskap est
surtout connu dans la mythologie autochtone pour avoir créé le vent, et
parce qu'il a été chargé de veiller sur la Terre et les humains.
Pour le directeur général du conseil de bande des Abénakis de Wôlinak,
Bernard Ross -qui lui est d'origine innue-, le comportement de M. Dumont en
Chambre est inacceptable. «C'est très méprisant, M. Dumont est rendu
très
loin, a-t-il souligné. Il y a des légendes québécoises, abénakises,
innues. Chacun ses légendes. Et on s'enrichit du partage des cultures.»
Autant pour M. Ross que pour M. O'Bomsawin, l'apprentissage de certaines
traditions, mythes ou rituels autochtones est très important pour
comprendre le Québec.
Au ministère de l'Éducation, on rétorque que «le récit de Glouskap»
n'est qu'un exemple indicatif, et qu'il n'est pas certain qu'il se
retrouvera dans l'enseignement donné aux enfants. Ainsi, un enseignant
pourra adapter le cours selon la région où il se trouve, la présence ou
non d'autochtones, d'autres religions, ou encore selon l'actualité. Le
document critiqué par M. Dumont est d'ailleurs clair sur la priorisation
des éléments de culture religieuse: d'abord le christianisme (catholicisme
et protestantisme) au premier niveau d'importance, puis le judaïsme et les
spiritualités des peuples autochtones, en deuxième. Au troisième rang
d'importance arrive l'islam, le bouddhisme et l'hindouisme, qui sont suivis
«d'autres religions qui pourront être abordées au cours d'un cycle».
Joint tard en soirée par La Presse, Alexis Wawanoloath, député
péquiste
d'Abitibi-Est, métis abénakis-québécois, a affirmé avoir trouvé
«triste et blessant» de voir sa mythologie ainsi «ridiculisée» par M.
Dumont qui selon lui, «lance de telles choses sans vraiment connaître le sujet».
«Je me serais attendu à plus de rigueur. En plus il y a des Malécites
dans sa région, a souligné M. Wawanoloath. Derrière toute mythologie, il
y a des morales, des valeurs, des principes.»
Le ministère de l'Éducation a raison, selon lui, d'enseigner ces récits
aux enfants. «Ça fait partie de l'histoire québécoise, ça fait partie
de notre culture, qui devrait être mieux connue si on veut avoir de
meilleures relations, a dit le député péquiste. On comprend qu'il doit y
avoir une place prépondérante au christianisme dans ce cours, mais
pourquoi ne pas ouvrir l'esprit des enfants.»
M. O'Bomsawin abonde dans son sens. «Dans les vieilles familles québécoises,
très peu n'ont aucune racine autochtone. M. Dumont vient de Cacouna, je ne
serais pas surpris qu'il ait du sang malécite ou abénakis», a dit
l'historien.